« Dans ce monde il y a des gens qui préfèrent la solitude, mais il n'y a personne au monde qui puisse la supporter. »
 
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 D'une aube naissante, naît le commencement. [Pinoux]

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MessageSujet: D'une aube naissante, naît le commencement. [Pinoux]   Mer 23 Jan - 17:25

D'UNE AUBE NAISSANTE, NAÎT LE COMMENCEMENT.
PV. PINARD ♥

Telle la douce musique du vent, la lune brille parmi les étoiles. Nos ancêtres nous surveillent. La lune les surveille eux. Tel le fin sifflement du temps, la vie avance comme elle le doit. Que se passerait-il si le temps s'arrêtait ? Serions-nous toujours de ce monde ? Telle la joie de nos amis, le bonheur retentit, il sonne le glas des souvenirs. Il est grand temps de prendre des décisions, de faire des choix. Mais il y a quelque chose que j'ai appris de vous deux. J'ai appris à écouter mon cœur avant de faire une erreur et de le regretter. Vous m'avez appris qu'au-delà de la famille et des amis, les rires et les pleurs d’autrui étaient bien plus importants que le reste. Je me dois de conserver ses qualités, tel sera mon but. Je suivrai le premier chef que j'ai connu, je suivrai ce qu'elle voulait. Je suivrai la paix et non la violence que j'espérais étant chaton. Étoile d'Argent, nous avons tous suivis ton chemin. Étoile d’Ébène, ma chère sœur, Étoile du Temps, Cœur de Lion, et maintenant moi. Vous êtes tous parmi les étoiles, vous brillez si fort que je ne saurais vous distinguez des uns des autres. Je vous ais admirer, servis et aimés, tout ce que je veux en retour, est votre fierté...

Je marchais d'un pas lent mais déterminé. Les arbres tels des ombres semblaient se refermer sur moi. Le sol tapissé d'herbe humide et gelée était encore dur. La neige tombait des branches par cause du redoux et se transformait en des flaques d'eaux boueuses. A chaque coup de vent le bois crissait sous cet effet. La nuit était belle et dégagée. Les quelques nuages étaient parsemés dans le ciel tels des éclaboussures sur un pelage d'hiver. Mes yeux bleus perçaient la nuit éclairée par les grands rayons de lune. On y voyait comme un plein jour, la lune étant si jaune. Beaucoup d'effluves me parvenaient aux narines mais je n'y prêtais guère attention. J'avançais. Les heures passèrent et la lune descendait de plus en plus dans le ciel. Le matin approchait et je n'avais pas dormis. Je m'étais permis une escapade nocturne pour me libérer un peu de tout ça, d'oublier que j'étais chef, de souffler quelques instants. J'étais un vagabond dans l'aube. L'air était frai. Je respirai. Cela faisait tellement de bien, c'était si bon. Mes moustaches s'émoustillèrent lorsque que j’atteins les trois chênes, majestueux et mythiques. Mes pattes m'avaient conduit là pour une bonne raison. Le grand rocher, surmonté du soleil orangé de l'aube naissante étant un spectacle merveilleux, si beau que je j'aurai pu rester là pendant des heures à le contempler. Regarder ce paysage, ne penser à rien... seulement observer de ses yeux le monde qui s'offre à nous. On dit que les yeux sont le reflet de l'âme. Je le crois. J'ai rencontré maints regards, et je sais que leurs yeux exprimaient tout à la fois.

J'étais assis, la queue autour des pattes, sur un petit talus à observer le matin se lever. Rien n'aurait pu troubler ce spectacle. Ni le chant des oiseaux, ni le ruissellement d'un cours d'eau, ni le vent dans les branches dénuées de feuilles. J'inspirai profondément l'air pur de ce lieu ancestral et j'allais reprendre ma route vers le campement pour dormir un peu. Je fis le tour de la place pour longer les frontières du clan du tigre. M'enfonçant à peine dans l'orée du bois, une odeur, un bruit survint. Celle du Tigre, mais... différente. Les buissons frayèrent, je ne bougeais pas. Étoile d'Épines. Chef de renommée. Je la connaissais de vue, mais je n'avais jamais eu l'occasion de lui parler. Le regard fuyant, choqué et dérouté, elle semblait perdue face à moi. Désarçonnée qui plus est, elle semblait hésiter. Elle était seule, maigre et étrangement, l'odeur de la peur avait gagné son pelage. Je ne pourrai savoir si me regard était rassurant à ce moment-là, mais je faisais mon possible pour garder mon calme. Aucun de nous deux ne réagissait. Aucun n'osait faire le moindre mouvement. Qu'allait-il se passer ? Je ne souris pas, je souriais plus. Je ne savais plus sourire. Mais je m'adressais enfin à elle d'égal à égal, regardant l'aube aquarelle finir sa course dans le ciel.

« Quel beau levé de soleil n'est-ce pas ? Serait-ce un message du clan des étoiles prévoyant de beaux jours ? »

Mes yeux ne quittaient pas le soleil rougeoyant, observant une toute dernière fois sa beauté.

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MessageSujet: Re: D'une aube naissante, naît le commencement. [Pinoux]   Ven 25 Jan - 18:26

Suite du Milieu
privé Tyramichoux. ♥

P
eut-être qu'elle en mourra ; vive la Rose et le Lilas. Le doux sifflement de l'air. Le battement du vent. Le ballotement des nuages. La balance de l'herbe. Le vif air d'une mésange entraîne la gaieté du pinson, qui elle-même procure une mélodie au joli merle noir. Tous se donne le mot. Le Printemps est là, le Printemps est là ! crient-ils. Alors, les animaux reprennent ce refrain, le chante dans leur langue, avec force grognements, brames, cris aigus et miaulements. Mais le temps est traître. De même que la Nature trouve toujours de quoi vous tromper. Elle vous prend au dépourvu, provoquant affolements et maints cris d'avertissements. La détresse brille dans vos yeux, et vous reprenez une vie faite d'errance et de solitude. La Nature a repris ses droits sur la forêt en envoyant ses cruels larbins, blancs comme la simplicité d'un mouvement, blancs comme les ailes d'une créature mythique, aimée de tous, et comme l'innocence. L'innocence ? Non. Ils ne sont en rien innocents. Ils sont trompeurs, fallacieux. Ils sont charmants aux premiers abords, mais ils tuent, sans pitié.

