« Dans ce monde il y a des gens qui préfèrent la solitude, mais il n'y a personne au monde qui puisse la supporter. »
 
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 For whom the bells tolls ♦ pv.

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MessageSujet: For whom the bells tolls ♦ pv.   Dim 21 Aoû - 17:57

FOR WHOM THE BELLS TOLLS ♦ PV MIMOSA.



La brume se levait peu à peu sur la ville. La lumière pâle de l’aurore donnait une teinte austère et grise à chaque recoin d’un paysage déjà suffisamment terne. Quelque part dans le centre, une église sonnait ses cloches d’un ton monotone et régulier, comme les pulsations d’un cœur gigantesque et mélodieux. Un vent frissonnant, sans pour autant rafraichir l’atmosphère lourde, faisait trembler les feuilles des arbres aux branches grises et tordues. S’avançant entre les brins d’herbe disparates, une silhouette féline se glissait ça et là, prenant garde à rester à couvert et semblant poursuivre un but précis. Erreur. Luciole ne poursuivait aucun but, sinon celui de s’éloigner le plus possible de toute forme de vie, qu’elle soit humaine ou animale, et elle avait vite compris que la meilleure technique pour cela était bien de fuir dès les premières heures du jour, s’évitant ainsi le réveil des chatons qui ne réclamaient qu’à jouer et faisaient un caprice du premier non un peu sec, ce qui entrainait immédiatement des regards noirs des reines, et évitant par la même occasion de voir trop de monde. Bonheur de la misanthropie. Dès le lever du soleil, Nuage de Luciole s’enfuyait loin, le plus loin possible, dans l’endroit le plus seul et le plus perdu, donc souvent le plus lugubre ; là, elle passait sa journée à réfléchir ou à se promener, s’éloignant dès qu’elle reniflait une odeur féline. Quelques fois, elle prenait le temps de chasser avant de revenir et en profitait pour se nourrir au passage, mais la plupart du temps elle jeûnait : la nourriture, aux yeux de la jeune novice, restait quelque chose de purement physique, donc quelque chose dont elle pouvait se passer un minimum, et se contentait donc de très peu. Voir de rien. Au début, elle avait mal vécu ces journées à jeun, mais plus le temps passait et plus elle s’y habituait, si bien que ce devenait un geste récurrent voir quasi-automatique lorsqu’elle était seule. Aussi avant de partir de bonne heure ce matin-là elle n’avait pas même jeté un regard au tas de gibier, se contentant de passer devant la sentinelle qui gardait l’entrée du camp en sommeillant vaguement. Il l’avait vaguement regardée d’un air inquisiteur, mais sans poser de question, aussi elle n’avait pas jugé utile de lui expliquer ce qu’elle faisait, et si lui demandait, il dirait qu’il ne savait pas. Point barre. De toute façon, au clan, on commençait à être habitué des escapades de la petite, ce qui ne ravissait d’ailleurs pas tout le monde ; elle sentait poindre le moment où un guerrier, se pensant supérieur de par son âge et son grade, viendrait lui dire qu’on avait besoin d’elle pour chasser et pas pour réfléchir, qu’elle était un tas de muscle avant d’être un tas de neurones. Mais pourquoi n’avait-elle pas fait guérisseuse.

