« Dans ce monde il y a des gens qui préfèrent la solitude, mais il n'y a personne au monde qui puisse la supporter. »
 
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 Tu veux jouer avec moi ? [Pv : Pear <3]

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MessageSujet: Tu veux jouer avec moi ? [Pv : Pear <3]   Lun 1 Avr - 9:43

Délivrance était un félin tout à fait surprenant. Que ce soit dans sa façon de marcher, de se tenir, de s'exprimer et de penser. Du haut de ses 20 lunes, il avait le caractère d'un chaton mais un corps d'adulte. Il réfléchissait comme les enfants, il avait les capacités d'un adulte. Il se dandinait comme un jeune chaton qui sort de la Pouponnière, il savait chassé comme un Guerrier. Tout chez lui était une contradiction. Pourtant, il vivait heureux, et c'était le principal. De temps en temps, il souffrait de la solitude et de l'isolement, mais la plupart du temps, il parlait aux arbres, aux pierres, à la rivière, pour ne pas se sentir trop seul. C'était assez comique à voir, mais pour lui, c'était très sérieux. Si vous lui aviez demandé pourquoi il faisait ça, il vous aurait répondu que la nature est son amie et que sans elle, il n'est rien. Ce jeune Solitaire vivait non loin de la Rivière. C'était un choix de sa part. Pas par stratégie parce que c'était mieux d'avoir de l'eau à côté mais juste parce qu'il aimait les reflets arc-en-ciel des gouttes d'eau, qu'il aimait les poissons argentés qui nageaient dans ces eaux peu profondes et clairs. Mais il s'était installé assez loin tout de même. Pas parce qu'il avait peur d'ne inondation mais parce que l'Eté, les moustiques venaient toute la nuit se désaltérer et qu'ils faisaient trop de bruit pour que notre pauvre ami puisse dormir tranquillement. Il vivait dans une petite grotte en pierre adossé à un arbre géant. Il avait choisi cette endroit car durant la Saison des Feuilles Vertes, il y faisait frai et que durant la Saison des Neiges, il y faisait un peu plus chaud que dehors. En effet, cette grotte gardait une température moyenne de 15 C° toute l'année ce qui était un avantage évident.

Délivrance marchait le long de l'eau. Les Chats de la Forêt n'aimaient pas l'eau, mais lui, il n'en avait pas peur. Il ne savait pas nager, mais inconscient comme il était, il ne voyait pas le danger que pouvait représenté cette rivière, donc il n'avait aucune peur de se promener tout au bord et de parfois plonger ses pattes dedans. Ce matin, il faisait bon vivre sur la Forêt de Cerfblanc. L'air était tiède, le soleil brillait, les oiseaux chantaient, l'eau clapotait sur la rive. Bref, une parfaite matinée pour une petite promenade. Mais il entendit un bruit suspect provenant d'assez loin de lui. Il eut juste le temps de plonger dans un buisson, le plus discrètement possible. Il huma l'air. Ca sentait le Clan du Léopard à pleine truffe. Il n'aimait pas les Clans, mais il n'avait rien contre celui d'Etoile de Fumée, puisqu'il ne connaissait personne là bas et que personne ne le connaissait. Il espérait que le Chat qui allait certainement venir boire ne le reconnaîtrait pas. Ce fut une belle féline au pelage gris foncé et aux yeux bleus azur qui fit son apparition. Délivrance était heureux de voir quelqu'un. Enfin ! Et il voulait absolument en profiter, et c'est ce qu'il fit. Toujours bien caché dans son buisson, il miaula :

"Dis, tu veux bien jouer avec moi ?"

La féline avait dut l'entendre donc il sauta dans un buisson un peu plus loin. Toujours avec une discrétion étonnante pour un félin comme lui. C'était encore un avantage d'Adulte que les Chatons ne possédaient pas. En tout cas, il aimait jouer de sa discrétion. Il espérait que la féline du Clan du Léopard allait accepté. Elle serait drôlement surprise quand elle découvrirait que c'était un félin adulte, peut-être plus âgé qu'elle, qui lui avait demander de jouer avec lui. Mais le Solitaire s'en contre-fichait bien des âges. Pour lui, tout le monde pouvait jouer, à n'importe quel âge. Qu'il avait changé depuis tout ce temps... Personne ne pourrait le reconnaître.

"Et si on jouait aux devinettes ? C'est moi qui commence !"

Il n'était pas bien doué aux devinettes mais un jour, un Solitaire lui en avait raconté une et il lui avait fallut beaucoup de temps pour trouver la réponse. Il pourrait peut-être impressionner la féline, comme ça ? En tout cas, sautant dans un autre buisson, il commença donc sa partie de devinette, sans demander l'accord de l'inconnue qui devait être bien étonnée.

"Je suis ce que je suis mais je ne suis pas ce que je suis. Qui suis-je ?"

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MessageSujet: Re: Tu veux jouer avec moi ? [Pv : Pear <3]   Dim 9 Juin - 19:43

Elle devait se reprendre il le fallait. Elle devait lutter et se relever. Elle ne pouvait pas continuer à verser des larmes amères sur ses joues chaque jours durant. Si elle continuait ainsi à se détruire volontairement elle finirait pas y rester. Mais n'était-ce pas ce qu'elle voulait ? Se voir mourir. Elle avait conscience qu'elle devait se battre pour se reprendre, pour redevenir heureuse. Elle devait cesser de se laisser aller à la tristesse qui créait en elle une abîme sans fin. Cette douleur lui devenait familière à force de la vivre en permanence. C'était ... une habitude en quelque sorte. Mais elle en avait assez de se débattre et de s'empêtrer dans son malheur. Elle voulait se relever mais elle avait peur. Peur de l'oublier si elle tournait la page peur de ne plus l'aimer. Elle était coincée. Coincée entre le passé et le présent. Enfermée dans l'autrefois sans pouvoir se concentrer sur l'actuel moment.

Son visage était lisse, comme la surface de l'eau calme. Ses yeux étaient vides, de toute expression. Son corps était terne et amaigri mais rien ne trahissait le débat chaotique qui prenait lieu en elle. Rien ne laissait paraître sa détresse quasi constante qui la secouait. Elle avait appris à la cacher à la maîtriser comme si de rien était, comme si tout était normal. Elle semblait calme, sereine alors qu'il était tout autre. Elle semblait normale, se mêlant aux autres alors qu'elle était en train de mourir, un peu plus à chaque respiration.

Elle regardait l'eau d'un regard morne. Elle s'ennuyait. Elle avait choisi elle même d'être seule pourtant elle n'en pouvait plus. Elle avait des amis mais ils semblaient tellement loin d'elle. Elle repensa à l'apprenti blanc de neige aux iris rouges à qui elle s'était livré il y avait trop longtemps. Nuage sans Couleur. Comme elle voulait lui reparler. Elle redressa le tête et contempla le ciel bleu. Il faisait beau et étonnamment chaud pour une saison des feuilles nouvelles. Aucun nuage ne se profilait à l'horizon, ce qui indiquait une belle fin de journée. Midi était passé depuis quelques heures et elle se trouvait là, prétendant chasser pour les siens. Au début c'est ce qu'elle avait fait puis elle s'était sentie trop mal pour continuer. Enterrant ses proies, un rouge gorge aux ailes brunes et une souris grise, elle s'était réfugiée en terre libre au bord de l'eau. Elle était venue dans un endroit calme, ressentant ce besoin fou de solitude qui la détruisait , la persécutait. Silencieuse, elle écoutait le chant de l'eau et le murmure des arbres. En plein éveil la forêt faisait retentir sa symphonie joyeuse. Comme elle aurait pu être heureuse. Seulement elle ne l'était pas.

« - Dis, tu veux bien jouer avec moi ? »

Elle sursauta, et d'un bloc les griffes sorties se retourna et fixa les buissons. Au fond d'elle même elle espérait son retour, comme la première fois. Mais ses yeux rouges n'étaient pas là, et ce n'était pas sa voix si sa douce fragrance. C'était juste un chat .... un simple chat qui venait la déranger pour jouer avec elle. Elle se sentit gagner par la colère. Assez elle en avait assez. Qu'on la laisse tranquille que diable, qu'on arrête de s'occuper d'elle et qu'on l'oublie, ou qu'on la tue une bonne fois pour toute !

« - Et si on jouait aux devinettes ? C'est moi qui commence ! Je suis ce que je suis mais je ne suis pas ce que je suis. Qui suis-je ? »

Mais pour qui il se prenait celui-là ?

