« Dans ce monde il y a des gens qui préfèrent la solitude, mais il n'y a personne au monde qui puisse la supporter. »
 
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 Une rencontre, un sourire, un ami ▬ PV : Espiègle Obscurité

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MessageSujet: Une rencontre, un sourire, un ami ▬ PV : Espiègle Obscurité   Lun 25 Avr - 21:42

"Un ami n'est pas quelqu'un qui t'empêche de tomber,
mais qui t'aide à te relever"

    Le noir se dissipait. La brume se levait. J'entendais de plus en plus les bruits alentours. Je retrouvais mes sens, petit-à-petit, et la lumière venait à moi. Cette lumière sombre, avec ses odeurs félines et rassurantes : l'intérieur de la tanière des guerriers. Je me réveillais lentement, en sentant de plus en plus la gravité autour de moi. Mon corps se faisait plus lourd. Je quittais le monde des rêves, de l'inconscient et des secrets du sommeil pour me plonger corps et âme dans la réalité de ce monde. J'aurais préféré rester dormir, mais mon corps était pleinement rechargé et je n'avais pas envie de perdre mon temps à rester les yeux fermés, sans arriver à rêver. Ou bien cauchemarder, qui sait. Une fois les yeux ouverts, il est dur de se faire happer à nouveau par le sommeil, de se laisser bercer par lui et de s'y abandonner. C'est pourquoi j'ai décidé de me lever et de m'étirer. Un étirement de compétition, pour bien attaquer la journée. J'étais une des dernières dans la tanière alors je me suis dépêchée de sortir. La lumière du jour m'a aveuglée, tant le temps était magnifique. Aucun nuage à l'horison, une chaleur presque estivale et un paysage verdoyant s'offraient à mes yeux. Finalement, j'étais peut-être encore en train de dormir. Automatiquement, je me suis dirigée vers le tas de gibier abondant. Un beau printemps s'annonçait. J'ai pris un mulot dans ma gueule pour aller le manger plus loin. J'avais une telle faim que le rongeur n'a pas survécu plus de cinq minutes. Puis, je suis sortie du camp, pour aller me balader.

    L'herbe douce effleurait mes coussinets et les caressait. Un léger vent soufflait sur la plaine en ébouriffant mes poils. Je ne me souciait de rien. J'étais légère. J'étais vivante vivante. Et j'était heureuse comme ça. Parce que j'étais libre. Parce que j'aimais ce monde dans lequel je vis. Mais la réalité me frappa de plein fouet, droit dans la figure. Elle me rappela ma honte, elle fit remonter ces souvenirs atroces. Cette petite chatonne naïve et trop fière. Non, je ne voulais plus être comme ça. Fière. Je l'ai déjà été pour toute une vie en à peine quelques lunes. Et c'est cette fiereté qui m'a faite tomber de mon piédestal. C'est à cause d'elle que j'ai été brisée. Et je ne voulais plus refaire cette erreur. Me prendre pour quelqu'un de bien. J'entendais le bruit de l'eau qui coule. Ce son qui me berçait me fit à nouveau m'envoler, me fondre dans la nature. Je savais que c'était la cascade. J'aime cet endroit, il est simplement magnifique. Et je connais plus que bien les histoires qui courent à son sujet. C'est le lieu des amoureux, de ceux qui se lient pour l'éternité. Sans jamais trahir. Sans jamais se retourner de leur promesse. J'aurais bien aimé, moi aussi, un jour, rencontrer quelqu'un qui me fasse rêver. Mais est-ce seulement possible d'aimer quelqu'un qui ne s'aime pas lui-même ? Honnêtement, je ne pense pas. Mais cela ne m'empêcha pas de continuer en direction de la cascade. Je voulais rêver encore un peu. M'immaginer avec le prince charmant. Parce que je savais que l'amour n'était pas à ma portée. Cela faisait déjà bien longtemps que j'avais abandonné cette idée. Mon coeur n'était plus capable d'aimer. Il a déjà trop souffert. Pas d'amour, non. Je n'ai jamais aimé. Mais cela ne m'empêchait pas d'être brisée. Si jeune et pourtant si résolue. Je ne voulais pas de la pitié d'un mâle. Je voulais qu'il accepte celle que je suis, sans se plaindre. Et je voulais l'accepter tel qu'il est. Mais je ne voulais pas non plus l'aimer parce qu'il m'aime. Je voulais juste qu'on s'aime, ensemble. Pour l'éternité, et plus loin encore. En fait, je désirais et exigeait bien trop de choses en même temps.
    Je suis arrivée au bord de l'eau. Les embruns me rafraîchissaient. La pureté de l'eau rendait mon coeur plus léger, me faisait oublier mes soucis. Un sourire s'esquissa sur mes babines. C'était si magnifique. Cela faisait déjà un bon bout de temps que j'étais là, mais je ne pus m'empêcher de faire corps avec la cascade. Comme si elle était en moi. Comme si la violence des chutes était liée à tous ces souvenirs douloureux.