Quand plus rien ne va, que tout ne va pas. Quand plus rien n'est droit, que tout est de guingois. J'ai quitté ma terre, mon camp. J'ai quitté mes amis, mon clan. J'errai un peu partout, tel un fantôme ne sachant revenir dans son monde. Mon pelage est sale, ébouriffé, j'ai un air de vieille solitaire. Un léger ricanement m'échappa. Quand avais-je replongé ? Depuis quand ? Quel en avait été l'élément déclencheur ? Le saurais-je un jour ? Je n'y croyais pas. Mais pour l'instant, je n'étais pas venue pour faire remonter tous ces mauvais souvenirs. La lune descendait de plus en plus dans le ciel. L'aube s'approchait, délicatement, avançait pas à pas sur la nuit, grignotant toujours un plus à chaque instant. Mes yeux se posèrent sur l'horizon, auquel j'avais accès. Cette vue refoula en moi toute la noirceur de mon âme, prise par ces maudites tentacules. Les premières lueurs de l'aube apparaissairent, d'abord rougeoyantes, plus orangées, et enfin jaunes vif. Le disque lumineux fit aussi son apparition. Et je continuai de marcher dans cette forêt à peine éveillée, déambulant parmi des flaques de neiges boueuses.

Je longeai l'ancienne frontière du clan. À quelques endroits résidaient une mince effluve de ce qui avait été notre territoire. En venant ici, j'avais pensé marquer le territoire, pour prouver aux deux clans adverses que nous étions toujours là mais ... Depuis combien de ne l'avions-nous pas fait ? Ils avaient dû s'en rendre compte, forcément. Je baissai la tête. À mesure que je réfléchissais à tout cela, je n'arrivai pas à trouver d'autre solution que de rester là où nous étions maintenant. Je continuai tout du long, longeant la frontière, m'écartant un peu, parfois. Sans que j'en fus véritablement consciente, mes pas menèrent aux Trois Chênes. Je n'étais pas arrivée par le haut de la colline, je n'avais pu observer la vaste clairière. Mais c'était mieux ainsi. Avec cette vue, d'autres souvenirs, heureux, auraient afflués. Et je n'en voulais pas. Je voulais rester neutre, pour une fois. J'étais dans le bas de la clairière, à moitié dans les fourrés. Je levai ma truffe. Je n'avais surtout pas envie de tomber sur un chat d'un autre clan. Par ailleurs, avaient-ils déjà rassemblés une assemblée ? S'étaient-ils rendu compte de notre absence ? Je laissai mes questions en suspend. Je ne sentais rien d'autre que la fragrance du genévrier. Impossible de savoir si quelqu'un d'autre était là-bas. Ma décision ne fut pas longue à prendre.

À peine je posai mes pattes sur l'herbe des Trois Chênes, que je fus libérer de l'emprise du genévrier. Une odeur vint à moi, particulière et pourtant reconnaissable entre toutes : le Lion. Mon expression changea instantanément. Mes yeux reflétèrent mon déroutement. Même un sentiment de peur m'envahit. Depuis quand n'avais-je plus était confrontée à un évènement comme celui-ci ? Je n'avais guère plus confiance en moi. Mais avant tout ça : devais-je avancer, engager la conversation, ou bien tourner les talons et fuir les Trois Chênes et le membre du Lion ? Mon cerveau me disait de partir, de fuir d'ici. Mon coeur me dictait exactement l'inverse, que cette rencontre ne serait étrangement bénéfique. On dit parfois que le coeur est le centre des émotions, de l'instinct même. Et l'on dit de toujours suivre son instinct. Alors, je le suivrai. Je m'avancai d'un pas hésitant mais en essayant de m'affirmer tout de même. Je n'avais aucune idée de qui j'allai pouvoir rencontrer. Un chaton fugueur, un apprenti perdu ou bien un guerrier noctambule ? Une chose était sûre, c'est que je ne le connaissais pas.

« - Quel beau levé de soleil n'est-ce pas ? Serait-ce un message du clan des étoiles prévoyant de beaux jours ? »

Le chat se découvrit à moi. Un chat plus ou moins massif, à la magnifique fourrure noire. Noire comme le jais, noire tel le charbon, cet étrange minerai brûlant, dit-on. Des grosses pattes, qui cachaient certainement des griffes bien aiguisées. Un frisson me parcouru. Je ne devais pas avoir peur. Un chef de clan n'a pas à avoir peur car sinon, toute sa peur, il l'a communique à ses compagnons. Une mélodie entraînante monta en moi, m'envahit, pulsa dans mes veines, dans mon sang. C'était si agréable ! Mais je ne laissai rien transparaître. Le félin était toujours tourné, chose faisant je ne pouvai voir ses yeux. Alors, je m'assis, me passa un léger brin de toilette afin de paraître plus présentable.

« - Oui, mais j'aurai aimé qu'il le soit en d'autres circonstances. »

Ma voix se fit mélancolique, et un petit brin de tristesse m'envahit - à nouveau. Je secouai son pelage et repris.

« - Le Clan des Étoiles ... Nous en attendons un depuis longtemps, trop longtemps peut-être ... »

S'il avait l'esprit vif, il comprendrait certainement. Avec cette phrase, j'avais peut-être induit quelque chose concernant notre exil. Mais cela, c'était à lui seul de le trouver. Pas à moi. Mon regard se fit fuyant et rencontra l'aube orangée. Les dernières lueurs du soleil apparurent et lui arriva. Son disque jaune monta doucement dans le ciel encore endormi. Et il continuera sa course encore longtemps, pendant des saisons entières.

« - À qui ai-je l'honneur ? »
    PAVÉ POWAA ! 8DDD

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MessageSujet: Re: D'une aube naissante, naît le commencement. [Pinoux]   Mar 29 Jan - 18:33

ON VIT AU JOUR LE JOUR...