Avec un grommellement de mauvais augure, Nuage de Luciole se coula entre deux buissons mouillés de rosée. Quelque chose lui soufflait que cette journée ne serait pas comme elle l’attendait. Réfléchissant à quoi, elle se dit que peut-être était-ce la litanie lugubre des cloches d’église qui la faisait penser ça, ou bien le vent froid, mêlé à ce temps gris. Il y avait quelque chose d’affreusement morbide, de cliché, un peu comme ces terres désolées dans les films avec un monstre qui s’apprête à bouffer le preux héros s’y aventurant. Le problème étant que dans les films, le preux héros est justement un héros, et que Luciole, elle, ne se sentait pas d’humeur particulièrement héroïque. A vrai dire elle avait plutôt envie de choper un chaton du clan par la nuque, de lui balancer toute sa verve en pleine face puis de partir se défouler loin du camp. A défaut de pouvoir gueuler sur un chaton pour évacuer sa haine des petits turbulents et bruyants, elle se contenterait de se défouler. Elle détestait les mômes. Cette nuit encore, l’un des petits de Soupir de la Colombe, une abrutie de reine égocentrique et stupide qui la prenait de haut sous prétexte qu’elle n’était qu’une jeune, avait passé la nuit à brailler de toute la force de ses poumons minuscules sous prétexte qu’il supportait mal les variations de température de cet été particulier. On passait tantôt de la grande chaleur à une fraicheur extrême, et après une semaine de grêle intense, c’était désormais de lourds nuages orageux qui encombraient le ciel, comme une menace, tandis que la température grimpait. Lourdingue comme temps, surtout pour un félin comme Luciole qui adore l’hiver, qui adore la fraicheur et qui déteste ce putain de temps orageux. Surtout quand l’orage ne daigne pas venir. Conclusion, mauvaise nuit et temps étouffant, elle faisait la gueule. C’est logique. Et ces foutues cloches qui la démangeaient, au coin de son esprit, l’emplissant du pressentiment que quelque chose clochait. Jeu de mot à deux balles, pardonnez moi. /o\ Elle reprit sa marche avec un soupir, effectuant un léger détour pour éviter un chien dont elle sentait l’odeur constante derrière une palissage, et grimpa avec souplesse dans un petit arbre, par lequel elle put accéder à une gouttière qui lui servit d’appui pour se hisser plus haut. S’avançant davantage entre les toits, la gamine finit par s’immobiliser. Le cœur battant, elle attendit dans le silence, tendue comme un arc.
Dans le silence.

« Pourquoi est-ce qu’elles ont arrêté de sonner ? »

Le murmure de la jeune chatte fut emporté presqu’immédiatement par le vent tiède. S’asseyant sur le toit de la maison, elle fixa le clocher, songeuse.

« Et surtout, pour qui est-ce qu’elles sonnaient ? »
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MessageSujet: Re: For whom the bells tolls ♦ pv.   Lun 22 Aoû - 14:44




Ils pleuraient, encore et encore, tous, les jeunes comme les plus vieux, les enfants en âge de comprendre se serraient contre leur parent, tous habillé de noir, les joues mouillé de larmes. Ils disaient des paroles réconfortantes, mais rien n’y faisait. Tous savaient, et rien ne pourrait changer la brutalité des événements.
Et moi j’étais là, à regarder, voyant ces gens souffrir. J’avais compris, je savais, et je partagé leur douleur : ils venaient de perdre un être cher. Tous souffraient de cette absence qui désormais pèserait sur leurs pensées et leur cœur.
Je me suis approchais doucement, réconfortant les plus petit, me pressant contre la petite fille si triste. Elle me caressa doucement, puis me prit dans ses bras et me serra fort, comme pour oublier.
Mais elle me reposa au sol, quelque instant après, sachant que cela ne la ferai pas oublier du tout, et partit avec ses parents dehors, dans le froid et la brume, comme si même le temps pleurait cet être arraché, exprimant lui aussi sa tristesse et partageant les sentiments de ma famille d’adoption au monde entier. Je sortis, moi aussi, ébouriffant ma fourrure dans le vent charger des signes d’un orage imminent.
Ils entrèrent tous dans leur grands monstre noir, avec un regard triste, et partirent dans les rue, dans une direction qui m’était inconnu. Je fixais le ciel, partageant avec eux cet instant douloureux. Je l’avais connu et apprécié, c’est vraiment dommage qu’il soit partie si vite …
Je me rappelle encore ma première rencontre avec lui, ses caresse, comment il avait expliqué à ses petit enfant à me caresser doucement dans le sens du poil, et non comme ils le faisaient habituellement. Je me rappelle, chaton, qu’il me donner ne douce des petits morceaux de viande pendant les repas, qu’il me laissait dormir avec lui, qu’il sentait bon, et était très doux avec moi …
Sans m’en rendre compte je commençais à marcher, avec lenteur, les yeux dans le vague, déambulant dans les rues sombre, où les rayons du soleil n’avaient pas réussi à crevé les nuages de pluie pour venir éclairer et réchauffer les ombres de la nuit et les cœurs matinaux. Les lambeaux de brume s’accrochant à mes pattes, telle de longue traines, les maisons défilant les unes après les autres, sans aucunes différence, telle des ombres sans formes ni contours, rajoutant encore plus de tristesse dans cette étrange journée.
Je ne sus jamais comment mais je finis par arrivait sur les toits. J’avais du grimpais dans une impasse, où au détour d‘une rue, en tout cas je me trouvais désormais appuyer à l’ombre d’une cheminée, au dessus de la brume, fixant l’étendu des tuiles qui s’étendaient à l’horizon, telle une mer sans fin, surmonter de cheminée, et flottant sur un océan de brume grise. Oui, aujourd’hui, le monde était gris, le ciel au nuage gris menaçant, le sol recouvert de sa couche de brume grise, les toits, les murs, les rue au teinte grisâtres, et mon cœur emplit d’une telle tristesse qu’il voyait le monde en gris derrière les larmes qui perlé au souvenir de ces bon moments passé.