      Vivre éternellement, comme une simple goutte d'eau ... C'est sans moi, désolée.

    En effet, cette pensée n'entrait pas dans ce que j'aurais voulu faire de ma vie. J'avais déjà souffert, et je savais que bien d'autres tourments m'attendaient. De plus, vivre pour l'éternité devait être lassant, à la longue. J'ai levé la tête et mon regard s'est perdu dans l'immensité du ciel.

      Bref, fini de rêvasser, j'ai d'autres chats à fouetter.

    Ce que je ne savais pas, c'était que l'on m'écoutait. Du moins, si l'attention n'était pas centrée sur ce que je disais, on m'entendait quand même. Je le savais, car une fois redescendue sur terre, j'ai perçu l'odeur d'un chat. Je me suis mise à flamber sur place. On allait me prendre pour une folle, à parler toute seule. Mais faute d'interlocuteur, il fallait quand même dire ce qui me passait pas la tête. Alors j'ai tourné la tête, pour voir qui arrivait.
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MessageSujet: Re: Une rencontre, un sourire, un ami ▬ PV : Espiègle Obscurité   Mar 26 Avr - 0:14

[Wahou, le rp de ouf que tu m'as fait ! J'pense pas que je vais faire pareil, mais je vais tenter !]

♠ Voici le SOS d'un Terrien en Détresse. J'ai jamais eu les pieds sur Terre. J'aimerais mieux un oiseau. J'suis mal dans ma peau.


|| L'aube venait à peine de se terminer que déjà Espiègle Obscurité avait les yeux grands ouverts. Pour lui, pas d'émergence lente et brumeuse du sommeil, pas de restes oniriques, non. Dès que son système avait décidé de se réveiller, il ouvrait tout de suite les yeux, tel un robot qui redevenait opérationnel après avoir recharger ses batteries. Et aujourd'hui, il n'avait pas envie de tenter de se raccrocher au sommeil en traînant dans son chaud nid. Il se leva donc en faisant le moins de bruit possible pour ne pas réveiller ses camarades encore dans les bras de Morphée.
Quand le guerrier sortit de son repaire, il put constater qu'il était vraiment tôt car le soleil venait tout juste de perçer à l'horizon, colorant lentement les nuages blancs et ventrueux de nuances orangées. Un vent frais soufflait, ébouriffant le pelage court et épais d'Espiègle Obscurité qui regretta un bref instant la chaleur rassurante que prodiguaient les corps de ses camarades. Il se dirigea vers la réserve de gibier et y préleva une souris dodue qu'il dévora en un rien de temps. Ainsi rassasié, le félin se leva et décida qu'une balade à l'air frais du matin, sans personne pour le déranger, ne pourrait que lui faire du bien.

Il se dirigea donc hors du camp et laissa ses pattes décider de la direction à suivre. Tout autour, tout s'éveillait, sortait de la glande de sommeil qui avait englué plus d'un pendant la nuit. Les oiseaux commençaient leur prière joyeux au printemps, lui demandant de douces notes de rester longtemps. Les souris s'étiraient et allaient grignoter une noisette dans leur réserve avant leur journée de récoltage. Les insectes débutaient leur bourdonnement, crissement, fourmillement habituel. Cette atmosphère pénétra Espiègle Obscurité qui se mit à trottiner gaiement, fredonnant en coeur avec les oiseaux dans leurs nids.

Un grondement léger lui apprit que ses pattes l'avaient machinalement mené à la Cascade. Il s'en approcha et la contempla, ce jaillissement limpide soudain d'entre les rochers verts de mousse humide. Les amoureux voyaient cet endroit comme romantique, une sorte de sanctuaire de l'amour. Pour lui, il en était tout autre. Cette eau qui parvenait à se libérer de la Terre qui l'avait jusque là emprisonné, comme si après de longues efforts, l'Aqua s'était libéré des chaines de la Terra. Quand l'esclave décide qu'il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent. Rien de romantique et de beau dans tout ça. Ou p't-être bien que c'était lui qui déraillait et s'imaginait des choses complexes et sanguins là où il n'y en avait pas. Espiègle Obscurité se dirigea nonchalemment vers un des seuls rochers épargnés par la mousse, un peu en retrait de la cascade et caché par deux arbres. Il s'y installa, ne sachant pas trop pourquoi il le faisait.