L
e dernier rayon de pureté s’en allait de la toison argentée pour laisser place à son opposé, contraire et ennemi. Ils brillent tous deux, mais leur lumière est différente. D’un argenté lumineux à un jaune aveuglant, leur lumière n’en est pas moins changeante. Tout peut changer de facette en un instant. Tout peut virer au rouge puis au noir. Revenir à la surface et sauver notre monde. Peindre cette sombre couleur en un blanc éclatant. Revêtir d’un manteau blanc le sol si brun. Ce temps est révolu. Quatre saisons devraient se défiler avant que la nacre n’envahisse de nouveau nos terrains de chasses. De l’orangé réchauffant au bleu pesant, du bleu entrainant à l’orangé entêtant. Ces deux couleurs ce faisaient face. Aucune d’elles ne voulaient détourner le regard. Aucune d’elles ne voulaient perdre. Mais bientôt, il fut trop tard pour tergiverser. Il est grand temps. On te parle. Retourne-toi. Mais le bleu de mes yeux ne voulait pas quitter une seule seconde ce merveilleux paysage qui s’offrait à moi. Mon regard était triste. J’avais beau avancer, aller de l’avant, mais je n’arrivais pas à enlever de mes pensées tourmentées les images de mes amis défunts, de mon mentor, de mon lieutenant, de celui qui devrait être à ma place aujourd’hui. Je me souvenais. Me souvenais de tous ces moments passés avec lui, à l’épater, à lui montrer ce que je savais faire pour a première fois. Je leur avais promis que je ferai mon possible. De montrer le droit chemin au clan du lion qui était maintenant le mien. Mon torse n’était pas bombé de fierté, non. Loin de là. Je dirais plutôt qu’il ne renferme que de la solitude. Mon pelage était négligé et mon allure encore moins présentable, mais je ne m’en inquiétais guère. Le temps passa, tel que je ne le voyais pas défiler. Il était comment dire… imperturbable ?

« - Oui, mais j'aurai aimé qu'il le soit en d'autres circonstances. »

Non loin d’une phrase dénuée de sens. Étoile d’Épines, chef du clan du tigre. Nos patrouilles avaient remarquées qu’il n’y avait plus de marquage. Mais je leur ai personnellement interdit de franchir cette frontière encore existence, et que dans tous les cas, jamais je ne profiterai d’une quelconque occasion pour envahir ce clan que je respecte. Je soufflais lacement, décidant d’aborder ce sujet indirectement.

« - Le Clan des Étoiles ... Nous en attendons un depuis longtemps, trop longtemps peut-être ... »

C’est ce que je me disais. C’est ce que je me dis. Mais il devait y avoir une raison pour les emmener tous à la fois… n’est-ce pas ? J’ai juré, détesté, anéanti toutes mes espérances envers le clan des étoiles, mais je crois en eux.

« - À qui ai-je l'honneur ? »

Une question bien fugace. Mon regard ce ramena sur elle. Je plongeais mon regard dans le sien. Comment pouvais savoir qui je suis. Personne ne le sais, encore moins elle. Je ne savais que lui répondre… détourner le sujet ? Répondre quelque chose de faux ? Non, je me sais plus intelligent.

« - Je ne suis qu’un esprit vagabond, tout comme toi, Étoile d’Épines. Mais c’est vrai qu’il est toujours bon de connaitre l’identité de celui qui se présente devant nous… »

Je baissais les yeux. Je n’arrivais pas à me résoudre. Lui dire que j’étais Étoile du Tyran enchainerait des questions comme « Qu’est-il arrivé à Étoile du Temps, Cœur de lion ? ». Je ne voulais pas entendre ces questions. Jamais. Plus jamais. Mais je suis chef. Et je suis quelqu’un de respectable.

« - J’étais Crocs du Tyran, avant. »

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MessageSujet: Re: D'une aube naissante, naît le commencement. [Pinoux]   Sam 16 Fév - 14:32

Le Palantír
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L
e temps s'égrène, lentement, mais sûrement. Il nous entraîne, et nous sombrons avec lui. Comme un vieux couple que rien de sépare, pas même ce temps, là. Il a toute emprise sur nous, et le sait. Il en profite, parfois au gré de son bon plaisir, parfois pour jouer. Comment ça, le temps est joueur ? Ne l'aviez-vous pas remarqué ? Étrange ... Le temps est au même titre que la Nature, ou presque. Il ne fuit pas, mais sait être traître. C'est un peu pareil, me diriez-vous. Pas totalement. Mais pour l'instant, laissons nos cauchemars et songes dans la nuit et revenons à la lumière du jour. Le chat noir n'était pas décidé à se tourner vers moi. En somme, il n'avait pas tort. Je le comprenais, même. Qui aurait envie de parler à une chatte telle que moi, meneuse presque déchue ? Personne. Et ils auraient bien raison. Cette mélodie revint en moi, mais cette fois-ci beaucoup plus aigue, plus lancinante, comme une mélopée que l'on répète. Je dirais plutôt qu'elle s'insinuait en moi, sans que je ne puisse rien dire. Je ne pouvais plus que supporter. On supporte, un temps. Mais pendant encore combien de temps ? Je me le demandai.

« - Je ne suis qu’un esprit vagabond, tout comme toi, Étoile d’Épines. Mais c’est vrai qu’il est toujours bon de connaitre l’identité de celui qui se présente devant nous… »

Alors, il connaissait mon nom ? Un léger rictus s'afficha sous mes moustaches pour disparaître aussi rapidement qu'il était venu. Je ne connaissais pas le sien. Mais d'après ses paroles, il ressemblait plus à un guerrier ou à un apprenti qu'à un chaton fugueur. Dommage, j'aurai presque préféré être face à un chaton. Mais ce n'était pas le cas, et je me voyais assez mal le traiter comme tel. J'essayai d'afficher un air neutre face à sa question. Il me fut impossible de tenir quelques secondes. Au fond de moi, sa phrase avait fait mouche. Alors, lui aussi me voyait comme une âme vagabonde, une solitaire veillant sur un Clan qui ne l'a méritait pas ? Ledit guerrier baissa soudainement les yeux. Il ne semblait pas honteux mais ... une lueur d'incertitude régnait à l'intérieur. Lui aussi, se posait des questions existentielles.

« - J’étais Crocs du Tyran, avant. »

Quel étrange façon de répondre. Il n'était cependant pas compliqué de comprendre le sens caché de cette phrase. Soit il était devenu un solitaire, changeant son nom à l'occasion. Soit il était devenu meneur. La dernière option me sembla la plus probable ; sinon, il n'aurait pas encore l'odeur de son clan sur le dos. Pourtant, il semblait si jeune ... D'à peine une vingtaine de lunes, tout au plus. Il était donc plus approprié de l'appeler Etoile du Tyran. Je ne savais pas exactement combien avait connu de chefs le clan du Lion, mais j'en avais connu aisément deux : Etoile d'Argent et Etoile d'Ébène. J'avais entendu quelques rumeurs sur un certain Etoile du Temps, mais sans plus. Et maintenant, voilà qu'un nouveau chef se présentait à moi ! Décidément, j'avais loupé pas mal de choses durant ces derniers mois ... Chose néanmoins que je n'arrivai pas à saisir, c'était pourquoi Etoile du Tyran n'avait pas indiqué son nom de suite. Certes, j'étais de nature assez curieuse, mais pas autant pour fourrer mon museau dans les affaires d'un autre clan. J'avais déjà bien assez de mal avec le mien.