Au loin, j’entendis sonner l’église, telle une horloge sonnant la fin à coup puissant, apprenant à tous les habitants d’ici la fin d’une vie, la fin d’une histoire, le désespoir de certain, la tristesse, les larmes … La mort avez frapper, un, deux, trois. Et c’était la fin.
Je fermais les yeux, me laissant portais loin, sentait au dessus de moi les nuages chargeaient de pluie, en dessous la brume, rendant la ville endormit encore plus inquiétante, et autour de moi le vent, froids, léger, emportant un instant l’air lourd, et m’emmenant les odeurs de ci de là : les voiture, la pelouse, les fleurs emplit de rosée, et … un chat. Je rouvris les yeux, légèrement inquiète.
Je reconnaissais cette odeur, la forêt. J’y avais rencontré déjà deux chats de clan, celui du Tigre, d’après eux, et ça c’était bien passé. Mais cette odeur là était … différente.
Mes oreille frémir lorsque je l’entendis, il ou elle n’était pas loin, et il ou elle parlait dans le vent, croyant être seul.
Je tournais la tête, cherchant des yeux ce chat. Il était sur le bout du toit, de l’autre coté, et il ne m’avait pas vu car le vent soufflait contre moi, et je me tenais contre ma cheminée. C’était une petite chatte, encore jeune, avec un pelage crème rayer et des yeux d’un bleu magnifique. Pas le genre que l’on croise tout les jours sur les toits. Habituellement, c’était plutôt des chats grands, la fourrure pelé, qui faisait les cent pas. Ceux là faisaient froids dans le dos, mais la petite, elle, donnait plus l’impression d’être perdu dans ses pensées. Elle fixait avec insistance le clocher, pensive, que chercher-t-elle ? Je décider de m’approcher, avec douceur, et je n’étais plus très loin lorsqu’elle posa sa question au vent :

«Et surtout, pour qui est-ce qu’elles sonnaient ? »

Je savais que la question ne mettait pas adressé et pourtant … Je ne pouvais m’empêcher de répondre, c’est ainsi :

« Elles sonnaient pour le père de mon maitre, qui est mort il y a peu. »

Je n’avais pas voulut l’inquiéter plus que ça, aussi, j’étais assise, à deux ou trois queue de renard d’elle, et j’avais parlais doucement, bien que malgré tout, la tristesse pointer dans ma voix. En espérant qu’elle ne prenne pas mal mon intrusion…


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MessageSujet: Re: For whom the bells tolls ♦ pv.   Mar 23 Aoû - 22:56