« - Dégage, cracha-t-elle, j'ai autre chose à faire que de perdre mon temps avec toi. »

| Honte j'ai honte D8 |

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MessageSujet: Re: Tu veux jouer avec moi ? [Pv : Pear <3]   Mar 25 Juin - 18:46

Délivrance était tout excité à l’idée que la féline grise réponde à  sa devinette. Mais rien ne se pas comme il l’avait pensé. Et la réaction de l’inconnue fut cinglante et sans appel. Elle cracha au félin de dégager et elle continua qu’elle n’avait pas de temps à perdre avec lui. Le pauvre Solitaire en resta bouche-bé de stupéfaction. Il ne savait trop quoi répondre, ni trop quoi penser, en réalité. Il se demandait pourquoi cette Guerrière du Léopard, oui il connaissait son odeur, était si en colère ! Peut-être qu’elle avait faim ou qu’elle n’avait pas dormi depuis un moment … ? Le chat couleur crème restait assez sceptique. Mais pour éviter d’enrager encore plus la chatte grise, il quitta sa cachette et apparue devant elle.

Il put l’admirer de plus prêt. C’était une chatte très belle : elle possédait un pelage gris foncé avec des reflets bleutés, ses yeux étaient grands et expressifs – d’ailleurs, seul la colère et la tristesse luisait dans ce magnifique regard - ils étaient bleus. Mais pas un simple bleu qu’on peut trouver chez tous les félins de la forêt. C’était un bleu profond et hypnotisant. D’ailleurs, notre jeune félin commençait à être déboussolé par ce regard intense. Un oiseau battit des ailes et s’envola, non loin de là. Dans son envol, il brisa une branche qui tomba au sol, ce qui fit sursauter Délivrance. Celui-ci reprit ses esprits et bredouilla :

« Excuse-moi de t’avoir mit en colère … Je ne voulais pas … Mais, je me sens seul, et personne ne veut jouer avec moi. »

Maintenant, ça devait être l’inconnue qui devait être déboussolé. Délivrance avait tout d’un adulte. Son corps avait fini sa croissance, ses crocs étaient faits pour tuer et il n’avait plus rien d’un chaton innocent, à part son regard enfantin et sa bouille d’ange. Penaud, il s’assit sur le sol et gratta de ses griffes l’épaisse couche de terre qui recouvrait la forêt. Il espérait que la féline grise ne lui sauterait pas à la gorge. Il avait appris à ce battre, dans sa jeunesse, mais il n’était pas un expert et il avait quitté le Camp avant de devenir Guerrier. Et surtout, il n’aimait pas tuer : c’était un grand pacifique qui rêvait de paix et d’harmonie.
Néanmoins, malgré son apparence d’adulte, il restait jeune et fougueux dans sa tête. Les apparences sont trompeuses, et Délivrance en était un parfait exemple. Il leva la tête vers la féline et il remarqua une nouvelle fois la grande tristesse qui vibrait dans son regard. Et il fut chamboulé. Cette chatte était triste, et lui, il ne pensait qu’à jouer ! Il s’approcha un peu de l’inconnue, d’un pas hésitant, toujours en train de contempler les pupilles bleutés de la Guerrière. Il s’assit à quelques longueurs de queues de souris d’elle.

-  Pourquoi tu es triste ? demanda-t-il de sa petite voix. Tu t’es fait mal ? Ou tu t’es perdu, peut-être ? s’inquiéta-t-il sincèrement. 

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MessageSujet: Re: Tu veux jouer avec moi ? [Pv : Pear <3]   Jeu 27 Juin - 10:11

Il sortit des buissons. C'était un chat adulte au pelage crème, encore duveteux comme le ventre d'un chaton. Son visage était marqué par des traits enfantins, façonné dans l’innocence et dessiné dans la joie. Une bouille d'ange dans un corps puissant, aux muscles développé et aux griffes acérés. Ses grand yeux d'une belle couleur reflétait la lumière du soleil comme le fait l'eau de la rivière. Tout dans son visage rappelait le chaton de la pouponnière mais son corps lui était celui d'un guerrier. Mais lequel des deux était-il, ce chat incarnant la contradiction même ?
Il semblait déboussolé et un peu perdu par ma réaction. Peut être s'était-il imaginer à ce que je lui réponde sans broncher. Mais enfin j'étais vivante moi aussi, à mon grand malheur d'ailleurs. Pourquoi n'avais-je pas le droit qu'on me laisse en paix rien qu'une journée, pourquoi n'avais-je pas le droit de me soulager ? Que voulait-il avec ses yeux d'enfant battu ? Me faire culpabiliser ? Eh bien c'est plutôt mal parti pour. Les griffes s'enfonçant dans le sol, dégageant une odeur d'humus, j'essaye de contrôler la fureur qui monte en moi. C'est tout cette haine qui s'est évacué de mon amour, c'est ma passion qui a changé de forme et s'est retourné contre celui qui l'avait provoqué. Car oui je l'aime plus que tout au monde, car oui c'est pour lui que ma vie devient un calvaire et oui je le hais. C'est de sa faute et uniquement de la sienne si je me retrouve ainsi, c'est lui qui est parti, c'est lui qui m'a abandonné alors que je lui avais ouvert mon coeur, c'est lui qui s'est enfuit emportant avec lui une partie de moi. Je ferme les yeux, et baisse la tête les mâchoires serrées pour m'empêcher de crier. Et cet idiot de solitaire qui se tient devant moi, voulant jouer. Jouer ... comme ce mot m'est devenu étranger. Où était passé la petite apprentie qui voulait faire du jeu sa vie ? Pourquoi avais-je tant changé ? Pour lui ? Il ne le méritait pas. Il n'était pas à la hauteur sinon il ne serait pas éloigné de moi de la sorte.

« - Excuse-moi de t’avoir mit en colère … Je ne voulais pas … Mais, je me sens seul, et personne ne veut jouer avec moi. Pourquoi tu es triste ? demanda-t-il de sa petite voix. Tu t’es fait mal ? Ou tu t’es perdu, peut-être ? s’inquiéta-t-il sincèrement. »

Il était désormais à quelques longueurs de queue de souris de moi, assis sur le sol sa longue queue enroulée autour de ses pattes. Je le fixai d'un regard vide, comme si je ne le regardai pas lui, mais les arbres qui étaient dressé au delà. Il était là, devant moi pourtant je ne voyais pas son visage. A la place de ses yeux, des iris rouges prenaient place, et à la place de son visage enfantin des traits douloureusement connus se dessinait d'une nuance de brun sombre, comme l'écorce des sapins. Le souffle court, incapable de respirer je reculai de plusieurs pas, les yeux exorbités. Non ce n'était pas possible, c'était un mirage, une illusion qui avait pour simple but de me détruire encore un peu plus. C'était ce feu qui me brûlait qui voulait consumer la maigre parcelle de raison, la petite partie de lucidité qui ne s'était pas noyée dans mes larmes. Folle j'étais en train de devenir folle. Et je ne pouvais rien y faire. Plus je me débattais, plus je combattait je sentais ce voile de déraison s'empêtrer dans mes membres, je sentais cette odeur aigre s’insuffler dans mes narines dans ma bouche sans que je ne puisse la recracher. Elle prenait corps avec mon pelage s'installait dans mes cellules pour ne plus jamais en partir. Où était-je, qui étais-je ? Je ne savais plus rien. Et son visage était là me fixait comme s'il jouissait de cette torture qu'il m’infligeait. Mon coeur s'alourdit du amour sans borne et sans raison. Il était là, devant moi mais je ne pouvais pas le toucher si le sentir. Je ne pouvais que souffrir et me lamenter. Sur ma joue, une larme roula.