« - Ainsi donc, tu voilà chef. Mes salutations et respect, Etoile du Tyran, dis-je en effectuant une très légère révérence. »

Mon comportement frôlait l'hypocrisie, de mon point de vue. Mais je n'en avais cure. Maintenant que je connaissais sa position, j'arrivai plus facilement à cerner son attitude, tout à l'heure. Lorsqu'il contemplait l'aube se lever, dans l'espoir d'oublier. J'avais moi aussi connu cela. D'une manière différente, certes, mais je savais, concevait ce qu'il pouvait bien ressentir en ce moment. De mes prunelles vertes naquirent une étincelle de compassion pour le félin noir. Ses iris bleus reflètaient une partie de son âme. Je m'avançai, prenant temporairement les devants, sans trop savoir comment il pourrait bien réagir.

Je n'étais maintenant plus qu'à une longueur de renard de lui. Mes yeux se posèrent sur les siens. D'une seule voix, comme à bout de souffle :

« - Ressasser le passé ne te serviras à rien. Il te faut aller de l'avant, sinon, tu sombreras dans les méandres de la mélancolie, ma voix ne devint qu'un simple filet et je continua, comme moi. Regarde ce que je suis devenue à chasser les démons du passé. »

Moi-même, j'aurai mieux fait d'appliquer ce conseil.

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MessageSujet: Re: D'une aube naissante, naît le commencement. [Pinoux]   Mer 27 Fév - 23:28

Le temps est une danse. Une danse qui ne prend jamais fin. Elle peut être si joyeuse et rapide, entrainante et énergique comme elle peut être également lente, triste et parfois même, désespérante. Le temps, la vie, l’existence ne sont que danse et chant. Chacun choisit de suivre la danse qu’il va mener. Chacun suit le chemin qu’il choisit. Je dirai que, plus la danse est belle et pleine de vie, plus la vie elle-même est joie et espérance. Plonger. Plonger si profondément et finalement, l’on ressort, comme poussé par une force indéchiffrable. Ce pouvoir invisible est interprété de différentes façons, selon le sens qu’il a pour chacun. Mais je ne connais qu’une seule raison pour ne pas se noyer, une seule. Celle que je ne vois qu’à travers mes yeux et les siens également. Ce pouvoir, cette force intérieure, je ne saurais comment le nommer, comment l’expliquer, mais c’est grâce à lui qui nous pouvons avancer, danser. Un pouvoir différent en chacun de nous, mais le mien, le sien, serait celui de l’amitié, des liens que l’on a forgé. Les personnes qui nous entourent sont les plus importantes à nos yeux, ils font tous partis de notre famille. C’est écrit. Ça se voit. C’est notre mélodie. Elle se répète, encore et encore, sans jamais s’arrêter, jusqu’à la toute fin. Il y a parfois des nuances, des hauts et des bas, des graves et des aigües, des larmes et des rires, des cris et des silences, l’espoir et le désespoir, le jour et la nuit puis l’on en vint à la vie et à la mort. La lumière et les ténèbres. La danse d’une vie, épaulée par la mélodie nuancée de quelques pétales de roses…

« J’étais Crocs du Tyran, avant. »


C’est tout ce que j’avais pu lui dire. Mais s’en était assez pour lui faire comprendre la plupart de mes sentiments. Une personne dotée d’un peu d’intelligence n’aurait pas compris mon rôle à présent, mes tourments et mon passé. Mais elle… c’était à croire si elle ne voyait pas à travers mon âme. La voix douce et, telle une lente danse, elle parlait.

« - Ainsi donc, tu voilà chef. Mes salutations et respect, Etoile du Tyran. »

Elle était si près de moi, son souffle froid faisait bouger mon pelage, comme s’il n’y avait plus de vie à l’intérieur de ce corps. Mais elle était là, assise devant moi, telle une chef digne de l’être, à me fixer droit dans les yeux. Le soleil se lever, tandis que nous nous regardions, observions la personne qu’étais l’autre, si calme et téméraire. Cette danse était si calme. La légère brise effleurait à peine nos pelages.

« - Ressasser le passé ne te serviras à rien. Il te faut aller de l'avant, sinon, tu sombreras dans les méandres de la mélancolie, comme moi. Regarde ce que je suis devenue à chasser les démons du passé. »

Poétique. J’aime ces paroles qui résonnèrent pendant quelques minutes dans mon cœur. Elle avait raison, même si je m’étais déjà résolu à tourner la page, elle me réconfortait dans mon idée. Étoile d’Ambre n’est-ce pas ? Elle l’avait perdu, et également son territoire. Elle semblait si menue, si tapie sur elle-même… qu’elle grande chatte elle était. Elle l’est toujours oui.

« Tu as raison, vivons notre vie et laissons les morts derrière nous. Mais il y a une chose dont nous sommes tous deux incapables de faire : oublier. »

Je me suis levé à cet instant, me rapprochant plus d’elle, notre museau se frôlant. Son regard semblait pétiller derrière ce voile gris qu’était ces démons du passé. Voici donc Étoile d’Épines, chef du clan du tigre.

« Le Clan du Tigre et celui du Lion ne sont plus rivaux, j’en ai décidé ainsi. Ne crois pas que je te prends en pitié, non, je ne veux aucun conflit, je veux protéger mes amis, ma famille. Personne n’a le devoir de mourir, c’est un droit. Et quand bien même, si tu as besoin d’aide, nous sommes là, sache-le. »


[Pas relu désolé pour les fautes.]

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MessageSujet: Re: D'une aube naissante, naît le commencement. [Pinoux]   Sam 30 Mar - 23:37

[ Désoooolée pour le retard ! Je sens que je vais aimer le revirement soudain d'Epines, avec l'idée que j'ai eu ... 8) ]

C'est La Consigne.
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J
e regrette autrefois, quand je n'avais encore, qu'à éteindre le matin, et allumer le soir. Année après année, la planète à tourné, chaque jour un peu plus vite. Sans que change la consigne. Ma planète ne tourne plus, ou alors elle ne tourne plus rond. Mais je crois que je ferai bien d'abandonner le terme de "planète" étant donné que je ne sais absolument pas de quoi il s'agit. Alors, je vais dire mon univers. C'est mon univers qui ne marche pas. Il est instable. Notre époque est détraqué.