Assis sur son rocher comme un roi sur son trône, il se mit à penser, réfléchir, méditer, imaginer, fantasmer. Dans sa tête, se battait des chats vaillants dans de sanguinaires guerres avec des questions curieuses et philosiques. C'était bien la première fois que ça lui arrivait, ce maelstrom, ce tourbillon de pensées et de rêves fantastiques. Il le laissa affluer, prendre possession de son esprit. Espiègle Obscurité ne savait pas très bien combien de temps s'était-il écoulé depuis qu'il était là, mais la raideur de ses pattes et le froid de la pierre qui s'était inflitré dans son arrière-train le renseignèrent que ça faisait un bout de temps que le guerrier se tenait là en statue. Soudain un mouvement attira son attention. Ses oreilles se relevèrent et il sortit de son immobilité pour bondir au sol et se cacher derrière les deux arbres. Une chatte se tenait devant la Cascade, là contemplant. Elle semblait parler toute seule car des brides de paroles parvenaient à ses capteurs auditifs et il voyait ses lèvres remuer. Il la reconnut, c'était une guerrière de son clan, Doux Cauchemar s'il s'en souvenait bien. La chatte s'approchait de l'eau, toujours les yeux perdus dans l'eau qui grondait. Il décida de se montrer. Après tout, elle n'était pas une ennemie. Sans chercher à masquer sa présence, il se dirigea vers elle et s'assit calmement à un ou deux mètres derrière elle.

- Alors que fait une guerrière, l'ancienne très respectée Doux Cauchemar ici ?
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MessageSujet: Re: Une rencontre, un sourire, un ami ▬ PV : Espiègle Obscurité   Mar 26 Avr - 17:36

|| Bah t'as pas vu l'tiens, il est extra ! *-* ||


    C'était Espiègle Obscurité, un membre du clan. Je n'avais jamais fait attention à lui. En fait, je n'avais jamais trop fait attention aux membres du Clan du Lion. J'avais honte. Honte de ne pas m'intéresser aux autres. Mais je savais que si je m'y mettais maintenant, ce ne serait que pour avoir bonne conscience. Il n'avais pas l'air méchant. Non, la vérité était qu'il avait l'air gentil.

      Alors que fait une guerrière, l'ancienne très respectée Doux Cauchemar ici ?

    J'ai rougi. Par honte. Je n'avais pas honte de me tenir devant lui, ou quoi que ce soit qui fût lié à lui. Non. J'avais honte des paroles qu'il venait de dire. "Ancienne très respectée". Je ne l'était plus. Je n'étais plus cette femelle. J'ai détourné vivement le regard, pour ne pas qu'il voie que j'étais mal à l'aise. J'avais horreur de pleurer, être triste ou avoir honte devant les autres. Je voulais qu'ils me voient comme quelqu'un de joyeux et de plein de bonne humeur. On s'en prend aux gens tristes. J'ai déjà pu le voir bien des fois dans ma vie. Alors j'ai pris sur moi. Mon corps, mon âme et surtout mon coeur voulaient hurler que je n'était plus celle qu'il décrivait. Mais toute ma colère aurait été mal dirigée. Après tout, je n'avais rien contre lui. Il voulait simplement parler. Passer le temps. Je me suis forcée à sourire. J'avais l'habitude. Seul un expert aurait pu déceler ce faux sourire. Et si Espiègle Obscurité savait que ce sourire n'étais pas un vrai, ça aurait voulu dire que lui aussi était triste. Et je me serais penchée sur son sujet. Une fois un large sourire bien étalé sur ma face, j'ai à nouveau tourné ma tête vers lui et j'ai simplement répondu :

      A vrai dire, j'en sais trop rien. Mais on va faire comme si je méditais, pour avoir l'air plus intelligente, Ok ?

    Je lui ai fait un clin d'oeil. Je l'avoue, je voulais qu'il m'aime bien. Ça aurait fait au moins un ami au sein du clan. Du moins, s'il comprenait que j'aimais dire que je suis débile. En même temps, il faut l'avouer, je suis débile. Alors il n'avais pas d'autre choix que d'accepter ce clin d'oeil. Après, il y avait deux possibilités. Soit il entrait dans mon jeu pour qu'on fasse connaissance, soit il refuserait de me parler. Ce qui aurait été totalement illogique d'ailleurs, vu que c'était lui qui était venu me parler.

      Et toi sinon ? Tu viens faire quoi ici ?