« - Nan c'est trop assez, assez. LAISSEZ-MOI JE ... JE VOUS EN SUPPLIE LAISSEZ-MOI. ASSEZ ! »

Aveugle, je se mis à courir sans voir où j'allais. Je sentais l'eau sous ses pattes qui léchait avidement ma fourrure gris pâle l'assombrissant dans un teinte gris noir. Sous mes pattes les rochers glissants me faisait déraper pendant que je galopais aveuglée par les larmes qui me brouillaient la vue. Elles coulaient le long de mes joues déjà humides. Continuellement humide. Des griffes acérés me déchiraient le cœur ne me laissant que des lambeaux sans âme ni vie. Sous mes pattes, la pierre laissa place à de l'herbe tendre, puis a du bois. Surprise je m'arrêtai, essayant de revenir à la raison. Dans cette transe qui me retenait prisonnière, enchainée dans mon propre chagrin je reconnus ce pont où je lui avais dit que je l'aimais. Ce pont où je lui avait offert ma passion. Ce pont où je l'avais revu une seule fois. Une désespoir sans fond s'empara de moi, me faisant chuter au sol. Allongée en long sur le pont, le ventre appuyée contre le bois pourri, la tête posée au bord je fixai l'eau qui avançait sans vraiment la voir. Je regardai mon propre reflet. Comment ce visage ravagé par le chagrin et amaigrie par la souffrance pouvait être le mien. Comment ces yeux saturés de douleur pouvaient-ils être les mêmes que ceux chargé d'amour autrefois. Nan ce n'était pas moi. Mon âme était partie le rejoindre aussi loin qu'il soit. Vidée de tout émotion, je fermai les yeux, bercée par le clapotis de l'eau qui coulait m'emportant au loin.

| J'ai ressenti beaucoup de chose en écrivant de rp. Ici se joue le summum de la tristesse de Lune. Après, je la ferai aller décroissante. C'est ici qu'elle se libère de tout. J'espère que ça ne te gêne pas. :3 |

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Dernière édition par Caresse de Lune ♥ le Jeu 27 Juin - 11:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tu veux jouer avec moi ? [Pv : Pear <3]   Jeu 27 Juin - 10:53


L'inconnue le regardait. Pourtant, il se sentait presque invisible pour elle. Ses yeux étaient vides, dénués de tous sentiments : c'était très effrayant et fascinant à la fois. Délivrance restait cloué sur place, il lui était impossible de bouger ou d'articuler ne serait-ce qu'un mot. Il restait là, à la contempler, en essayant de comprendre ce qu'il pouvait bien se passer dans la tête de cette Guerrière. Une chose était sûr : elle semblait vraiment très triste et à bout de nerfs. Avait-elle perdue un être qui lui était cher ? Le jeune Solitaire savait ce qu'était cette douleur. Il n'avait jamais vraiment connu ses parents, et lorsqu'il avait prit conscience de leur mort, sa vie avait basculé dans la tristesse et la rage. Il s'était mis à haïr tout le monde, il n'adressait la parole à personne. Et c'était ça qui l'avait également poussé à quitter son Clan natale. Et en faisant ça, il avait perdu son seul ami, qui était également son Mentor. Depuis, il vivait dans la solitude de la forêt. Cela le peinait-il ? Oui. C'était vraiment dur de vivre seul; Et c'était pour ça qu'il s'était réjouis de rencontrer la féline qui se tenait maintenant devant lui.

Mais il avait vite abandonné l'idée de taquine cette femelle. Elle ne lui donnait que de la pitié. Mais pas une pitié désagréable, non. Il voulait l'aider, très sincèrement. Bien qu'il ne la connaisse pas, il avait envie de la connaître d'avantage. Derrière ce regard éteint et ce visage morne, il avait l'impression qu'il ne se cachait pas un monstre, mais une gentille chatte. Alors que Délivrance était cloîtré dans sa torpeur, il se passa quelque chose d'assez étrange. La Guerrière du Léopard sembla émerger d'un long sommeil éveillé et se mit à supplier :

« - Nan c'est trop assez, assez. LAISSEZ-MOI JE ... JE VOUS EN SUPPLIE LAISSEZ-MOI. ASSEZ ! »

Etrangement, cette Guerrière ne semblait pas s'adresser à Délivrance. C'est comme si .. comme si quelque chose ou quelqu'un hantait son esprit. Et soudain, la chatte grise se mit à courir, des larmes plein les yeux. Délivrance hésita. Devait-il la suivre ou la laisser tranquille ? Dans cet état, elle risquait de ce faire mal ! Il se mit donc à sa poursuite, courant le plus vite possible pour la rattraper. Il ne savait pas trop où il était, il se contentait de suivre son pelage gris à travers les fourrés. Il ne savait pas si sa décision était la bonne. Mais pour l'instant, il laissait ses sentiments de côté et suivait son instinct, ses valeurs : un chat en danger doit être sauver. Or, cette inconnue était en danger ! Pas forcément physiquement, mais moralement, elle devait vivre un désastre, un véritablement calvaire. Et le pire, c'est qu'il ne savait pas comment l'aider. Bientôt, il la retrouva sur un pont de bois. Elle s'observait dans l'eau.

"Hey, ça va ?"

Elle était allongée sur le bois humide. Il s'approcha, hésitant. Il n'avait pas envie de se prendre un coup de griffes dans le museau, mais en même temps, il ne pouvait se résoudre à la laisser comme ça. Il s'approcha donc, lentement, et s'assit à côté d'elle. Il approcha sa truffe humide de celle de l'inconnue et lui effleura lentement la joue. Même si Délivrance avait gardé une âme de chaton fougueux, il n'en restait pas moins doux et compatissant. Il murmura à l'oreille de la féline :

"Ne t'inquiète pas, tu n'es pas toute seule. Je suis là, moi. Je sais qu'on se connait pas, mais si tu as besoin de moi, conte sur moi !"

C'était vraiment sincère. Il voulait vraiment l'aider. Il n'aimait pas la voir souffrir ! Il aurait fait pareil pour n'importe qui, mais cette chatte semblait vraiment très triste. D'ailleurs, il n'avait jamais vu quelqu'un d'aussi triste, et ça le chamboulait complètement. Lorsqu'il était jeune, il avait vu des mères pleuré leurs enfants disparus. Mais à l'époque, il était bien trop insensible pour éprouver quoique ce soit pour ces créatures qu'il détestait. Mais maintenant, il avait changé et il n'était plus le même. Tout le monde peut changer ... Et un nouveau jour est synonyme d'une nouvelle vie.

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MessageSujet: Re: Tu veux jouer avec moi ? [Pv : Pear <3]   Jeu 27 Juin - 11:36

Je l'entendis approcher mais je ne relevai pas la tête. Je le sentis dans son dos mais je ne tressaillis pas. Il n'était pas dangereux et même s'il l'était ce n'était pas grave quoi qu'il me fasse je ne le sentirai pas. S'il voulait me tuer j'accepterai cette décision avec plaisir car c'était la seule chose que je désirai. Je ne voulais même plus être à ses côtés. Je voulais juste mourir en entraînant avec moi toute la haine et la douleur que je transportais. Car j'étais devenue le corps de la souffrance, son épicentre et ce jour même était le summum de ce que j'avais pu ressentir jusqu'à présent. Et là, à cet instant j'étais vide de tout, même de vie. Je n'étais plus qu'un simple pantin coupé de ses fils qui gisait au sol, désarticulé. J'étais une histoire sans héros, j'étais le ciel sans soleil. J'étais le vide, le néant, l'absence même du bonheur et la présence même du chagrin.

« - Ne t'inquiète pas, tu n'es pas toute seule. Je suis là, moi. Je sais qu'on se connait pas, mais si tu as besoin de moi, compte sur moi ! »

Un autre jour j'aurai ricané. Je ne voulais pas de son aide, Je n'en avais pas besoin. Sa pitié il pouvait se la garder, s'était la dernière chose que je désirais. Ce que je voulais le plus au monde c'était mourir, ensuite être seule et en dernier me blottir contre lui. J'avais l'impression que désormais, même son retour ne me permettrai pas de revenir en arrière. La pente que j'avais descendue était impossible à gravir. C'en était fait de moi. Plus aucun retour n'était admis. Où alors il allait falloir l'abandonner et renoncer à jamais à lui. Mais en étais-je capable ? Il fallait commencer par reprendre contact avec les autres, recommencer à dormir la nuit, reprendre une vie normale avec apprenti et ami. Comme cela paraissait déplacé et lointain. Mais c'était ce à quoi j'aspirai. Une vie commune, perdue au milieu des autres, finir mon existence tranquille, devenir ancienne et expirer dans mon clan devenue à la fois ma prison et mon unique réconfort. Il était mes chaînes et mon soutient. Il était mon bourreau et mon bienfaiteur. D'un mouvement douloureux, je me décalait, de manière à être parallèle au bord du pont. La tête toujours tournée vers la rivière, je posai ma queue dans l'eau, la laissant s'éloigner un peu dans le liquide glacial. Un instant je pensais à me laisser rouler dans la rivière et la laisser m'emporter au loin. Mais cela semblait à au dessus de mes forces. J'étais incapable de mettre un terme à ma vie moi même. Et rien que le fait de soulever la tête me semblait impossible. Mon corps était lourd comme le plomb et ma tête me lançait. J'étais pitoyable, à fixer là l'eau devant un solitaire inconnu. Comme il devait bien se moquer de moi. Mais ça m'était égal.