Mes paroles firent mouche. L'air légèrement troublé que pris Eoile du Tyran me fit esquisser un rapide sourire. Oui. Je ne pouvais avoir que raison. Moi-même, j'aurai mieux fait d'appliquer mon conseil. Mais je n'aurai pu savoir. Je n'aurai pu savoir dans quel état j'avais fini après tout cela. Mes réflexions me firent oublier que je m'étais approchée de lui. Je n'y fis pas attention. Et impossible de savoir s'il s'en inquiétait ou non. J'étais perdue dans mes pensées. Comme un nouveau-né cherchant sa mère dans la nuit effrayante, pleine des cris sombres et aigus des animaux nocturnes. Je déambulai parmi tout ça, sans pouvoir me raccrocher à quelque chose pour revenir à la réalité. Ma vue était vague, floue. Je ne savais pas si ce que je distinguai appartenait au réel ou à l'irréel. Impossible à savoir.

« - Tu as raison, vivons notre vie et laissons les morts derrière nous. Mais il y a une chose dont nous sommes tous deux incapables de faire : oublier. »

Je clignai des yeux plusieurs fois. La première chose que je rencontrai fut deux abysses. Ses iris étaient bleues, semblable à une nuit sans étoiles. D'un bleu nuit. Vraiment, il avait de beaux yeux. À peine me détachais-je de ses yeux que je pris enfin compte de la maigre distance qui nous séparait. Je n'aimai pas ça. Ses paroles, ce mot, oublier. Je fus parcourue d'un petit frisson. De toute façon, qui pouvait oublier ? Ce n'est pas possible d'oublier. On peut le refouler au plus profond de notre être, de notre âme, de notre esprit, mais jamais cela s'efface. Notre cerveau n'est pas fait pour effacer ni supprimer. Peut-être encore qu'il peut négliger quelque chose mais essentiellement pour conserver. Je savais ce que je voulais oublier. Mais pour lui ? Je ne voyais pas. Peut-être souhaitait-il oublier la perte d'un être cher, comme moi ? Ou bien voulait-il seulement se soustraire à son nouveau rôle ... Il me fut impossible de le dire. Maintenant, nos museaux se frôlaient presque. Instinctivement, je reculai. Je reculai de quelques pas, espérant imposer une distance règlementaire entre nous deux. Pourtant, mes yeux ne se détachaient pas des siens. Je n'aimai pas ça, du tout.

« - Le Clan du Tigre et celui du Lion ne sont plus rivaux, j’en ai décidé ainsi. Ne crois pas que je te prends en pitié, non, je ne veux aucun conflit, je veux protéger mes amis, ma famille. Personne n’a le devoir de mourir, c’est un droit. Et quand bien même, si tu as besoin d’aide, nous sommes là, sache-le. »

Si tu as besoin d’aide, nous sommes là, sache-le. Le déclic fut long. Je ne savais pas s'il avait conscience de ce qu'il venait de me dire, à moi, meneuse du Clan du Tigre. Si nous avions besoin d'aide ?! Bien sûr que nous en avions besoin ! Notre camp avait été ravagé par des bipèdes et leurs monstres. J'avais perdu mon lieutenant et mon apprenti guérisseur, sans compter tous les autres guerriers, apprentis, anciens et chatons ! Mes paupières se froncèrent et mes pupilles ne furent que deux fentes. Mais à cause de la stupidité des clans, des règles, de leurs membres, de leur mentalité, il nous était inconcevable de demander de l'aide sans être à leur merci ni sans être attaqué de revers. Mes lèvres se retroussèrent doucement et un feulement monta de ma gorge sans que je ne pus l'arrêter.

« - Crois-tu que je ne sais pas cela ?! Crois-tu que je suis qu'une parfaite imbécile qui ne sait pas cela ?! Je ne suis pas de ces chattes aux allures de nouveaux-nés qui croient en ces idées utopistes ! Je sais ce qu'il se passera si je demande de l'aide aux autres clans ! Nous n'avons pas besoin de ça ! »

Ma colère retomba aussi rapidement qu'elle était soudainement apparue. Mon échine hérissée, de même que mes poils, retombèrent à plat sur mon pelage. Mes yeux s'agrandirent de stupéfaction. Apparemment, ma réaction quelque peu ... démesurée avait étonné Etoile du Tyran, à en juger par ses traits ... Et maintenant, que devais-je faire ? M'excuser, ne rien faire ? Je ne mettais pas vraiment vue partir mais une chose était maintenant claire comme de l'eau de roche pour moi : j'étais à fleur de peau. Cela pouvait paraître bénin, mais si cela en venant à me coûter comme cet excès de colère, à l'instant ... Il fallait au plus vite que je puisse remédier à cela ! Ignorant, encore une fois, le conseil que je m'étais donné plus tôt de me maintenir à une distance respectable du matou noir, je m'avançai de quelques pas, pour me retrouver en face de lui. En face de ces deux profondes abîmes.

« - Désolée ... Je ne sais pas ce qui m'a pris. »

Après un court silence, je soupirai bruyamment et posai la question qui me tracassait d'une voix douce, qui ne m'étais pas connue.

« - Que souhaites-tu oublier ? »

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MessageSujet: Re: D'une aube naissante, naît le commencement. [Pinoux]   Sam 6 Avr - 14:31

La nature produirait tout en commun sans sueur
Ni labeur. Je n’admettrai ni trahison ni
Félonie, ni épée, pique, couteau, fusil ni
Quelque engin que ce soit, mais la nature produirait
D’elle-même tout à foison, tout en abondance,
Pour nourrir mon peuple innocent.
The Tempest.


Telle était la réaction à laquelle je m’attendais. Rien ne pouvais être plus colérique, plus sentimental que sa réponse si prompt à tout mouvement. J’aimais ceux qui écoutaient leur cœur et qui ne réfléchissaient pas avant d’envoyer ce qui leur pesait, aussi lourd qu’un rocher. D’une certaine manière, je n’avais pas vraiment écouté cette tempête de mots qui surgirent de sa gueule. J’étais aspiré dans les tréfonds de ses yeux d’or. Je pouvais tout y voir, tout y découvrir, mais ce fut comme si une barrière m’empêchait d’aller plus loin, de voir le noyau de la rédemption, l’être de son être, de voir, Etoile d’Epines en personne, la vrai, et non une usurpation. Le courage, la force, la peur, la générosité, l’orgueil et l’amour étaient les sentiments que je parvenais à voir à travers ses yeux, son âme. Dans une vague de rage, ses mots m’atteignirent même si mon cœur n’y était pas.