Une odeur finit par monter jusqu’au nez de la petite, nez qu’elle fronça de stupéfaction. Alors ça, c’était pas, mais vraiment pas prévu. Elle ne connaissait absolument pas ce genre d’odeur, et les seuls renseignements qu’elle arrivait à mettre dessus était un étrange mélange des senteurs entourés un chat et un bipède à la fois. Chat domestique !? Plissant les yeux en essayant de déterminer d’où elle venait, elle finit par apercevoir le félin, une chatte tigrée, qui se tenait à quelques mètres d’elle, l’air mélancolique. Allez, une dépressive à rassurer, ô joie, ô bonheur. Braquant ses prunelles océan dans les iris mordorés de la chatte, Luciole l’écouta d’un air toujours aussi neutre, attentive comme le prouvait le battement régulier du bout de sa queue et ses oreilles pointées vers le ciel. Observant l’inconnue avec calme, la jeune assimila finalement les informations. Le père de son maître mort la veille. Maître. Bon alors déjà ça allait pas coller. Luciole, rien que le nom de maître, ça la hérisse. On n’appartient à personne, et surtout pas à un « maître » quelconque. Au mieux, on appelle ça un camarade bipède, un logeur, qu’en sais-je ; mais pas un maître. Surtout pas un maître. C’était comme se mettre soi-même en dessous de l’être à deux pattes, admettre l’infériorité que l’Humain tentait de faire comprendre inconsciemment aux autres espèces - c’était somme toute inconcevable pour la petite. Observant la domestique, Luciole pointa les oreilles vers elle et prit la parole, toujours sur son ton atone, d’une voix basse mais claire, respectant le calme matinal.

« Le père de ton maître ? Etrange concept que celui de maître, non ? Je préfère celui de communauté, ou mieux, de solitude. »

Tranquillement, elle leva une patte et la lécha, avant de se la frotter sur l’oreille, puis reprit.

« Je ne viens pas d’ici et tu le sais, ça se sent dans tes gestes. Tu fais attention à ne pas me mettre mal à l’aise. Je m’appelle Nuage de Luciole, mais appelle moi Luciole. Je viens de la forêt, du Clan du Lion. Toi, tu es une chatte domestique, je sens l’odeur de bipèdes sur ton pelage. De toute façon, tu as le poil trop lustré, trop propre pour vivre dehors. Tu as un toit pour la nuit, et un toit qui n’est pas fait de branchage comme les nôtres. »

Très calme la petite, elle en impose hein ? XD A vrai dire, la présence de la chatte l’avait à la fois calmée et irritée. Autant elle parlait d’un ton neutre, qui était un véritable constat plutôt qu’une suite d’hypothèses, autant elle brûlait d’envie que l’inconnue ne fasse un faux pas pour se prendre toutes les foudres de la petite dans la gueule. On va pas lui en vouloir, elle a mal dormi à cause d’un abruti de môme qui pleure sans cesse et il fait lourd alors qu’elle aime trop le mauvais temps, donc elle est de mauvaise humeur. Assez logique ma foi. Elle était donc dans une sorte de calme malsain, comme doivent ressentir les nuages d’orage qui se pressent dans le ciel et qui ricanent de voir les gens fuir bêtement alors qu’ils savent qu’ils vont se faire tremper quand même, n’attendant qu’un signe pour éclater dans sa grande splendeur et en foutre plein la vue. Bon puis alors, qui c’était cette domestique ? Et elle pouvait pas causer un peu plus ? Non parce que je dis pas mais là je remplis avec des imbécilités le RP. XD En tout cas, la demoiselle anonyme semblait mélancolique, triste. La mort du père de son maître elle avait dit. Et là, une question frappa Luciole de plein fouet.
Est-ce qu’un chat domestique peut éprouver des sentiments envers son maître ? De l’affection ? A bien y réfléchir, ce genre de relation devait s’approcher quelque peu de celle entre un apprenti et son mentor, cette sorte d’échange mutuel, de complicité mêlée de respect. Oui donc Luciole n’aurait pas pu éprouver de sentiment envers un pseudo-maître vu que son esprit même semblait prendre un malin plaisir à éprouver des sentiments qui n’entrainent pas dans la norme. Envers son mentor, par exemple, elle ne ressentait rien, sinon un peu d’irritation lorsqu’il la prenait de haut et la collait devant des dilemmes à deux balles. T’as ton lapin, un mec arrive pour te le piquer, que fais-tu, tu lui laisse le lapin ou tu lui éclate la tronche ? Au mec hein, pas au lapin. Réponse de Luciole, j’attrape mon lapin et je rentre tranquillement le bouffer. Désolée de réduire à néant tous tes espoirs de normalité, pauvre mentor, mais moi je ne suis pas normale. C’était assez étrange de penser à ça, à vrai dire, mais finalement elle trouvait une certaine logique là-dedans. Un domestique naissait au milieu des Bipèdes, vivait avec les Bipèdes, était bichonné par les Bipèdes ; de ce fait, il devait forcément finir par les apprécier, rien qu‘en remerciement pour toutes les caresses et toutes les petites attentions. Ce genre de truc que Luciole n’aurait pas supporté, mais ce genre de trucs qui devaient quand même faire la différence. On n’est pas tous taillé dans le même bloc de glace que la petite Luciole. Toujours à part, toujours seule, toujours perchée sur son fil en marge des autres. Un peu comme une chauve-souris amoureuse d’un grand parapluie. Quelque chose à part, quelque chose dont les gens avaient peur, et surtout quelque chose qu’elle n’aurait abandonné pour rien au monde, à la différence que son amour à elle était celui de la différence. Au moins la différence, ça ne vous déçoit pas, ça ne vous trompe jamais ; c’est un choix, et une fois qu’il est fait, on ne peux pas revenir en arrière, ou bien c’est un échec. L’échec, parce qu’après s’être démarqué, on revient finalement parmi la masse, on rejoint à nouveau le troupeau, on perd toute son identité. Perdre son identité, c’est cesser d’en attribuer une aux autres. Alors si elle n’était plus Nuage de Luciole la différente, la marginale, l’inconnue face à elle ne serait pas si inconnue. Ce serait à ses yeux quelqu’un comme tous les autres, sans qu’elle ne parvienne à s’en rendre contre.