    J'ai à nouveau regardé le sol sous mes pattes et piétiné sur place. Je m'en voulais de lui faire un sourire qui sonnait aussi faux, alors que lui voulait sûrement que je sois sincère. Tout le monde veut que ceux qui l'écoutent soient sincèrement avec eux. Ça aussi, je l'ai appris au fil des lunes. Je m'excusai silencieusement auprès du Clan des Etoiles. J'aurais du être heureuse. Pleinement heureuse. L'endroit qui m'entourait était magnifique, il y avait quelqu'un à côté de moi qui me parlait et le futur me paraissait radieux. Mais les paroles d'Espiègle Obscurité revenaient sans cesse dans ma tête, tournoyant et arrachant des sentiments confus à mon coeur. C'était une tornade qui se déchaînait de plus en plus à chaque seconde. Mais il ne fallait pas que je flanche. Je devais rester stoïque et ne pas montrer ma tristesse.
    Mes pattes se sont plantées dans la mousse et j'ai à nouveau pris sur moi pour le regarder en face. Il ignorait que ce qu'il avait dit m'avais blessée. Il risquait donc de refaire la même bourde. Mais je ne voulais pas l'offusquer, alors je n'ai rien dit. Je ne savais pas d'où venait cette "envie" de souffrir. Car oui, je préférais souffrir que risquer de lui faire de la peine alors qu'on ne se connaissait presque pas. Je ne supporte pas non plus de blesser les autres. Je ne veux pas qu'ils vivent ce que je vis, même si je ne les connais pas. Mais en y pensant, j'avais l'impression d'être une héroïne agissant dans l'ombre. C'est pourquoi j'ai chassé ces pensées de ma tête pour me concentrer sur le corps du matou. Je n'avais pas envie d'être une héroïne. Il était noir, petit et trapu. La largeur de ses pattes me laissaient penser qu'il était taillé pour la baston. J'aurais bien voulu combattre à ses côtés, même si cela aurait voulu dire qu'une guerre aurait lieu. Mon regard a croisé le sien. Un regard ambré. Je m'y suis perdue. J'avais l'impression de nager dans un océan de miel, puis de brûler dans les flammes du soleil. Ses yeux étaient simplement remarquables. Ils dégageaient tant de choses à la fois, et si contradictoires que ma tête aurait pu en tourner. Mais je ne suis pas restée plantée les yeux dans les siens. Après, il aurait pu penser des choses fausses. Arrachée à ma contemplation, je me suis enfin concentrée sur ce qu'il disait. Il n'y avait alors plus que le bruit de l'eau qui se libère de l'emprise de la terre, les rochers, lui et moi.
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MessageSujet: Re: Une rencontre, un sourire, un ami ▬ PV : Espiègle Obscurité   Mer 27 Avr - 15:10

♠ Et pourtant je veux vivre. Ou Survivre. Sans poème. Sans blesser tout ceux que j'aime. Etre heureux ou malheureux.


|| A peine les mots avaient-ils franchi la barrière de ses lèvres que déjà, Espiègle Obscurité se dit qu'il n'aurait peut-être pas dû dire ça. Impression fugace, qui resta quelques secondes dans son coeur avant que sa raison ne lui fasse remarquer, fataliste : De toute façon, maintenant il est trop tard pour regretter. C'est le temps de voir les conséquences. Chaque chose avait des causes bien définies et des conséquences aléatoires. Conséquences qu'on ne peut décider. Conséquences qu'on doit subir, malgré regrets et remords. C'était ce que le guerrier pensait, c'était son opinion. Chose qui change d'un individu à l'autre. Aussi, il reporta son attention sur Doux Cauchemar. Il y a quelques instants, elle lui tournait le dos, comme pour lui cacher quelque chose, mais à présent la féline avait touné la tête et il pouvait voir son visage. Elle souriait.

Peut-être alors, s'il aurait été plus attentif, s'il aurait disséqué, analysé minutieusement ce visage et ce sourire, Espiègle Obscurité aurait eu alors des doutes sur sa véracité. Mais il fut dans le piège de ce faux étirement de lèvres. Et alors, il se dit que finalement, elle n'avait pas mal pris ses paroles. Oui, cela ne pouvait être que cela.

- Pour avoir l'air aussi intelligent que toi, on va dire que je fais pareil, je médite.

Après ses paroles, un silence tomba. A vrai dire, Espiègle Obscurité n'aurait su dire si c'était un silence lourd, léger ou simple. Peut-être que chacun finit par se perdre dans ses pensées jusqu'à oublier l'autre. Et alors, le lourd devient le léger. Parce que quand on y fait plus attention, tout se pare de légèreté. Il finit par se lever et se placer à côté de Doux Cauchemar. Tout deux restèrent un moment. Le chat aux yeux ambre se rendit compte qu'ils étaient peut-être frère et soeur d'armes mais si on oubliait la guerre, ils étaient juste deux étrangers qui partageaient vaguement le même clan. Légèrement mal à l'aise pour une raison qu'il n'aurait su dire, il se racla la gorge. Bizarrement, ce bruit retentit et résonna entre les rochers comme la trompe retentit et résonne entre les soldats avant une bataille.

- Est ce que je peux te poser une question ?

Il n'attendit pas sa réponse et enchaîna tout de suite :

- Est ce que ça va ?