Je tentai de dissiper la brume qui entourait mon esprit. Si seulement le vent pouvait se lever et chasser ces nuages noirs qui m'empêchaient de réfléchir correctement. Je bats des paupières pour faire fuir les dernières larmes. Mais je n'ai pas la force de sécher les sillons laissés sur mes joues grises. Les yeux encore humide, j'ai pourtant l'impression d'être vide de toutes larmes à force d'avoir trop pleuré. Je sentais la présence de l'autre derrière moi mais c'était comme si j'étais dans un état second ce qui me faisait aussi pensé que j'étais seule. Je sentais sa présence tout en ignorant qu'il était là. Folle, je devais être folle. Peut être que la mort, mon seul échappatoire, me rendrait la raison. Peut être que cela apporterait le renouveau en moi. Fixant ma queue qui ondulait au rythme du courant je murmurai d'une petite voix :

« - Pourquoi n'ai-je pas le droit de mourir ? N'y a-t-il personne pour m'entendre là-haut ?  »

| Ca faisait longtemps que je n'avais pas répondu aussi vite à un rp. ça me rappelle nos débuts. :3 |

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MessageSujet: Re: Tu veux jouer avec moi ? [Pv : Pear <3]   Sam 24 Aoû - 10:05

[Ouais et bah moi, j'ai jamais mis autant de temps à répondre à un RP de toute ma vie >.<]

La féline semblait luter pour garder une trace de lucidité dans son esprit. Délivrance gardait ses distances pour ne pas froisser d'avantage la jeune Guerrière du Clan du Léopard. Celle-ci continuait de pleurer doucement et des larmes salées roulaient le long de son visage déformé par le chagrin. Le Solitaire ne savait pas quoi faire. Il ne savait pas si elle souhaitait un peu de compassion de sa part, de réconfort, ou si elle voulait qu'il s'en aille et vite. Il préféra attendre que la tempête se calme. Il se concentrait sur le roulis de l'eau, incessant. Cela en devenait presque énervant, à force. La rivière grondait sous leurs pattes, ce qui ne rassurait pas le petit félin couleur crème. Mais il ne voulait pas abandonné la jeune chatte. Qui sait ... Peut-être aurait-elle des idées noires et sauterait-elle par dessus le pont, histoire d'en finir avec sa vie. D'ailleurs, Délivrance n'était pas loin de la vérité.


« - Pourquoi n'ai-je pas le droit de mourir ? N'y a-t-il personne pour m'entendre là-haut ?  »


Il resta littéralement consterné devant les paroles de la féline. QUOI ?! Elle voulait mourir ? Carrément ? Alors c'est qu'elle était vraiment très désespérée et chagrinée ! C'était vraiment horrible. Il ne savait pas si ce qu'il s'apprêtait à dire aiderait la féline au pelage gris et aux regard azuré, mais il devait tenté. Il ne voulait pas qu'elle se suicide ! Il bondit sur ses pattes et plongea son regard noisette dans celui de la chatte. Il approcha sa truffe de l'oreille de son interlocutrice. Il ne voulait pas que ses paroles s'envolent avec le courant de la rivière. Non. Elle devait l'entendre, elle devait comprendre. Délivrance serra les crocs et déclara, très clairement, déterminé et sûr de lui.

- Tu entends ce que tu dis ? Tu veux mourir ? Alors que chaque semaine, des dizaines de félins perdent la vie ? Tu penses à tous ces chatons qui meurent avant de devenir Apprenti ? Tu ne crois pas qu'ils donneraient tout pour avoir une seconde chance ? Et tu ne penses pas que leur mère pense la même chose ? Ne te rends-tu pas compte que tous les morts aimeraient revivre ? Et toi, tu veux mourir !

Il avait presque craché ses dernières paroles mais il s'était emporté. Il avait vu plusieurs fois la mort frappée. Et le fait que cette Guerrière veuille la mort ... Cela le révoltait au plus au point ! Il s'assit de nouveau, grogna un peu avant de se calmer, laissant le temps à la chatte d'assimiler ses paroles, si au moins elle avait pris la peine de les écouter. Il ne contait pas s'arrêter là.

- Et tu penses à ta famille et à tes amis ? A ton Clan, qui conte sur toi ? Tu ne penses pas à tes futurs Apprentis qui t'admireront certainement toute leur vie ? Ne penses-tu pas à tous ceux que tu rendrais triste si tu mourrais ?

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MessageSujet: Re: Tu veux jouer avec moi ? [Pv : Pear <3]   Lun 2 Sep - 10:06

Je sentis la vague caresse de mon museau contre mon oreille mais je ne réagis pas. Pas un frémissement, par un regard par un mouvement le vide total. Si l'on ne voyait pas mes côtes se soulever avec lenteur on aurait pu croire que j'avais réalisé mon rêve, que mon souhait avait été réalisé que j'étais morte. Que mon calvaire avait prit fin, que mes chaines s'étaient brisée et que enfin, ma prison s'était ouverte me libérant de son obscurité pénétrante et perfide, me donnait le droit de déployer mes ailes blanches pour m'envoler au loin et rejoindre le ciel étoilé. C'était désormais ce à quoi j'aspirai. Car la mort ne pouvait pas être pire que la vie de lamentation et de douleur que je menai. Ce n'était pas vivre c'est se forcer à survivre. Et pour quoi ? Dans quel but ? Celui de souffrir encore plus. Contre moi, je le sentis se tendre mais je ne réagis toujours pas le laissant faire ce qu'il voulait de moi. Désormais ça m'était égal. Cette enveloppe charnelle n'était rien d'autre qu'une instrument de torture. Ce qui pourrait en advenir je m'en fichai royalement. Et si le blesser à mort était le seul échappatoire de mon âme tourmentée il faudrait que je trouve un moyen d'y parvenir.

« - Tu entends ce que tu dis ? Tu veux mourir ? Alors que chaque semaine, des dizaines de félins perdent la vie ? Tu penses à tous ces chatons qui meurent avant de devenir Apprenti ? Tu ne crois pas qu'ils donneraient tout pour avoir une seconde chance ? Et tu ne penses pas que leur mère pense la même chose ? Ne te rends-tu pas compte que tous les morts aimeraient revivre ? Et toi, tu veux mourir ! »

Au fur et à mesure qu'il récitait son discours de héros de tragédie sa voix s'amplifiait et devenait de plus en plus amère. On sentait que mon envie de décéder le répugnait au plus haut point. Ces gens voulaient une vie ? Qu'ils prennent la mienne je la leur offrait. Elle ne valait pas la peine d'être vécue. Il voulait une nouvelle chance ? Je la leur offrait et ce sans regret. Jamais je ne pourrais avoir envie de revenir dans cette maudite forêt où tout n'était que souffrance et douleur. En ce moment même j'aurais préféré ne jamais naître. Cela m'aurait épargnée cette souffrance inutile.

« - Et tu penses à ta famille et à tes amis ? A ton Clan, qui conte sur toi ? Tu ne penses pas à tes futurs Apprentis qui t'admireront certainement toute leur vie ? Ne penses-tu pas à tous ceux que tu rendrais triste si tu mourrais ? »

Cette fois-ci ce fut à moi de me mettre ne rogne. Mais pour qui il se prenait lui ? Ce misérable solitaire ne comprenait pas et il ne le pourrait jamais. D'un côté je ne pouvais pas le lui souhaiter cela aurait été trop cruel. Des larmes de rage roulant sur mon visage je me relevai d'un bond et d'un coup de patte violent dans le museau le forçait à s'écarter de mon visage. Les griffes enfoncées dans le bois humide qui remplissait l'air de son odeur aigre je plongeai vraiment mon regard dans le sien pour la première fois. Le mien, ravager par la douleur, le chagrin, la peine avait une intensité dévastatrice. Mon corps tremblait mais je m'efforçai de rester debout. D'une voix glaciale, chargée de toute la haine que je possédai en moi je lui répondis :