Elle ne serait personne.


[ On appelle ça ... BRODER. \o/ ]
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MessageSujet: Re: For whom the bells tolls ♦ pv.   Ven 16 Sep - 16:47

[J'avoue xD]


Elle m'écouta, je la voyais, attentive, un peu surprise de ma venu mais son expression fut vite remplacé par un air neutre des plus insatisfaisant. Je ne pense pas que cela collera vraiment entre nous … Il n'empêche qu'elle eu tout de même la politesse de m'écouter jusqu'au bout de ma phrase (réelle effort ?) les oreilles pointées en avant et le bout de la queue battant au rythme de mon propre cœur. Un cœur dans lequel sonnait encore le son des cloches qui, quelques secondes avant, battaient le rappelle dans l'air matinale et apprenaient à la terre entière les derniers évènements. Des cloches qui avaient fait s'envoler les oiseaux, et couler des larmes, des cloche qui annoncé la fin d'une vie, le début d'une tristesse, l'ouverture d'une plaie qui se fermerait plus lentement que d'autres. Une plaie que moi-même sentais au fond de moi mais qui était sans doute moins profonde que celle de mes maîtres, mais pour l'instant encore douloureuse, et se chaton ne semblait pas disposer à m'aider à la refermer plus vite, au contraire. Je sentais que cette rencontre ne me laisserait qu'un gout amer …

« Le père de ton maître ? Etrange concept que celui de maître, non ? Je préfère celui de communauté, ou mieux, de solitude. »

Elle leva une patte, y passa quelque coup de langue, avant de se frotter l'oreille. Tranquillement, sans aucune gêne, elle ne semblait pas plus atteinte que ça parce qu'elle disait. Le fait de briser de chose, de donner son opinion, de le défendre, ou même juste de parler de solitude alors qu'elle ne devait pas avoir quitté sa mère depuis bien longtemps ne semblait pas la choquer, ou lui effleurer l'esprit. Elle semblait même ne pas faire attention à quel point une simple phrase comme celle si faisait bizarre dans la bouche d'une si jeune personne. Et pourtant …

« Je ne viens pas d’ici et tu le sais, ça se sent dans tes gestes. Tu fais attention à ne pas me mettre mal à l’aise. Je m’appelle Nuage de Luciole, mais appelle moi Luciole. Je viens de la forêt, du Clan du Lion. Toi, tu es une chatte domestique, je sens l’odeur de bipèdes sur ton pelage. De toute façon, tu as le poil trop lustré, trop propre pour vivre dehors. Tu as un toit pour la nuit, et un toit qui n’est pas fait de branchage comme les nôtres. »