Tout deux enfin peut-être pas elle mais lui en tout cas, savait que ce n'était pas une formule de politesse qu'on donne à une personne qu'on n'apprécie pas mais dont on est obligé de saluer pour faire bonne figure.
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MessageSujet: Re: Une rencontre, un sourire, un ami ▬ PV : Espiègle Obscurité   Mer 27 Avr - 16:43

      Pour avoir l'air aussi intelligent que toi, on va dire que je fais pareil, je médite.

    J'ai souri. Je ne m'étais pas trompée, il était cool. après ces quelques mots, le silence retomba. Le temps semblait s'écouler grain par grain, comme si un évènement allait se produire. Un évènement extraordinaire, qui aurait changé nos vies. Nous étions à la cascade, ne l'oublions pas. Mais je ne croyais pas que l'évènement en question concernait notre côté amoureux. De toute façon, je n'aimerais jamais personne. Parce que je n'étais même pas capable de m'aimer moi. Le silence durait. Je le savourais. Et j'aurais voulu à la fois dire quelque chose, ou bien qu'il dise quelque chose. Parce que je voulais apprendre à le connaître. Je voulais découvrir des choses sur lui. Qu'il me les dise. Mais pas tout d'un coup. Petit-à-petit. C'est comme ça que les vrais amis apprennent à se connaître. Pour une raison que je n'aurais su expliquer, j'étais tendue. Sûrement à cause du silence. Je repensais à ses premières paroles. Je les tournais et retournais sans cesse dans mon esprit, l'analysant sous tous les angles possibles. Et j'en venais toujours à la même conclusion : il n'avais pas voulu me faire de mal. Juste être amical, je pense. Espiègle Obscurité se leva pour se placer juste à côté de moi. J'avais l'impression d'être protégée, tout à côté de lui. Même si j'étais largement capable de me défendre contre la plupart des chats. Sa présence me rassurait. Alors qu'il n'était qu'un parfait inconnu. Juste quelqu'un qui vivait sa vie au même endroit que le mien. Qui obéissait aux mêmes personnes que moi. Mais il était étranger. Le silence continua encore, pour se perdre dans l'infini. Je ne faisais plus attention à ce que je pensais. Je me laissais aller. Mon esprit fusionnait avec la Nature qui nous entourait. Et j'avais l'impression d'avoir un grand frère à côté de moi. Non, pas un de mes vrais frères que j'avais lâchement abandonnés, et qui ne savaient que me faire mal. Un frère qui protège et qui aime sa soeur.
    Le matou se racla la gorge, ce qui me valut un très léger sursaut. Le bruit qu'il venait de faire se perdit dans l'écho et résonna longtemps. On aurait cru entendre un murmure caresser les flots et glisser à leur surface s'en allant avec le courant.

      Est ce que je peux te poser une question ? Est ce que ça va ?

    Il ne m'avait pas laissée le temps de répondre, mais j'aurais dit oui de toute façon. Je savais que sa deuxième question n'était pas cette formule de politesse stupide que l'on pose par instinct, et à laquelle la réponse est toujours "Oui", quoi qu'il puisse nous arriver. Je savais que son envie était de savoir ce qui me tracassait, et me brisait de l'intérieur. Mais je ne voulais pas l'ennuyer. Surtout qu'il ne comprendrait sûrement pas. Non pas qu'il était bête, bien au contraire. Mais ce genre de chose ne peut être comprise que par quelqu'un qui l'a vécu. Quelqu'un qui nous ressemble. Qui ressent les mêmes choses. Alors j'ai choisi de garder le silence.

      Heu, oui, tout va bien. Merci de t'en inquiéter.

    Je lui ai fait un sourire. Puis les larmes ont commencé à monter. Je ne pouvais pas les retenir. Elles montaient inexorablement, et je ne pouvais rien faire pour les enterrer au plus profond de mon âtre. J'avais gardé le silence trop longtemps, et je ne pouvais plus continuer comme ça. Les larmes se sont arrêtées au bord de mes yeux, les inondant et les mouillant plus que la normale. Elles ne sont pas tombées, non. J'ai regardé Espiègle Obscurité droit dans les yeux pour lui montrer que j'avais besoin de lui. Ses yeux étaient purs, et il étais sincère. C'était la première fois depuis ma chute qu'on s’inquiétait de savoir ce que je ressentais. J'ai pris une grande respiration pour reprendre la parole.

      Je pourrais pas accepter le fait que tu m'écoutes, sans que je te rende la pareille. Alors je veux bien tout t'expliquer. A la seule condition qu'à ton tour, toi aussi tu me dises si y a des choses qui vont pas. S'il te plait, promets-le moi.