« - Tais-toi ! Comment peux-tu te permettre de me juger alors que tu ne me connais pas ? Tu ne sais pas qui je suis ni ce que j'ai traversé pour avoir un tel souhait. Ma propre soeur m'évite et mon apprentie aimerait me voir morte ! Quant à mon clan, il ne s'inquièterait pas de la mort d'une ancienne chatte domestique. Personne ne regrettera ma mort. Tu ne sais pas ce que ça fait de ... Ma voix se brisa. De perdre ce à quoi on tient le plus. D'avoir l'impression que tout nous échappe et qu'on ne contrôle plus rien. Tu n'as pas vu ton univers s'écrouler en t'entrainant avec dans sa chute. Tu n'as jamais perdu pied et tu ne t'es jamais laissé entrainer dans cette eau froide et glaciale qui t'abandonne ébranlé, incapable de sortir la tête de l'eau. Tu n'as jamais perdu espoir et personne n'a jamais trahi la plus grande promesse qu'on t'avais fait. Ta vie n'est jamais devenu une prison qui t'enserrai et tu n'as jamais senti ces chaines qui t'étrangle quand tu te débats pour te relever. Tu n'as jamais connu la vraie douleur, la véritable souffrance. Tu ne peux pas me comprendre et tu ne le pourras jamais ! Jamais tu m'entends ? JAMAIS ! »

Je me détournai vivement et exécutai un demi-tour complet me mordant la langue. Mes épaules se soulevaient avec irrégularité signe que je pleurai. Des images, des visages défilaient dans ma tête. Nuage d'Ete, Larme de Cristal, Plume de Sureau... Peut être qu'elles regretteraient ma mort après tout. Je secouai la tête avec force. Non c'était impossible. Personne ne tenait assez à moi pour me pleurer. Au fond de moi, je sentais une petite voix qui me sifflait que je me mentais mais je la fis taire. Il ne pouvait en être autrement.

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MessageSujet: Re: Tu veux jouer avec moi ? [Pv : Pear <3]   Dim 15 Sep - 14:45

« - Tais-toi ! Comment peux-tu te permettre de me juger alors que tu ne me connais pas ? Tu ne sais pas qui je suis ni ce que j'ai traversé pour avoir un tel souhait. Ma propre soeur m'évite et mon apprentie aimerait me voir morte ! Quant à mon clan, il ne s'inquièterait pas de la mort d'une ancienne chatte domestique. Personne ne regrettera ma mort. Tu ne sais pas ce que ça fait de ... De perdre ce à quoi on tient le plus. D'avoir l'impression que tout nous échappe et qu'on ne contrôle plus rien. Tu n'as pas vu ton univers s'écrouler en t'entrainant avec dans sa chute. Tu n'as jamais perdu pied et tu ne t'es jamais laissé entrainer dans cette eau froide et glaciale qui t'abandonne ébranlé, incapable de sortir la tête de l'eau. Tu n'as jamais perdu espoir et personne n'a jamais trahi la plus grande promesse qu'on t'avais fait. Ta vie n'est jamais devenu une prison qui t'enserrai et tu n'as jamais senti ces chaines qui t'étrangle quand tu te débats pour te relever. Tu n'as jamais connu la vraie douleur, la véritable souffrance. Tu ne peux pas me comprendre et tu ne le pourras jamais ! Jamais tu m'entends ? JAMAIS ! »

C'est vrai, il ne pouvait pas la juger, puisqu'il ne savait rien d'elle. Mais il pouvait tout de même conclure que la vie était précieuse, peu importe les soucis qu'on a. Cette Guerrière avait vraiment eut une vie difficile jusque là, mais Délivrance était fâché par ses paroles. Sa sœur la fuyait ? Lui, il n'en avait pas. Son Clan se fichait de sa mort ? Celui du félin voulait le voir mort. Perdre ce qu'on a de plus cher ? Le félin avait tout perdu. Il avait perdu ses parents et son mentor. Son univers s'était écroulé comme le disait si bien l'inconnue. Mais il l'avait reconstruit ! Il avait pris son courage à deux pattes et il s'était reconstruit une vie. Cette chatte ... elle se croyait la victime ! Elle pensait que rien ne pouvait être pire que ce qu'elle vivait ! Était-ce un tort ? Bien sûr que oui ! Mais comment lui en vouloir ? Elle devait traverser une période très sombre. Et le solitaire ne pouvait absolument rien faire pour elle. Il ne pouvait pas lui enlever se lourd fardeau qui pesait sur ses épaules, il ne pouvait pas lui enlever cette haine et cette peine qui se lisait dans son regard. Il ne pouvait rien faire.

Enfin si. Il pouvait toujours rester avec elle pour éviter qu'elle ne se suicide. Il pouvait toujours essayer de gagner sa confiance, de lui montrer que la vie était injuste et qu'elle n'était pas la seule victime. Il pouvait aussi lui montrer que rien n'était jouer d'avance, qu'elle se faisait peut-être des illusions. Même si elle était une chatte domestique, il devait bien y avoir des membres de son Clan qui l'affectionnait pour ce qu'elle était, et non de qui elle tenait ses origines. Les disputes entre sœurs, ça arrive souvent ! Ca finirait bien par passer, mais il fallait que l'une d'elle face le premier pas. Mais pour le reste ... Délivrance ne comprenait pas pourquoi cette chatte était si triste, si sombre. Pourquoi voulait-elle mourir ? Ce n'était certainement pas qu'une petite dispute entre sœurs et un rejet de son Clan. Ce devait être plus. Quelque chose de plus pénible encore.

Délivrance ne broncha pas, soutenant le regard de la féline. Son côté enfantin avait disparu. Il regagnait la sagesse de son âge. Il n'était plus un chaton, il connaissait l'atrocité de la vie, la cruauté d'une existence. Son regard était sérieux et déterminé. Il avait prit une expression assez neutre. Et c'est d'une voix calme, presque douce, qu'il commença à s'expliquer avec la Guerrière du Clan du Léopard.

- Tu as raison. Je ne peux pas te comprendre. Personne ne le peut. Chacun assume ses choix et ses peines à sa façon. Et jamais personne ne pensera comme toi. Mais tu n'es pas seule à penser que la vie est injuste ! Crois-tu que tout se dresse contre toi seule ?

Il fit une pause. Reprenant son souffle. Il avait lancé cette tirade d'une traite.

- Moi aussi j'ai perdu beaucoup de choses dans ma vie ! Ta sœur ne t'aime pas ? Je donnerais tout pour en avoir une, et pourtant je sui seul ! Tu descends d'une lignée de chats domestiques ? Eh bien moi, je tire mon sang de solitaires ! Ton Clan te rejette ? Le mien a souhaité ma mort et m'a accusé de choses que je n'avais pas commis. Mes parents sont morts et je me suis retrouvé tout seul. Tu vois, tu n'es pas toute seule à être déçue par la vie. Et il y en a plein comme toi.

Sa voix c'était durcie à la fin de son "discours". Il serrait les crocs. Il n'aurait jamais imaginé qu'il tomberait sur une personne si triste ! Elle ravivait plein de souvenirs désagréables. Mais le félin crème les chassait mentalement. Il devait rester concentrer sur sa tache.

- Que vas-tu faire maintenant ? Tu vas te jeter de ce pont ? Tu vas te noyer si bêtement ? Je suis sûr que tu as des gens qui conte sur toi. Tu serais prêt à les abandonner ? Si tu ne veux pas de ta vie, tu peux toujours défendre celle des gens qui te sont chers, non ?

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MessageSujet: Re: Tu veux jouer avec moi ? [Pv : Pear <3]   Jeu 24 Oct - 18:59

Il se tait un long moment. Les larmes qui coulent sur mes joues me brûlent. C'est douloureux, très douloureux. En ce moment même mon coeur n'est plus qu'un amas de chair déchiré, un tas de cendre calciné. Il ne reste plus rien à la place qu'il tenait avant si ce n'est qu'un grand vide, qui me déchire, m'écartèle, me paralyse, me tue. Oui j'ai envie de mourir. J'ai envie de me jeter dans le cours d'eau tumultueux de cette rivière et de laisser l'eau s'infiltrer dans ma bouche. J'ai envie de me débattre et de sentir la vie me quitter peu à peu, tandis que je lutte pour respirer. Vous me direz morbide je vous répondrai désespérée. Parce que je suis lasse. Lasse de lutter pour rien, lasse de me forcer à sourire, lasse de me débattre dans ces foutus chaînes alors que je sens ce collier, ce collet autour de mon cou qui se resserre à chaque mouvement en m'empêchant de respirer, lasse de me battre, lasse d'attendre quelqu'un qui ne reviendra jamais, lasse de perdre mon temps, ma vie. Si je pouvais effacer une partie de ma vie, je le ferais avec joie. Sans remords, sans regret, même avec le plus grand des plaisirs. Malheureusement je ne peux pas et je ne le pourrais jamais.