« - Crois-tu que je ne sais pas cela ?! Crois-tu que je suis qu'une parfaite imbécile qui ne sait pas cela ?! Je ne suis pas de ces chattes aux allures de nouveaux-nés qui croient en ces idées utopistes ! Je sais ce qu'il se passera si je demande de l'aide aux autres clans ! Nous n'avons pas besoin de ça ! »

Une voix résonnait dans ma tête, tournant, tournant toujours jusqu’à me rendre fou. Je savais qu’elle répondrait cela, je n’étais en aucun cas frustré de son choix. Elle paraissait si fragile, si menue, si belle qu’on ne voudrait que la protéger. Bien que je sache que personne ne serait de mon avis, je voulais m’immiscer contre le monde avec elle. Je ne sais comment la convaincre, je ne sais comment lui faire comprendre que je suis son ami et non son ennemi. Je veux qu’elle comprenne que j’apporterais mon aide au péril de ma vie. Que je le défendrais et soutiendrais jusqu’à ce que la mort vienne me toucher du bout de sa patte et m’emporte au loin, avec Cœur de Lion et Etoile du Temps.
Voilà ce que je pensais, voilà quelle voix tournait sans cesse dans ma tête. Je trouvais toutes ces pensées absurdes et dénuées de sens, mais au fond de moi, je savais que je le pensais vraiment. Tous mes rêves opportunistes venaient d’être rayés en un clin d’œil, lorsque l’espoir vint m’effleurer le pelage.

« - Désolée ... Je ne sais pas ce qui m'a pris. »

Ce fut comme un écroulement de questions qui arrivèrent dans mon esprit. C’était comme si elle me criait qu’elle avait besoin d’aide, que je ne devais pas partir et la laisser seule à nouveau, que je devais la soutenir. Pensait-elle la même chose que moi ? Y avait-il une barrière dans mes yeux qu’elle non plus ne pouvait franchir ? Pensait-elle qu’elle devait m’aider de sortir de cette torpeur qu’était l’ombre de la mort ? Que pensait-elle… je n’en sais rien.

« - Que souhaites-tu oublier ? »

Cette phrase était la même que celle que ma conscience me répétait chaque jour en me levant. Que souhaites-tu oublier, Etoile du Tyran ? Je ne sais pas, ou plutôt, je ne savais pas jusqu’à maintenant. La réponse me parut si évidente quand elle posa la question.

« - La douleur. J’aimerai oublier la douleur qu’est de perdre un être cher. Rien de plus, rien de moins. Je sais que ce sera dur d’y arriver, mais pour y parvenir, il faut des personnes sur qui compter, sur qui se reposer et se confier quand quelque chose ne va pas, il faut pouvoir pleurer sur l’épaule d’un ami, il faut pouvoir aimé et être aimé de nouveau, il faut savoir pardonner et recommencer à zéro. »

Voilà ce que je lui ai dit. Voilà ce que je pensais. Je ne sais pas où notre relation allait nous mener, mais j’espérai qu’elle nous mènerait loin, dans un lieu sans douleur, ou nous serions tous deux.

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MessageSujet: Re: D'une aube naissante, naît le commencement. [Pinoux]   Sam 20 Avr - 18:14

[ Bref, vraiment désolée pour ce qui va suivre mais bon ... Tu sais comment j'ai pu ramer pour l'écrire alors ne sois pas trop sévère. ]

Compassion.
privé Tyramichoux. ♥

L
e soleil était maintenant complètement apparu. L'astre resplendissait par cette matinée brumeuse, dont le miroitement de ses rayons sur les gouttes laissaient apercevoir un vague arc-en-ciel. Une atmosphère presque féérique s'était installée là, entre nous deux. Ce n'était pas pour me déplaire, mais ... Mais qui contrastait avec l'état d'agitation qui régnait à l'intérieur de moi. Je ne savais pas quoi penser. Je ne savais plus quoi penser. De cette situation, de tout ça. Mais surtout, que devais-je en penser ? La question résidait là ...

« - La douleur. J’aimerai oublier la douleur qu’est de perdre un être cher. Rien de plus, rien de moins. Je sais que ce sera dur d’y arriver, mais pour y parvenir, il faut des personnes sur qui compter, sur qui se reposer et se confier quand quelque chose ne va pas, il faut pouvoir pleurer sur l’épaule d’un ami, il faut pouvoir aimé et être aimé de nouveau, il faut savoir pardonner et recommencer à zéro. »

Sa voix baissa en intensité, jusqu'à ne plus devenir qu'un mince filet. J'étais absolument certaine d'une chose : jamais plus il ne se laisserait faire. Jamais plus il ne sombrerait comme il l'avait fait. Il me semblait déterminé, mais pourtant si vulnérable, face à moi. Je n'avais certes que la peau sur les os et ma prestance n'avait plus rien de celle d'autrefois. Néanmoins, je me sentais presque capable de le dominer. Même si j'étais à un niveau plus bas que lui au niveau du moral, j'avais tout de même confiance en mes capacités. Et puis il était clair que j'avais plus d'expérience que lui. Etoile du Tyran devait tirer sur les vingts lunes alors que j'en étais à presque trente-quatre. Je ne savais pas pourquoi je pensais à cela, maintenant. C'était, pour ne pas dire complètement, vraiment étrange, ce sentiment qui naissait en moi. Telle une flamme ravivée par le souffle de l'air. Je le sentais monter en moi, prendre presque possession de moi. Mes pattes me démangeaient, et mon ventre fourmillait. Mes griffes s'enfonçaient dans la terre meuble de la clairière. Je n'avais qu'une seule envie, primitive et instinctive. Elle montait, croissait, grossissait encore plus. Il me devenait de plus en plus compliqué de le réfréner. Plus j'y réfléchissais et plus je me rendais compte que cela était complètement et purement puérile. Mais que pouvais-je y faire ? Pas grand-chose j'ai l'impression. Heureusement que personne d'autre n'était là pour voir ce qui allait se passer ... Heureusement ...