    Je ne voyais en lui qu'un ange. Il était tombé du ciel. C'était une étoile. Je le remerciai mille fois intérieurement de m'avoir posé cette question. Même si j'allais devoir me montrer triste devant quelqu'un. Je ne voulais pas qu'il me prenne en pitié. Mais à cet instant, une boule se formait dans mon ventre, et j'étais prête à tout faire pour qu'une amitié à toute épreuve naisse entre nous.
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MessageSujet: Re: Une rencontre, un sourire, un ami ▬ PV : Espiègle Obscurité   Jeu 28 Avr - 22:16

|| Comment allait-elle le prendre ? Espiègle Obscurité avait déjà vu des chats qui se rebiffaient dès qu'on s'inquiétait d'eux à cause d'une fierté mal placée, un ego trop grand. Oh parfois, c'était plus bête qu'autre chose. Un trait de caractère détestable et qui nous met en colère. Mais d'autres fois, à ces chats, c'était tout ce qui leur restait. Une fierté...
Etait-ce pareil pour elle ? Il y avait encore quelques secondes, il n'éprouvait pour elle qu'un vague intérêt. Et voilà qu'il s'inquiétait de sa réaction, comme s'il avait peur de la blesser. Doux Cauchemar lui donnait l'impression d'un être troumenté, une blessée qui ne le montre pas. Comme quand le guerrier avait dit avec ironie "l'ancienne très respectée". Oui, cette fois, il en était sûr. La chatte avait été blessée par ces paroles. Blessure habilement dissimulée par un sourire. On tombe tous dans le piège d'un sourire. On croit que tout va bien, qu'il ne faut pas s'inquiéter. C'est trompeur, sournoise armure qui cache la souffrance.

- Heu, oui, tout va bien. Merci de t'en inquiéter.

"Permets-moi d'en douter, jolie chatte." Comme pour lui donner raison, ses yeux se remplirent d'eau tandis qu'elle continuait à fixer le fin fond des ses prunelles ambrés. Les larmes ne coulèrent pas. Mais le liquide qui brouillait ses yeux si étranges, un coup bleus puis gris, lui fournit la preuve qu'elle avait besoin de lui. Besoin... Comme ce mot est étrange pour lui. Comme si la nécessité qu'il soit là était primordiale pour quelqu'un, lui, petit chat trapu et au caractère si compliqué et changeant.

- Je pourrais pas accepter le fait que tu m'écoutes, sans que je te rende la pareille. Alors je veux bien tout t'expliquer. A la seule condition qu'à ton tour, toi aussi tu me dises si y a des choses qui vont pas. S'il te plait, promets-le moi.

Juste à côté de lui. Quelqu'un qui lui parle comme si... comme s'il était un ami désormais pour quelqu'un. Alors est-ce cela, être a...ami avec quelqu'un ? Cette sensation si étrange, mais si plaisante ? Si inconnu... Oui, c'est cela. Toute cette situation lui était inconnue. Il allait écouter quelqu'un. Il allait parler de lui, dire les choses qui l'ont marqué. Que c'est invraisemblable...
Le guerrier ne savait que faire. Alors il agit par instinct. Celui ne connaissait pas l'amour d'un grand frère, ni la chaleur de l'amitié, posa sa tête sur l'épaule de la guerrière à côté d'elle. Qu'espérait-il en se mouvant ainsi ? Lui communiquer de la chaleur, de l'énergie, du réconfort ? Tout cela est saugrenu...

- Je te le promets. Vas-y, parle, je t'écoute.
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MessageSujet: Re: Une rencontre, un sourire, un ami ▬ PV : Espiègle Obscurité   Ven 29 Avr - 0:28

    Espiègle Obscurité était de loin l'être le plus pur, gentil et attentif que je n'avais jamais rencontré. Il ne me connaissait pas, et je n'en savais pas plus sur lui, mais il voyait ce que je ressentais. Les sentiments exacts sont durs à percevoir. Seul quelqu'un dont la vision est pure, et non brouillée par des impressions sombres et fausses peut les voir. Et à cet instant précis, je considérais le matou comme un de ces êtres purs. Je parle de l'instant où il a posé sa tête sur mon épaule. Mon coeur se mit à battre intensément. Un frère. J'avais un frère à mes côtés. Un frère sorti tout droit des Etoiles. Et ce n'était pas un frère qu'on m'avait attribué à la naissance. Un frère de sang. Non, c'était bien au dessus de tout cela. C'était un frère que j'avais choisi, avec mon coeur. Et lorsque l'on fait des choix qui concernent directement cet organe si fragile et si fort à la fois, ces choix ne peuvent qu'être étincelants. Purs. Magnifiques. Le coeur est une chose bien capricieuse, amis c'est l'essence même de ce que nous sommes, de notre âme et de notre esprit. Je ne dis pas que les trois sont la même chose, mais ils sont liés, d'une manière ou d'une autre.

      Je te le promets. Vas-y, parle, je t'écoute.