« - Tu as raison. Je ne peux pas te comprendre. Personne ne le peut. Chacun assume ses choix et ses peines à sa façon. Et jamais personne ne pensera comme toi. Mais tu n'es pas seule à penser que la vie est injuste ! Crois-tu que tout se dresse contre toi seule ? »

Il s'arrête quelques secondes, le temps de reprendre son souffle. Je retourne mon visage mouillé vers lui, étonnée. Non. Je sais que je ne suis pas la seule à souffrir, je sais que je ne suis pas la seule à pleurer. Nuage de Noisette en est le parfait exemple. Mais se sentir briser comme je le suis ce n'est pas possible. Du moins je ne le souhaite à personne, c'est trop dur, trop ... trop. Après ça on veut juste disparaître de ce monde. Alors oui je ne le souhaite à personne.

« - Moi aussi j'ai perdu beaucoup de choses dans ma vie ! Ta sœur ne t'aime pas ? Je donnerais tout pour en avoir une, et pourtant je sui seul ! Tu descends d'une lignée de chats domestiques ? Eh bien moi, je tire mon sang de solitaires ! Ton Clan te rejette ? Le mien a souhaité ma mort et m'a accusé de choses que je n'avais pas commis. Mes parents sont morts et je me suis retrouvé tout seul. Tu vois, tu n'es pas toute seule à être déçue par la vie. Et il y en a plein comme toi. »

Son ton se fait plus dur et je m'abaisse vers le sol, jusqu'à sentir mon ventre effleurer l'herbe haute. Ces paroles me font encore plus mal qu'avant. Disparaître je veux disparaître. Je ferme les yeux et m'allonge complètement au sol. Je reste immobile ainsi puis, rouvre les paupière et plonge mon regard dans le sien. Je ne pouvais pas me défendre vu mon état. S'il m'attaquait je ne pourrais rien faire. J'ai mal.

« - Que vas-tu faire maintenant ? Tu vas te jeter de ce pont ? Tu vas te noyer si bêtement ? Je suis sûr que tu as des gens qui conte sur toi. Tu serais prêt à les abandonner ? Si tu ne veux pas de ta vie, tu peux toujours défendre celle des gens qui te sont chers, non ? »

Cette fois-ci c'est un supplice de l'écouter. Ce qu'il dit n'est que stricte vérité et c'est ce qui fait le plus mal. Je suis faible, j'en ai conscience. Je suis lâche, je le sais. Et alors ? Son avis je m'en fiche. Enfin j'aimerai m'en ficher. Si c'était le cas, je ne ressentirais pas cette honte. Je me relève péniblement. Sous moi mes pattes tremblent. J'ai du mal à rester droite. J'ai honte, terriblement. Celle que je suis devenue me ridiculise mais je ne sais pas comment lutter. Pitoyable, ridicule, bonne à jeter voilà ce que je suis. Je ne mérite rien même pas de vivre. D'une voix blanche je lâche :

« - Oui je suis lâche et j'en ai conscience. Je suis ridicule, je le sais aussi. Je ne suis pas idiote à ce point là. Mais vois-tu, j'ai lutté toute ma vie et à présent je suis fatiguée de me battre. »

| C'nul. D8 |

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MessageSujet: Re: Tu veux jouer avec moi ? [Pv : Pear <3]   Dim 8 Déc - 11:01


« - Oui je suis lâche et j'en ai conscience. Je suis ridicule, je le sais aussi. Je ne suis pas idiote à ce point là. Mais vois-tu, j'ai lutté toute ma vie et à présent je suis fatiguée de me battre. »

Délivrance était sur le point de devenir fou. Mais comment pouvait-on être aussi pessimiste que cette jeune féline ? Elle avait encore toute la vie devant elle ! Elle était jeune, forte, belle et elle avait un Clan à protéger. Et le Solitaire était sûr qu'elle avait des amis, car derrière cette carapace de tristesse, il avait l'impression qu'il se cachait une féline douce et gentille. Mais aujourd'hui, elle devait tellement souffrir que cette face de sa personnalité avait été submergée par son dégoût de la vie. Le chat crème ferma les yeux pour reprendre son calme. Il n'était pas là pour lui faire du mal. Il était là pour l'aider. Et il ne comptait pas bouger d'ici avant que le sourire ne revienne à cette pauvre Guerrière. Il rouvrit les yeux, l'observa un long moment, et réfléchit. C'était certainement quelqu'un qui avait dut la rendre dans cet état, mais qui ? Un membre de sa famille ? Un ami ? Peut-être son compagnon ? Les mâles ne sont pas tous très fidèles, c'est vrai, mais tout de même ... Peut-être était-ce plus que cela.

- Je ne bougerais pas d'ici, jeune Guerrière. Je ne partirais pas tant que tu ne seras pas prête à te battre de nouveau, comme tu l'as déjà fait. Tu n'es pas en possibilité de m'attaquer, alors je n'ai pas peur. Sache juste que je ne veux pas t'embêter, je veux juste t'aider. Et pour cela, j'aimerais que tu me dises pourquoi tu es si triste ? Qu'est-ce qui dans ta vie qui me semble assez difficile pour l'instant, aurait put t'enlever l'envie de te battre encore ?

Délivrance s'attendait déjà à une réaction furieuse de la féline. Elle pourrait très bien lui arracher les yeux. Pourtant, il s'approcha d'elle et enfouit sa truffe dans son épais pelage gris. Il voulait juste la réconforter, même s'il ne la connaissait pas. Pourquoi donc ? Après tout, ce n'était pas son amie, et elle aurait bien put le tuer. Mais le solitaire était quelqu'un de généreux, désormais et il refusait de laisser quelqu'un dans cet état. C'était trop atroce de voir une chatte souffrir autant, comme si elle avait perdue ses chatons. Il recula d'un pas et plongea son regard noisette dans celui bleuté de la féline du Clan du Léopard. Il l'encourageait à parler. Il voulait qu'elle parle.

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MessageSujet: Re: Tu veux jouer avec moi ? [Pv : Pear <3]   Dim 9 Fév - 15:53

« - Je ne bougerais pas d'ici, jeune Guerrière. Je ne partirais pas tant que tu ne seras pas prête à te battre de nouveau, comme tu l'as déjà fait. Tu n'es pas en possibilité de m'attaquer, alors je n'ai pas peur. Sache juste que je ne veux pas t'embêter, je veux juste t'aider. Et pour cela, j'aimerais que tu me dises pourquoi tu es si triste ? Qu'est-ce qui dans ta vie qui me semble assez difficile pour l'instant, aurait put t'enlever l'envie de te battre encore ? »

J'ai beau l'entendre s'approcher je ne réagis pas. J'ai beau sentir son odeur spéciale de solitaire, je ne me retourne pas. Dans ma tête, ses paroles retentissent et résonnent, comme un écho. Me battre, encore ? En ce moment, la tête bourdonnante de mes cris de douleurs, le corps déchiré par des tiraillements insupportables, cela semble impossible. Au dessus de mes forces. J'ai envie de m'écrouler par terre, de hurler ma souffrance, laisser éclater la torture qui me déchire depuis trop longtemps, jusqu'à ce que le sommeil m'emporte. Mes paupières lourdes se ferment presque d'elle même. L'envie de me rouler en boule sur ce sol inconfortable devient oppressante. Je secoue la tête. Une nouvelle chose contre laquelle lutter. Une de plus ou une de mois... Au final quelle différence ? Je resterai écrasée par ma souffrance, le souffle court, le pelage légèrement humide de sueur, les yeux fous comme je le suis maintenant. J'ai renoncé à ma dignité, à mon honneur le jour même où j'ai compris l'horrible vérité, à la seconde où j'ai sombré dans cet abysse dont je ne vois pas la fin.

Soudain je le sens, contre moi, sa truffe contre ma peau. Je réagis au quart de tour. Ce contact me brûle, m'enflamme. Ce n'est pas lui qui devrait être contre moi, ainsi blottit contre mon pelage tâché de mes pleurs. Ce n'est pas lui qui devrait me consoler, ce n'est pas lui devrait appuyer son épaule pour que je ne m'effondre pas. Une décharge électrique me traverse tout le corps. Depuis qu'il est parti, aucun mâle ne m'a touché ainsi, de cette façon. Tout mon être hurle de dégoût, hurle à la violation de mon intimité. Mon coeur se casse, se fissure en milliers de morceaux et se délite dans une poussière fine qui s'envole sous mes yeux hagards. D'un bond exagéré je m'écarte, hurlant de fureur. Je sens ma raison glisser entre mes pattes, se perdre dans les flots tumultueux de mon esprit. Tout en moi n'est que douleur et désespoir.