« - Je suis désolée ... Ma réaction paraît tellement ... Je suis ... Dire que je suis censée être la fière meneuse du Clan du Tigre, et voilà à quoi j'en suis réduite. »

Mes yeux se plantèrent dans ceux d'Etoile du Tyran. Il ne devait pas savoir quoi penser, de mes paroles. Quoi en en faire. Et surtout, quoi répondre. Mais je ne l'en blâmerai pas. Tout cela était irréel. Comment passer d'une conversation si sérieuse, emplie de tant de sentiments à une réaction aussi ... aussi idiote ! Ce n'était pas vrai ! Ce ne pouvait être possible ! Et pourtant, les sensations de mon corps et de mon esprit ne me trompait pas. Vraiment, tout cela ne pouvait être qu'illusion.

Je m'approchai de lui, rompant définitivement cette distance que je m'étais imposée entre nous deux. Comme une apprentie en admiration devant les exploits de guerriers, mes yeux pétillaient d'un éclat enfantin. Comme un chaton espiègle sur le point de faire une bêtise, mes moustaches piaffaient d'impatience. Comme un guerrier sur le point de se jeter dans la bataille, je m'affaissai. Et certainement pas comme une meneuse, je me jetai, littéralement, sur le matou noir.

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MessageSujet: Re: D'une aube naissante, naît le commencement. [Pinoux]   Jeu 25 Avr - 19:03

[ Je te vole la moitié de ta présentation Gniark Gniark. Tu sais, même Scrat suit, notre rp, au secooours ! Et aussi désolé pour cette réponse merdique :]

Anéantissement.
privé Pinouchoux. ♥



En général, je qualifierai les yeux comme le reflet de l’âme, mais je crois en une autre de leurs innombrables capacités : celle de capturer. Évidemment, vous me direz, des yeux capturer quelque chose, ce n’est pas possible, mais moi j’y crois. Cette une conviction tellement intense et réelle que rien ni personne ne pourrait me faire penser le contraire, borné n’est-ce pas ? Parfois, j’aimerai demander à quelqu’un ce que représentent les yeux d’un guerrier pour lui. Je pense que cette question permet de concevoir la personnalité de l’entité que se trouve devant nous. Je répondrai simplement ceci : « L’âme capture le soleil, et lorsqu’elle se referme, elle garde en elle, deux morceaux de soleil. ».

Est-ce que vous connaissez le chant de la mort ? Moi je ne le connais pas, pas encore. Je ne veux pas la connaitre. J’ai envie de vivre pour aider mes amis et mes compagnons, voilà comment je conçois le monde. Je ne pense pas atteindre tous mes proches, mais je ferai de mon mieux avec mes… trois soleils. Mes yeux et mon cœur. Alors, connaissez-vous ce chant ? L’imaginez-vous ? Le pensez-vous réel ? Ce que je pense est que chaque individu connait et entend une mélodie différente le jour de la fin. Mais je me la suis toujours imaginée mélancolique, triste et sans remords. Sans remords…

« - Je suis désolée ... Ma réaction paraît tellement ... Je suis ... Dire que je suis censée être la fière meneuse du Clan du Tigre, et voilà à quoi j'en suis réduite. »

Je n’avais aucun remords. Non, même si j’en étais arrivé à être cloué au sol, je n’en avais pas. Je lui avais dit ce que je pensais, mes réelles intentions et mes choix. Qu’elle y croit ou non, c’est ce que je ferai. Si cela pouvait l’aider, la défouler, dégager toute sa tristesse et sa rage face au monde, je pourrai très bien la laisser me tuer… s’il y avait quelqu’un pour la guider après moi. Je n’ai pas vécu assez longtemps à ses côtés pour l’abandonner maintenant. Qu’elle ait l’envie de m’assassiner ou non je ne la laisserai pas faire, car elle a besoin de moi, de nous, de notre aide. Parfois, il faut savoir renoncer à sa cupidité et se reposer sur quelqu’un. Ne l’avais-je pas dit plutôt ? Un jour il arrive où l’on ne peut plus faire face seul. Un jour arrive où l’on doit être aidé, qu’on le veuille ou non. Je ne pourrais dire ce qu’il se passe dans sa tête en ce moment. Je sentais son poids sur moi, elle ne semblait pas bouger, son souffle roque sur mon museau était chaud et empreint de colère. Mes yeux étaient fermés, mes yeux s’étaient fermés il y a longtemps, et le soleil ne pouvait y être capturé. Mais sa rencontre, cette rencontre me les a rouverts, tel un voile qui se lève sur l’ombre d’une vie, tel un faisceau lumineux qui éclaire le néant, tel que, mes yeux sont redevenus deux morceaux de soleil.

Lentement, je les ouvris, croisant son regard pétillant comme un jeune chaton tout juste sorti de la pouponnière, je n’avais qu’une seule chose à lui demander, tristement :

« Pour toi, que représentent mes yeux ? ».

Cette phrase emblématique signifiait tout pour moi, absolument tout. Qu'il en soit ainsi, j'agirai selon sa réponse, car encore une fois, cette réponse sera sa décision et ses choix futurs. Sa réponse me montrera son âme et son envie de se battre pour survivre, mais quelle qu'elle soit, je la suivrait.

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MessageSujet: Re: D'une aube naissante, naît le commencement. [Pinoux]   Ven 14 Juin - 15:11

[ Bah elle a du attendre longtemps avant ma réponse alors !  Et vraiment vraiment désolée pour le retard mais je n'avais pas d'inspiration du tout. :v ]

Daydream.
privé Tyramichoux. ♥

a vie est un fil qui s'entremêle, se croise avec d'autres, et fait des noeuds. Parfois ils sont solides, et d'autres fois non. Une simple pression suffirait à les défaire. Et une force inverse permettrait de les serrer. Ce n'est pas  dire, que la vie ne tient qu'à un fil.

Longtemps. Tellement longtemps ! Cela faisait tellement longtemps qu'une telle joie de vivre s'était emparée de mon corps. Tout le poids de mes souffrances passées s'envolait, et cette impression était grisante. Pour un peu, je n'aurai pas trop su comment réagir face à ça. Et tandis que mes pattes avant s'appuyaient sur les épaules du matou noir, cette sensation en moi grandissait. Un léger rictus effleura mon visage, puis disparu. Dans un bruit mât, Etoile du Tyran disparu lui-aussi sous ma fourrure négligée et je me retrouvai au-dessus de lui. Les yeux dans les yeux. Il n'avait esquissé aucun mouvement pour m'éviter, ni aucune parole pour me retenir. Comme s'il s'en fichait. Comme s'il avait lu au plus profond de moi, qu'il avait deviné que s'était ce que je désirai, en ce moment même.