Luciole. Elle parlait calmement. Elle m'énervé. A parler sans cesse, à vouloir prouver que je n'était rien, qu'une chatte domestique avec des "maîtres" que ne peut rien savoir de sa vie, et qui ferai mieux d'aller rentré manger ses croquette. J'avais envie de lui montrer que je n'étais pas qu'une de ses chat qu'on regarde bien de haut, dont on se dit que, de toute façon, ils ne feront rien d'autre qui couiner si on les attaque, je sentais que ça montais, une envie sourde que je ne laisserai transparaitre pour rien au monde, adoptant son mutisme. C'était comme une boule au creux de mon estomac, quelque chose qui ne demander qu'à sortir, sous quelque forme que se fut. Et la forme qu'il choisi, ce quelque chose, se fut une larme. Une unique larme. Juste avant qu'elle ne descende sur ma joue, je la sentis, et tourner la tête vers un point à ma droite, la cachant se son regard. Elle pensait, je le savais, et je ne voulais pas qu'elle sache à quel point elle m'avait touché. Le regard fixe, je regardais la brume, la queue enroulé autour de mes pattes. Le long manteau gris tellement épais que on aurait crut pouvoir l'attraper était entrain de s'estomper, laissant voir quelque nuage d'orage qui couvert une forte pluie.
J'attendis un instant pour être sur que ma voix suivrait l'exemple de mon corps, avant de lui répondre d'une voix bien différente de ma voix habituel, sans aucune trace de chaleur, ou encore de gentillesse, où seul une intonation neutre et froide semblais poindre :

"Oui, je suis une chatte domestique, et si cela te dérange je ne t'empêche pas de partir. Mon nom officiel est Mimosa, mais je préfèrerais que tu m'appelle Etoile. Enfin, si cela n'est pas trop te demander bien sur. Et si sa te gène tellement d'avoir un toit de branche, tu n'as qu'à plus dormir dessous et à te trouver une tanière avec un toit fait d'autres chose."

Et non, désolé, je suis pas dans un jour à faire des sentiments. Faut dire, elle n'avait pas l'air dans chercher non plus. Si ça l'amusé qu'on se dispute, allons y, je n'ai envie que de ça en se moment, crier, pleurer, faire des répartit. Youpi, quel journée magnifique !
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MessageSujet: Re: For whom the bells tolls ♦ pv.   Lun 19 Sep - 17:15

Luciole faillit avoir un soupir de déception lorsque Mimosa, ou Etoile vu qu’elle préférait qu’on l’appelle comme ça, tourna la tête dans un geste plus ou moins théâtral. Actrice de navets hollywoodiens et surromantiques, bonsoir. Ca sentait déjà autrement plus froid que sa conduite d’avant, où elle avait l’air de faire gaffe à tout pour ne pas la mettre mal à l’aise, maintenant, sa façon de dédaigner sa vue. Puis la domestique répondit d’un ton plus froid, commençant sur un ton sec et administratif, avant de finir sur une sorte de vanne, ce dont n’était pas vraiment sûre Luciole vu qu’une vanne est sensée soit faire rire, soit vexer, et que ça ne la faisait pas plus marrer que ça ne la blessait. Pourquoi, dieu pourquoi, est-ce que les gens pensaient toujours qu’elle critiquait lorsqu’elle donnait tout simplement son avis d’un ton calme sans vraiment chercher à les piquer là où ça fait mal ? Elle ne cherchait pas la merde, à part lorsqu’il s’agissait de son mentor mais là c’était différent, c’était un bouffon, et elle n’avait quand même pas été vexante. Que l’autre soit sur les nerfs à cause de la mort du père de son maître, mort qui somme tout ne la concernait que très indirectement, elle pouvait vaguement le saisir. Très vaguement. A peine, pour tout avouer. Mais qu’elle se déchaine sur elle pour faire passer sa frustration d’être inutile face à la Faucheuse, ça, pas question, qu’il en déplaise à son interlocutrice. Plissant légèrement les yeux avant de répondre, la gamine reprit d’un ton toujours aussi atone :