« - Ne me touche pas ! Ne t'approche pas de moi ! ELOIGNE TOI DE MOI ! »

Réaction ridicule. Je m'en rends compte qu'une fois que j'ai hurlé ces mots chargés de ma propre honte de moi même. Je le fixe, un long moment, les yeux grands ouverts lançant des éclairs. Je veux que l'on me fiche la paix et je le hais de me tuer ainsi. Non, tu ne le hais pas... C'est toi que tu hais... Cette phrase me laisse pantoise. D'où vient cette voix, calme, au timbre velouté et chantant. Cette sonorité d'il y a longtemps, je la connais... Cette voix... c'était la mienne. Du temps où j'étais heureuse ce tintement carillonnant était mien. Je frémis. Et je m'aperçois que la part encore lucide de moi même a raison. Ce n'est pas lui que je déteste, c'est moi. C'est contre moi que j'en veux. Je suis d'un pur ridicule à me morfondre, à perdre ainsi tout espoir, à me laisser dépérir simplement pour lui. Il est parti, il m'a tourné le dos, il m'a abandonné... C'est que je ne compte pas pour lui. Aussi dur soit cette réalité, elle est vrai. Il est temps que je cesse de m'apitoyer sur moi même et que je me reprenne en main. Cette dignité, cet amour propre que j'ai troqué contre un masque de douleur, je peux encore les retrouver. Il faut simplement que je trouve en moi, dans le peu de force qu'il le reste, le courage de tirer un trait. Si j'oublie ce passé, ce visage, cette odeur, ce pelage peut être que enfin, l'eau qui m'étouffe ce retirera de mes poumons. Peut être qu'au lieu de me débattre dans ces tourbillons sans fin je m'échouerai sur la plage. Lasse, je fixe mon reflet dans l'eau. Maigre, squelettique, les traits déformé par la souffrance, les yeux pleins de larmes, le pelage terne. Bon sang que suis-je devenue. Où sont passé ma grâce, ma fierté de chasseuse ? Une profonde vague de dégoût me secoue. Quelle idiote, quelle bécasse je suis. Je me déteste, du plus profond de moi. Moi qui pensais être forte, avoir du courage... Je ne vaux rien, rien du tout. Je suis faible, rien qu'une chatte domestique à la noix, qui ne mérite pas la place qu'on lui a offert. Au fond de moi une vague de rage gronde. La vérité m'éclate à la figure, je suis pitoyable. C'est comme si soudain, je me voyais de l'extérieur et je pouvais juger de mes actes avec du recul. Et ce que je vois me donne la nausée. Je ferme les yeux et respire. J'ai mal, affreusement mal. La décision que je dois prendre me tue, au sens véritable du terme. Devoir renier celui que j'ai toujours aimé, ce à quoi je me suis toujours accroché... Malgré moi, les larmes coulent le long de mes joues. Je me sens comme écartelée, brûlée vive. Mais ai-je le choix ? Le choix de continuer à mourir lentement ou celui de recommencer enfin à vivre, à cesser de survivre ? Le douleur est trop forte trop intense. Mais tout au fond de moi je sais que la décision est déjà prise. J'ai ouvert les yeux, et je ne peux plus les refermer. Je me dessine une dernière fois ce visage que j'aime tant, ces traits si familier que le temps n'a pas réussis à les effacer. Je laisse monter en moi tous les souvenirs. Ils m'enveloppent, avec une telle force qu'ils font presque onduler ma fourrure. Toutes ces émotions me font osciller. Serai-je encore moi sans cette douleur poignante au coeur ? Il n'y a qu'une seule façon de le savoir...

Je rouvre les yeux. Je me sens apaisée. J'ai fais du chemin en l'espace de quelques secondes. Il faudra du temps mais je me relèverai. Je le sens. Je respire profondément et l'air frais me brûle le poumon. D'un pas calme, je m'avance vers le solitaire et de moi même enfouis mon museau dans son pelage. Son contact me brûle toujours autant mais peu importe, à présent je me sens capable de le supporter. Je contrôle mon souffle, je contrôle mes frémissements, je contrôle chaque parcelle de mon corps. Et bientôt je contrôlerai le vide de mon coeur, le néant de mon esprit. Alors pour la première fois j'explique, tout en restant vague, la raison de mon chagrin.

« - J'étais heureuse... et bêtement amoureuse. Sauf qu'à l'époque je n'avais pas compris que l'amour ne dure pas. Je n'avais pas saisi que ce sentiment est bêtement éphémère, qu'il finit toujours par disparaître. Le sien n'a pas duré longtemps, et il est reparti aussi vite qu'il est venu. »

Rictus déçu. La haine me déchire. Je l'aime. Ou plutôt je l'aimais. Car en ce moment le seul sentiment qui m'anime est une haine brûlante qui me consume.

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MessageSujet: Re: Tu veux jouer avec moi ? [Pv : Pear <3]   Ven 14 Mar - 10:45

« - Ne me touche pas ! Ne t'approche pas de moi ! ELOIGNE TOI DE MOI ! »

Un hurlement de colère, à vous glacer le sang. Délivrance, apeuré, saute en arrière, comme si un chien venait d'apparaître devant lui. Son pelage a doublé de volume, dut au choc et à la peur soudaine. La Guerrière du Léopard semblait encore si inoffensive il y a quelques instants ... Va-t-elle le tuer? Lui sauter à la gorge et le vider de son sang? Les griffes sorties, bien encré au sol, le Solitaire attend son châtiment. Pour quelle erreur au juste? Celle d'avoir aidée une féline qui n'avait absolument pas envie qu'on l'aide. Mais celle-ci semble s'arrêter dans son mouvement, comme si on la tirait par derrière. Immobile, ils s'observent. La chatte ne semble même plus regarder le pauvre félin dont les poils commencent à retomber sur son corps. Le regard bleuté de son interlocutrice semble scruter un horizon, une vision que seule elle peut admirer. Lui est toujours ici, sur ce pont de bois. Il entend la rivière qui gronde sous ses pattes. Il entend les branches nues des arbres qui se balancent frénétiquement dans le vent. Il entend tout. Tout sauf le combat acharné qui se livre dans l'esprit de la chasseuse.

Un long moment. Une éternité. Combien de temps s'écoule ainsi? Nul ne pourra jamais le dire. Délivrance observe, tente de détecter le moindre mouvement de la chatte. Tendu, on aurait presque put croire qu'il était poursuivi par une horde de blaireaux affamés. Des larmes se mettent à couler le long du visage déformée par la douleur de la féline. Elle s'est calmée. Ses pleurs ne sont plus les mêmes qu'il y a quelques minutes. Le solitaire le sent. Enfin elle émerge de son combat, victorieuse. Elle s'approche de lui. Il se tend. Il reste sur ses gardes, les oreilles rabattues sur sa large tête. Elle approche, encore et encore. Aucunes traces d'agressivité. Son pelage est normal, ses babines ne laissent pas entrevoir ses crocs. Elle est à quelques centimètres de lui. Il ferme les yeux. Elle enfouit son museau dans son épais pelage crème. Surpris, il laisse réapparaître ses pupilles argents. Elle ne semble plus souffrir. Il la regarde.

« - J'étais heureuse... et bêtement amoureuse. Sauf qu'à l'époque je n'avais pas compris que l'amour ne dure pas. Je n'avais pas saisi que ce sentiment est bêtement éphémère, qu'il finit toujours par disparaître. Le sien n'a pas duré longtemps, et il est reparti aussi vite qu'il est venu. »

Un amour impossible ... Délivrance écouta attentivement. Lui n'avait jamais connu ce sentiment. Il n'avait jamais senti l'envie de protéger un amour, à tout pris. Il n'avait jamais songé qu'un jour, il aurait le devoir de sacrifier sa vie pour sa bien-aimée. Jamais il ne lui semblait avoir été important pour quelqu'un. Mais il comprenait la chatte. Lorsqu'on est trahit par ceux qu'on aime le plus .. C'est certainement la pire chose qu'il puisse nous arriver. Lorsqu'on sent que notre vie n'a plus de raison d'être, parce que plus personne n'a besoin de nous, que plus personne n'attend notre retour. Le vrai amour existe-t-il vraiment? Peut-on entretenir des liens aussi fusionnels avec quelqu'un? La vérité c'est que nous ne faisons que passer dans ce monde et que notre vie est bien trop courte pour trouver une réponse à cette question élémentaire. Personne ne peut vraiment dire si l'amour est éternel.