    Un frisson de soulagement me parcourut tout le corps. Pas parce qu'il avait accepté de m'écouter. Mais parce qu'il avait accepté que je l'écoute. C'était ça le plus important à mes yeux : que moi aussi je l'aide à se soulager d'un poids. Que moi aussi je l'aide à supporter le lourd fardeau que sont les sentiments qui pesait sur ses épaules, sur sa conscience et sur son coeur. J'ai pris une grande respiration, puis j'ai cherché à lui raconter mon histoire depuis le début.

      Tu sais, j'aime ce qui m'entoure. J'aime la vie, j'aime tant de choses et tant de personnes. Mais d'un autre côté, je hais certaines personnes. Je les hais à un tel point que c'est difficile à imaginer. Ces personnes, ce sont les membres de ma famille. Et je me demande si c'est possible d'aimer et de haïr comme moi à la fois. Deux extrémités. Je ne sais pas si c'est plus l'amour ou plus la haine qui me fait vivre. Et ça me fait peur, de ne pas savoir. Ensuite, il y a eu cet accident, quand j'étais apprentie. Toi, tu ne sais peut-être pas ce que ça fait, mais moi qui ai toujours tout réussi étant jeune, moi qui excellais partout, moi la petite chatonne parfaite et dont tout le monde attendait beaucoup, j'ai échoué. J'étais l'avenir, d'après certains. Mais j'ai commis une énorme erreur. J'ai été trop fière et trop égoïste. Et en une nuit, tout a basculé. J'en ai été traumatisée, même si ça ne te semble pas si grave. Pour moi, ça l'était. Et ça l'est toujours. La douleur se ravive, dès que l'on prononce certains mots, dès que l'on fait certains gestes.

    Une larme a perlé sur ma joue. C'était inodore, incolore. D'extérieur, c'était aussi indolore, mais à l'intérieur de mon enveloppe charnelle, l'Apocalypse se produisait. C'était un déluge, un ravage. J'avais l'impression que l'on me poignardait. Une douleur si ancienne et pourtant si vive ... J'avais mal. Et j'espérais qu'avec le temps, cette douleur s'apaiserait. Je pensais qu'Espiègle Obscurité participait à l'apaisement de la souffrance. Et je l'en remerciai silencieusement, des milliards de fois. J'ai continué, même si les larmes salées continuaient de couler doucement.

      Le truc, c'est que je veux changer. Je ne veux pas rester comme ça, à me morfondre, alors que d'autres souffrent en silence pour des choses beaucoup plus graves. Mais je ne veux pas être à nouveau celle d'avant. Pour rien au monde, je ne voudrais refaire la même erreur. Et le problème, c'est que je ne sais pas comment faire, pour trouver l'équilibre. J'ai besoin d'aide. J'ai besoin de toi ...

    J'ai enfoui mon museau froid et humide dans la fourrure du mâle, marquant la fin de mon long discours. Il me réchauffait, autant physiquement que moralement. Cela me faisait du bien, beaucoup plus de bien que je n'aurais pu le croire. Je ne pensais pas, jusqu'à présent, que se confier soulageait autant. Je ne m'étais pas trompée au sujet de l'Etoile. Il était exceptionnel, tout simplement. Peut-être même parfait.
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MessageSujet: Re: Une rencontre, un sourire, un ami ▬ PV : Espiègle Obscurité   Lun 2 Mai - 19:47

|| La voix de Doux Cauchemar était basse, légèrement tremblante. Espiègle Obscurité devait presque tendre l'oreille pour l'entendre. Et pourtant, elle semblait résonner à l'intérieur de lui. Le guerrier avait l'impression que la moindre vibration du son était perçu par ses tympans, s'écoulait dans son sang, se répercutait dans ses os. Tout son cerveau se mettait au branle-bas de combat, débusquant les sens cachés des mots, tentant de comprendre et d'imaginer les souffrances endurées.
Des lunes après, quand Espiègle Obscurité se laissera gagner par le souvenir de cette rencontre, il pensera à juste raison, qu'en cet instant c'était presque comme si elle était le soleil. Et lui, pauvre planète gravitant autour, ne pouvait qu'enregistrer sans parvenir à perçevoir le mal-être derrière. En effet, comment pouvait-il imaginer ce qu'elle avait subi ? Il n'avait pas enduré le même tourment qu'elle, n'était elle tout simplement. N'avait pas ses réflexions, ses propres interprétations. Alors, Espiègle Obscurité fit la seule chose qu'il pouvait faire : juste écouter et lui prodiguer sa chaleur, son réconfort.