« Donne moi seulement une phrase dans laquelle je me suis plainte de dormir en voyant les étoiles par les trous du branchage, et je me chercherai, comme tu me le propose si gentiment, un nouvel abri. En attendant, Etoile, je n’ai rien contre les domestiques, pas plus qu’envers les autres clans ou les solitaires, sauf dans le cas où ce sont des domestiques qui méprisent les chats sauvages. Je comprends que tu sois à cran, on est tous à cran, surtout en cette période, avec ce temps qu’on comprend pas et qui fait fuir la bouffe, mais je cherche pas la guerre, alors ne me la livre pas. Oui, tu as tes problèmes, j’ai les miens. Si tu veux continuer sur cette voix-là, vas-y, continue, piaille, insulte-moi si ça te chante, mais faudra pas t’attendre à ce que je baisse les yeux et que je rentre chez moi la queue entre les pattes. »

Elle planta ses prunelles océans, profondes et dotées de la froideur mature des adultes, si déconcertante chez elle, dans celles d’Etoile. Et quand elle serait guerrière, elle aurait une vue de taupe, avec presbytie, rides et besoin de lunettes pour rentrer à la tanière le soir ? Pas fun. A la limite elle ferait comme les chauves-souris, elle se déplacerait en émettant des ultras-sons et … Non en fait, mieux valait qu’à ce moment elle pionce dehors. Sous la flotte, dans le froid, qu’importe, au moins elle serait seule et tranquille avec la nuit en unique compagne. C’est cool le silence, c’est cool la solitude, vous savez ? La solitude, oui, l’isolement moins. Subitement, elle prit conscience d’être tout simplement … Stupide. Risible. A parler comme ça avec cette inconnue, sans même vouloir partir alors qu’elle ne rêvait que de ça, de partir loin, de s’enfuir, de repartir imaginer le monde toute seule. Elle restait là, parce qu’à trop être seule, à trop fuir les autres, ça en venait à être les autres qui la fuyaient, et autant elle supportait le silence, le calme, être seule, autant elle détestait le simple fait d’être entourée mais, au fond, de n’avoir personne. A peine un père gâteux et qui la prenait pour plus que fragile sous le prétexte fallacieux que ses cauchemars la tourmentaient suffisamment pour qu’elle vienne à en avoir peur du noir. Pas même une foutue mère pour se cacher dans ses bras en pleurant et s’en vouloir pendant des jours après d’avoir fait ça. Juste son père et son mentor qu’elle ne pouvait pas blairer. Deux personnes, et l’une comme l’autre relativement peu proches. Conclusion, elle n’avait personne. Et elle, en face, qui pleurait la mort du père de son maître, sans même prendre conscience qu’elle avait autour d’elle tout un monde qui l’aimait et ferait tout pour elle. Une vie trop facile, mais une vie ponctuée de rires et de bonnes blagues. Sa vie, à elle, c’était du silence, des réparties cinglantes et à nouveau le silence. A la limite un léger brouhaha inintéressant, impersonnel – un léger brouhaha qui s’adressait à tout le monde sauf à elle. Des fois, dans ce brouhaha, elle percevait son nom, des critiques qui pouvaient lui être adressées, des murmures, tous ces petits trucs qui lui faisaient tendre l’oreille pour aller attraper l’autre par le collet et lui dire de se calmer quand il dirait la preuve qu’il parlait d’elle, mais qui ne venait jamais. Agitant les oreilles, elle dégagea ces pensées de sa tête. A quoi bon se morfondre ? Elle était seule, soit, elle serait seule ! Se réintéressant à la conversation, elle planta ses prunelles bleues dans les iris de son interlocutrice et attendit sa réponse.

[ Brodage x2 ]
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MessageSujet: Re: For whom the bells tolls ♦ pv.   Jeu 22 Sep - 1:31

Hey hey Luciole :) Je ne sais pas si on t'as avertie (de toute façon c'est dans le réglement), mais les gros mots - ou le language des ados si tu préfères ^^ - est interdit :) Alors enlève-le s'il te plaît :D
Allez j'arrête de vous embêter x)

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