Si quelqu'un était passé par hasard ici, et qu'il avait vu ces deux chats, ces deux meneurs de clans différents, l'un cloué au sol et l'autre, dominant, au-dessus de lui, qu'aurait-il pensé ? Que ce n'était que deux pauvres fous de se jeter l'un sur l'autre en cette saison ? Aurait-il passé son chemin, et détourné le regard pour s'enfoncer loin dans la forêt et loin de cette scène ? Se serait-il avancé et, pris de curiosité, aurait observé l'étrange ballet ? Ou bien aurait-il fait demi-tour ? Mon questionnement était peut-être insensé, mais j'y attachai une certaine importance. Qu'aurait dit un membre de mon clan s'il m'avait vu ? Ou alors un du Lion ? Aurait-il feulé et m'aurais ordonné de lâcher son chef ? Et s'il avait compris ? ... Tant de questions et pas une seule réponse. Bientôt il ouvrit les yeux, et ses abysses bleutées capturèrent mes pupilles d'émeraude.

« - Pour toi, que représentent mes yeux ? »

Je baissai la tête. Tout mon poids de chatte famélique était maintenant sur un chat sortant tout juste de la tanière des apprentis. Comme si je lui donnais un peu du poids de ma souffrance. Est-ce ...

« - Se reposer sur quelqu'un ? »

À tout ça, je n'y connaissais rien. Ou du moins, pas grand chose. Quand m'étais-je reposée sur quelqu'un ? Quand Ambre avait sombré dans la folie ? Oui ... Je me rappelai. Je me rappelai comme si c'était hier de ma conversation dans les bois, avec Jolie Perle. Lorsque je lui avais avoué tout ce que je savais sur notre chef. Étant une guérisseuse, je n'avais guère pu longtemps lui cacher son état. Il me semblait que ce fut la première fois que je déposai un peu de mes problèmes sur une autre épaule. Et ce sentiment d'avoir un poids en moins ... De ne plus avoir à cacher, à porter un masque à chaque instant, devant tout le monde. Et une légèreté longtemps recherchée. Oui, je connaissais ce sentiment.

Mes pattes toujours appuyées sur lui, je le dévisageai presque. Il voyait en moi comme si j'étais faite d'eau claire ! Je ne savais pas si cela devait m'irriter ou si je devais prendre ça d'une manière différente. Tout était confus.

Relâchant la pression que j'exerçais sur le meneur, je m'enlevai de lui et m'assis juste à côté, nos fourrures se touchant à moitié. Je tournai la tête vers le soleil qui était maintenant levé mais à peine plus haut que l'horizon.

« - Tu vois en moi comme si j'étais transparente. Comment suis-je censée réagir ? Mon esprit est embrouillé, ma vision brumeuse. Je n'arrive même plus à dire si ce que je vois là maintenant est réel. Comme le saurais-je ... »

[ Il est pas fameux et la qualité d'écriture est pas top mais j'espère que t'arriveras à t'en tirer avec ça. :/ ]

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MessageSujet: Re: D'une aube naissante, naît le commencement. [Pinoux]   Jeu 20 Juin - 16:12

FORGET.



Il y a tant de mots pour n’en définir qu’un seul, et tellement de mots à définir. Mais peut-on vraiment mettre des mots sur des mots ? N’est-ce pas irréaliste ? Pourquoi ne pas seulement nous exprimer comme nous le souhaitons, sans penser aux répercussions que cela pourrait avoir ? N’est-ce pas l’incohérence de ce monde ? Ou bien est-ce l’incohérence des autres qui juges nos pensées ? Peut-être est-ce les deux. A notre manière, on veut se fondre dans la masse et vivre avec les autres, dans un monde sans remise en question et sans remords. Chacun fait ce qu’il veut. Chacun se bat pour ce qu’il veut. Chacun est libre de vivre libre dans le monde qu’il souhaite. Je pense que c’est ce qui fait la beauté de ce pays, de cet univers. Marcher, courir, combattre, parler, chanter et aimer avec détermination. Je pense que c’est ce que je veux. Rien de plus rien de moins. Mais je pense, que je veux juste m’échapper et me protéger, enfin, c’est plutôt ce que je pensais avant.
 
Le soleil, brillant comme s’il veillait sur nous, poussant toujours à avancer et à nous tirer vers le haut avec ses rayons gigantesques. Il aurait été pour moi un rayon de chaleur, me poussant à oublier, à aller de l’avant, mais je pense qu’aujourd’hui il me permet juste de comprendre que le monde est vaste et qu’il faut savoir compter sur les autres. Autrefois, je pensais comme tous ceux qui ont un poids qui leur pèse : tuer ou être tuer. C’est tout ce qui importait. Survivre. Je ne veux plus survivre seul, avec pour uniques compagnons le soleil, le vent et la pluie. Je ne me décrirai pas comme quelqu’un de calme ni colérique, mais je défends ce qui en vaux la peine. Je ne sais pas si je suis gentil ou non, mais je suis persévérant. Je veux aider. Mais ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas le soleil qui m’a fait changer. Non.
 
Je pense que ces critères de changements, je les aurais assez cités. J’en ai marre d’y penser. En ce jour, je suis Étoile du Tyran, chef du clan du Lion et j’ai des devoirs. En ce jour, je remercie le clan des étoiles de m’avoir accordé cette rencontre merveilleuse avec Étoile d’Épines, cheffe du clan du Tigre. Elle et son clan en valent la peine. Oui. C’est ce que j’ai jugé, pensé et admiré. Mon cœur à prit le dessus sur mon esprit. Étoile du Tyran était un jeune guerrier fougueux et prêt à tout pour se battre et gagner face aux autres clans, maintenant il est juste un chat comme les autres, défendant son clan avant toute chose.
 
Elle était face à moi, après m’avoir attaqué. Je lui souris, elle était belle, face au soleil, elle semblait briller de mille éclat.
 
« Si tu me revois, pense à tout sauf à un attaque, jamais je ne trahirai ma parole que je te donne. En me retournant je lui caresse le visage du bout de ma queue et le lance en m’éloignant : A bientôt… »
 

Juste un sourire.

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