« Dans ce monde il y a des gens qui préfèrent la solitude, mais il n'y a personne au monde qui puisse la supporter. »
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 « C'est quand mon tour, à moi ? » |Libre.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité




MessageSujet: « C'est quand mon tour, à moi ? » |Libre.   Lun 4 Fév - 21:53


« C'est quand mon tour, à moi ? »
|Libre.



Une belle matinée commençait. J'étais déjà levée, assez tôt je dois dire, du moins pour un chaton. Je n'avais réveillé que ma mère, ce qui semblait l'agacer. Avec gentillesse, je lui demanda de m'allaiter, ce qu'elle fit, malgré mon âge. J'avais faim, et ces périodes d'hiver, je préférais me nourrir de lait que de priver les guerriers de chair en plus. Une fois terminé l'allaitement, ma mère se rendormit à côté des autres reines, comme toute la nuit. Il semblait qu'aucun apprenti n'était parti. J'aurais pu faire ma casse-pied à poser des tas de questions, en fait, je ne le fis pas. Non, je fis quelque chose de semblable : je m'approcha, les pattes dans la neige, des tas de ronces qui servaient d'entrée au camp. Je mis mon museau à l'extérieur, puis ma tête entière. Avant d'ouvrir les yeux, tout ce que je reçu, ce n'était pas un joli paysage enneigé, mais une bourrasque de vent matinale, et moi qui n'y avait mit aucune résistance, pouf, j'étais propulsée un peu plus loin. Je déboula jusqu'à ce que la patte d'un guerrier m'arrêta. Juste un regard nous relièrent. Je repris ma petite place, sans retenter l'expérience.

J'étais là, je regardais les apprentis passer. Certains avaient six lunes, tout comme moi. Oui enfin moi je n'étais pas baptisée, aussi. Enfin, j'avais presque six lunes, d'ici quelques jours, je les aurais. Pourtant, je voulais encore m'amuser quelques temps, d'un côté, et d'un autre, apprendre durant sept, voir huit lunes pour devenir la meilleure guerrière, comme tout rêve d'un chaton. Ah. Un soupir m'échappa. Avant d'aller discuter avec les anciens, j'aperçu l'aspect d'un chat dans l'ombre. Oui, excusez moi, il était à l'ombre ; ce n'est tout de même pas ma faute. Je m'apprêtais à avancer mais un apprenti et son mentor avancèrent et je perdis de vue le félin. Roh. Ça ne m'arrive qu'à moi. Enfin. Nouveau soupir. Je décida de poursuivre les traces. Je vais jusqu'à la pile de gibier, là où il se trouvait, et suivit les traces. Je venais de faire un tour en rond. Après un second tour, pour vérifier si aucune trace n'était, je remarqua autre chose. Un tas de neige, juste à côté de l'endroit où j'étais assise quelques instants plus tôt. Il n'y était pas, juste avant que les deux félins, apprenti et mentor, passèrent. Trouvé ! Il était passé par là. Je suis à nouveau les traces. Encore une fois, ça me ramène au point de départ. J'attends. J'attends qu'il se montre. Il fait froid. Lorsque j'expire, une fumée, comme j'aime appeler ça, une fumée comme gelée, vu sa blancheur, sort de ma gueule. Alors j'aspire profondément l'air et l'oxygène qu'il contient. Je l'expire d'un coup. La fumée s'envole et j'arrive à l'apercevoir. Je bondis pour la rattraper : lorsque ma patte l'effleure, elle va encore plus vite. J'abandonne, mais au moins, j'ai bien rit. Je me ramasse sur le sol comme une souris morte, paf. Pleine de neige, je me secoue dans tous les sens. Personne ne se prend de neige. Je reprends mon occupation : attendre le fameux félin passé quelques temps plus tôt. Ça devrait réussir à me calmer, mais aussi à élucider le mystère du félin, enfin, il est de mon clan, ça c'est sûr : mais c'était qui ? Il n'avait pas l'air très grand, ça devait être un apprenti, enfin j'espère : je pourrais parler avec. Je souris à cette pensée, secoua la tête, assise, je me coucha, et patienta.
Revenir en haut Aller en bas

Mon identité.
Relationship :
Perle de Miel
Ancien membre



Féminin
● Nombre de messages : 272
● Je suis arrivé(e) ici le : 02/12/2012
● Age : 17
● Mentor/Apprenti(e) : Nuage Glacé

MessageSujet: Re: « C'est quand mon tour, à moi ? » |Libre.   Sam 9 Fév - 13:16

Il faisait particulièrement froid en cette nuit d'hiver. Mais, au sein de la pouponnière, avec tous ces bruits réguliers de respirations profondes, et de cette chaleur qui émanait des reines présentes, je me sentais plutôt à l'aise. Bientôt, je quitterais la pouponnière pour revenir dans la tanière des guerriers et reprendrais mes fonctions de guerrière. Ce que je voulais par-dessus tout.
Mon dernier-né, Patte du Destin, se nourrissait encore de mon lait. Quand elle me réveilla, j’agitai les oreilles d’agacement et me couchai sur le ventre pour qu’elle puisse se nourrir. Ellel avait raison, après tout : ce ne serait qu’une bouche supplémentaire à nourrir, comme diraient les anciens les plus grincheux. Ils n’étaient pas fans de certains chatons, ils préféraient les savoir nourris et au chaud dans leur nid. Ce qui était compréhensible.
Le sol de la pouponnière était en terre battue et les nids en mousse. Près de moi, une chatte dormait paisiblement ; parfois elle fronçait les sourcils et s’agitait dans son sommeil. Mais cet instant de distraction fit que Patte du Destin avait eu le temps de partir. J’allai me lever pour aller la retrouver et la réprimander, mais je m’avisai. Elle avait presque six lunes, elle avait besoin de sortir un peu – de plus, l’aube n’allait plus tarder à se lever.
Je ne vis que la queue de ma fille disparaître entre les tiges des ronces. Ses petits miaulements d’amusement se firent à peine entendre lorsqu’elle s’éloigna un peu plus. Je l’entendis gratter la terre, qui, je le devinai, devait être entièrement recouverte de neige. Je levai la tête lorsque je ne l’entendis plus. Inquiète, je tendis l’oreille. Puis des nouveaux grattements me firent comprendre qu’elle s’amusait à se rouler dedans. Toujours couchée, je n’avais pas envie de sortir et de sentir le froid mordant de l’hiver contre ma peau. J’attendrai que le soleil décide à se pointer entre les nuages gris et réchauffer un peu le camp. J’aimais bien faire des blagues à Patte du Destin ; je me couchais dans la neige et demeurais immobile, mon pelage blanc se fondant dans le paysage. Souvent, c’étaient les extrémités de mon pelage qui me trahissaient – je les enfonçais alors dans la terre glaciale.
Quand le silence fut total, je me rendormis, les paupières tombantes.

__________________________________



Merci Chaty, je l'aime beaucoup *-*

merci à tous pour vos cadeaux...♥:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thebattleofclans.forumactif.org/
 

« C'est quand mon tour, à moi ? » |Libre.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
~ La Guerre des Clans ~ :: LES ARCHIVES :: BACK TO THE PAST :: Clan du Lion-