Quand Doux Cauchemar eut fini de parler, le guerrier aux yeux d'or vit une larme, légère et lourde à la fois, glisser lentement sur sa joie noire. Il respecta son bref silence, la laissant chercher ses mots, contrôler ses émotions. La guerrière reprit sa confession après un petit moment, demandant son aide, sou soutien. "Oui, ma seule amie, tu l'as mon aide. Je peux te donner tout ce que tu veux". Le corps de la chatte s'affaisa contre lui, se serrant plus. Espiègle Obscurité la laissa faire. Ce contact avec un autre corps que le sien était pour lui tout à la fois nouveau, étrange et facsinant. Il n'aurait su dire s'il l'appréciait ou si tout au contraire, cela lui déplaisait.
A la fin de sa tirade, Doux Cauchemar se tut, plongée dans d'obscures pensées. Un silence s'installa entre eux. Chacun mesurait les paroles prononcées, les soupesait, les compressait, les étendait. Espiègle Obscurité finit par reprendre la parole, d'une voix douce et hésitante :

- Je peux t'aider. Je veux dire à changer, à ne plus être la personne que tu décris. Je veux t'aider. Je ne sais pas comment je ferais. Mais l'important, c'est d'en avoir la motivation et la conviction, non ?
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MessageSujet: Re: Une rencontre, un sourire, un ami ▬ PV : Espiègle Obscurité   Dim 8 Mai - 15:00

    Tu te souviens de cette sensation que tu ressentais quand tu étais chaton ; quand tu devais aller dormir dans ton petit coin de pouponnière. Cet espace si noir et plein de monstres nocturnes cachés sous ton lit de mousse, entre les ombres. Ces monstres qui venaient te dévorer la nuit. Ceux qui hantaient tes pires cauchemars. Tu te souviens du sentiment qui te transportais quand tes parents venaient te dire bonne nuit, et que tu t'endormais paisiblement, au chaud, avec leurs mots doux à tes côtés ? C'était le même genre de sentiments que j'éprouvais à ce moment là. Confus. Innombrables. Doux. Apaisants. J'avais l'impression qu'à moi seule, je pouvais changer le monde. parce que j'en avais la force et la conviction. Changer le monde et le rendre meilleur, pour tous ceux qui existaient sur cette Terre. Particulièrement Espiègle Obscurité, qui était celui que j'aimais le plus en cet instant présent, et sûrement aussi dans les jours, les semaines et les lunes à venir. J'aurais pu déplacer une montagne, décrocher la lune et même voler, tant je me sentais forte à ses côtés. Il avait un pouvoir invisible sur moi, une emprise dont je ne pouvais me détacher. Je ne pouvais pas le fuir. Surtout que je n'en avait aucunement envie. J'étais comme attachée à lui. Liée. Emprisonnée. Mais d'une manière douce et chaleureuse. Il était sincère, tout comme ses sentiments. Le silence planait sur nous. Mais je en voulais pas le briser, pour rien au monde. J'avais l'impression d'être en osmose avec Espiègle Obscurité. Comme si nos corps, nos âmes et nos esprits ne faisaient qu'un. Un seul et même être, puissant et sauvage. Les secondes s'écoulaient, une à une, dans le sablier géant du temps. La Nature retenait son souffle, tout comme moi, comme si nous attendions toutes les deux ce que pensait le matou de toute cette histoire. Ce dernier décida de briser doucement le silence :

      Je peux t'aider. Je veux dire à changer, à ne plus être la personne que tu décris. Je veux t'aider. Je ne sais pas comment je ferais. Mais l'important, c'est d'en avoir la motivation et la conviction, non ?

    Je poussai un soupir. Je n'aurais su dire si c'en était un de soulagement ou d'autre chose, mais je pense qu'il s'agissait effectivement d'un soupir de soulagement. J'étais touchée par ces paroles, et je remerciai le Clan des Etoiles pour que nos chemins se soient croisés. Je relevai la tête, la décollant du corps du guerrier pour le regarder à nouveau dans les yeux, à travers mes yeux humides.

      Merci. Merci ... Et oui, je suis d'accord avec toi. Mais tu sais, le simple fait de m'être confiée à toi fait beaucoup plus de bien que ce à quoi je m'attendais. Merci encore d'être là. A m'écouter. Mais maintenant, c'est à toi de parler. Et à moi de t'écouter. Après, on résoudra les problèmes, on cherchera des solutions. Mais je veux d’abord savoir qui tu es.

    Je voulais en savoir plus sur lui. Ce qui l'avait poussé jusque là. Ce de quoi il était fait. Est-ce que, comme la plupart des félins, il avait un passé tragique ? Est-ce qu'au contraire, c'était la banalité de la vie qui avait fait de lui ce qu'il était maintenant ? Je voulais savoir tout ça, et plus encore. Je voulais apprendre à le connaître, et surtout, je voulais lui montrer que j'étais là pour lui, s'il en avait besoin. Alors, avec ma patte, j'ai essuyé mes larmes, balayant au passage toute ma tristesse. J'étais prête à l'écouter. J'étais prête à l'aimer.
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Une rencontre, un sourire, un ami ▬ PV : Espiègle Obscurité

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