Le solitaire s'écarte de la chatte grise et l'observe, droit comme un piquet. Sa queue traîne au sol, mais son menton est haut. Il est aussi grand qu'elle. Mais bien plus robuste et bien plus fort. Il la domine de ce fait. Solennel, il entame ces quelques mots.

- Jeune Guerrière dont j'ignore le nom. Personne ne pourra jamais te dire que tu retrouveras l'amour. Personne ne peut prévoir ce genre de choses. Mais une chose est sûre : c'est à toi de décider de la voie que tu veux prendre. J'ignore tout de toi mais je me souviendrai longtemps d'une chatte forte qui a retrouvé le chemin dont elle s'était éloignée.

Il s'inclina. Le vent soufflait si fort qu'il faillit en perdre l'équilibre sur ce pont de bois. La rivière grondait de plus en plus fort. Une goutte d'eau s'écrasa sur le museau de Délivrance. L'orage. La pluie. Comme s'il était venue laver toutes les douleurs de cette terre, rafraichir les consciences et apaiser les esprits. Le bruit du tonnerre couvrirait toutes les paroles, les éclairs illumineraient un nouvel avenir. C'était un signe. Le solitaire leva la tête et observa le ciel qui s'était soudain obscurci. Il remercia la nature pour ce beau cadeau. L'orage n'était pas que la destruction, il était aussi la vie. Lorsqu'un éclair zébrait le ciel, déchirait les nuages et s'abattaient sur un arbre, il l'enflammait et souvent, le tuait. Mais les cendres étaient un bon apport pour la terre, et quelques mois ou quelques années plus tard, l'arbre serait recouvert de mousse, de fleurs et d'autres végétaux. L'orage c'était la mort, et c'était la vie.

- Ton Clan doit t'attendre. Et même si tu refuses d'y croire, je pense que beaucoup de félins attendent ton retour. Mais maintenant, tu es revenu, n'est-ce pas? Tu n'es plus perdue. Tu marches sur le bon chemin. Maintenant, c'est à toi de tracer ta route.

Il lui sourit et, sans un mot, s'éloigna à travers les fourrés. Il disparut dans les buissons. Les mots n'étaient que des outils pour faire passer un message. Caresse de Lune, bien qu'il ignorait son nom, devait elle-même retourner chez elle, sans qu'on la guide. Si elle n'arrivait pas à franchir cette épreuve, c'est qu'elle n'était pas encore prête. Soudain, l'air sérieux de Délivrance s'envola. Il vit un papillon qui, apeuré par l'orage, voletait dans tous les sens. Un sourire malicieux se dessina sur son visage enfantin, et il bondit à la suite de l'insecte coloré, riant comme un chaton insouciant. Le tonnerre gronda et étouffa ses exclamations de bonheur. On aurait put croire qu'il n'avait été qu'une illusion. Un être descendu des cieux pour guider l'âme perdue de la Guerrière du Léopard. Mais il était bien réel. Et il vagabondait toujours dans les bois, à la recherche des nouveaux amis.

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MessageSujet: Re: Tu veux jouer avec moi ? [Pv : Pear <3]   Ven 18 Avr - 15:57

Il m'écoute, ou du moins semble le faire. Les larmes qui coulent ne se tarissent que très lentement alors que je pensais les avoir toutes versées depuis longtemps. C'est impressionnant la quantité de larmes que l'on a dans notre corps. Tant que l'on pourrait facilement s'y noyer... Si facilement... Si facilement que je m'y suis laissée prendre et que cette eau s'en est donnée à coeur joie pour me submerger, me noyer. Ma respiration est profonde, mes côtes se creusent profondément à un rythme un peu plus régulier. J'ai l'impression de sentir mon pelage poisseux, trempé par ma propre honte qui suinte par chacun des pores de ma peau. Mon coeur me fait mal encore, comme s'il était écrasé par un charge énorme de plomb mais une certaine chaleur me réchauffe et c'est agréable. Là où la fourrure du solitaire se mêle à la mienne je continue de ressentir une sorte de brûlure qui ne me gêne plus, presque comme si je m'y étais habituée avec le temps. Ce qui est drôle en fait parce que je ne suis contre que depuis quelques minutes. Mais ce contact continue de me perturber. Cette chaleur, cette toison contre la mienne, son souffle sur ma nuque... Malgré moi je frémis, de sensations pas encore oubliées. Elles ne le seront peut être jamais totalement tant elles sont ancrées en moi, au plus profond de mon être. Au bout de quelques minutes de silences, ainsi blottis tous les deux l'un contre l'autre, il finit par s'écarter de moi, m'arrachant à ma chaleur devenue plus qu'agréable. Je ne peux retenir une grimace déçue puis, me reprends violemment, me donnant une claque mentalement. Mon corps tressaillis violemment avant de s'immobiliser brutalement. Bon niveau maîtrise on repassera. Un malheureux soupire m'échappe. C'est alors que je me rends compte que ses lèvres commencent à s'agiter. Rassemblement les maigres parcelles d'attention qui me sont offertes en ce moment, j'écoute péniblement ce que dit le chat crème :

« - Jeune Guerrière dont j'ignore le nom. Personne ne pourra jamais te dire que tu retrouveras l'amour. Personne ne peut prévoir ce genre de choses. Mais une chose est sûre : c'est à toi de décider de la voie que tu veux prendre. J'ignore tout de toi mais je me souviendrai longtemps d'une chatte forte qui a retrouvé le chemin dont elle s'était éloignée. »

Il s'incline brièvement mais je suis trop pétrifiée pour le lui rendre. Je le fixe, bêtement, incapable de vraiment trouver une réaction décente. Mes idées sont épars et se concentrer sur l'une d'entre elle révèle de l'impossible. Autour de nous, la luminosité a profondément diminuée. Un grondement violent et sourd se fait entendre, me faisant sursauter. Mais ce n'est pas celui d'un prédateur ou celui de quelconque autre animal. C'est tout simplement le bruit du tonnerre, celui de l'orage qui s'apprête à éclater comme ma douleur il y a quelques instants.

« - Ton Clan doit t'attendre. Et même si tu refuses d'y croire, je pense que beaucoup de félins attendent ton retour. Mais maintenant, tu es revenu, n'est-ce pas ? Tu n'es plus perdue. Tu marches sur le bon chemin. Maintenant, c'est à toi de tracer ta route. »

Encouragée par ses paroles, je hoche faiblement la tête et le regarde partir. Sans se retourner il se dirige vers les buissons et finit par disparaître une fois que les fougères se sont refermées sur lui. Je continue un long moment à fixer l'endroit où il s'est évanoui. Ai-je totalement imaginé ce félin enfantin aux paroles aussi sages que les plus anciens des guerriers ? Mais non, son odeur est encore, partout, autour de moi. Elle m'emplit les poumons et étonnement, me rassure. Le grondement assourdissant se fait de nouveau entendre, plus proche cette fois et, quelques secondes plus tard un éclair aveuglant déchire le ciel, suivit d'un nouveau coup de tonnerre. Une goutte de pluie vient s'écraser sur mon museau, suivie d'une autre. Sortant de ma transe, je regarde la pluie tomber autour de moi, détrempant le paysage et moi avec. D'un pas lent, je m'approche du bord de l'eau et y contemple mon reflet un long moment perdue dans mes pensées. Je reste ainsi un long moment, fixant les remous de l'eau enragée, repensant à la dernière fois que j'ai contemplé mon reflet ici, la dernière que j'ai fixé cette eau. Je ferme les yeux, sentant la douleur revenir. Encore et encore je souffrirai. C'en était ainsi. Mais peut être suis-je capable de reprendre la bataille pour enfin remporter cette guerre civile qui me déchire le coeur. L'eau dégouline le long de mon corps, débarrassant mon pelage de sa boue, de sa terre, de sa honte et de sa haine, le lavant de sa souillure. Rouvrant les yeux, laissant l'ondée se mélanger à mes larmes salées, je lève la tête vers les nuages, offrant mon visage à la pluie.

| Comme d'habitude avec toi, super RP. |

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MessageSujet: Re: Tu veux jouer avec moi ? [Pv : Pear <3]   Lun 27 Oct - 22:20

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