« Dans ce monde il y a des gens qui préfèrent la solitude, mais il n'y a personne au monde qui puisse la supporter. »
 
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 « Quand on sert le faucon entre les griffes. » [PV : Nuage de Faucon]

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MessageSujet: « Quand on sert le faucon entre les griffes. » [PV : Nuage de Faucon]   Sam 25 Mai - 18:40




Le jour s’était levé depuis quelques temps déjà. Seulement, le soleil commençait à peine à réchauffer la forêt et ses abords. La Saison des Feuilles Nouvelles étaient enfin arrivée. La neige avait disparu et avait laissé place à un temps pluvieux et automnale. Ce qui ne plaisait pas forcément aux guerriers. Le seul point positif de ce temps, c’était que les bipèdes restaient cloitrés chez eux. Ils semblaient avoir une peur bleue de se mouiller. Même si les guerriers n’aimaient pas se mouiller les pattes, ils le faisaient tous et de bon cœur pour pouvoir nourrir leur Clan respectif et veillé à ce que le plus faible des chatons jusqu’au plus robuste des anciens ait de quoi se rassasier. Les rongeurs et autres proies, comme les oiseaux, étaient de plus en plus nombreux. De ce faite, ils étaient plus faciles à attraper et le Clan était mieux nourri que lors de la Saison des Neiges. Les arbres recommençaient à fleurir, la forêt redevenait de plus en plus épaisse. Cet environnement rendait la traque du gibier encore plus facile.

[...]

Je me réveillai au fond de la tanière des guerriers, ma couchette était un peu à l’écart des autres, qui ne me portaient pas haut dans leurs cœurs. Cette situation m’allait très bien. Les amis ne servaient à rien. A part à nous trahir. Trahir… Trahison…  Trahis… Ses mots résonnèrent dans ma tête. Je repensai alors à ce moment de mon passé. Celui qui m’avait fait tant changer. Celui qui m’avait fait devenir un monstre froid et méchant. Je me rappelai de chaque instant de ce jour, chaque seconde, chaque minute. Je connaissais tout les détails de cette affreuse journée. Je l’a revoyais toutes les nuits, dans ce qu’on peut appeler des cauchemars ou des mauvais rêves. Ces mauvais rêves que je détestais plus que tout. Je me délogeai de mon nid de mousse et m’étira longuement. Sans faire de bruit, je sortis de la tanière en slalomant autour des couchettes des autres guerriers. Il ne restait plus beaucoup de guerrier dans le repère, les seuls guerriers qui restaient étaient ceux qui étaient partis très tôt en patrouille ou simplement les félins paresseux. Moi je ne fais pas partit de ses félins qui passent leurs journées à paressé. Je suis plus du genre, toujours dans l’action et qui veut toujours se rendre utile. Aujourd’hui, je voulais aider mon meilleur ami. Mon unique meilleur ami, Ombre du Fantôme. Il était tombé la veille malade et je me devais de l’aider. Le seul moyen étant de prendre un de ses apprentis pour lui apprendre deux trois bricoles. Je devrais alors laisser mes apprentis seuls, ce qui ne me faisait nullement peur car je leur avais montré la limite de notre territoire. Et un de ses novices était suffisamment âgé pour partager son savoir avec l’autre. De toute façon, il devait apprendre à être autonome. Et c’était la leçon qu’il allait leur donner aujourd’hui. Une fois à l’extérieur de la tanière, je fus éblouit par le soleil qui tapait déjà. Mes yeux mirent un certains temps pour dompter le soleil et lui résister. Ma vue se fit de plus en plus bonne, jusqu’à ce que je visse loin devant. Je me mis à marcher lentement vers le tas de gibier. Mon estomac réclamait sa ration quotidienne, seulement, mon esprit était tourné ailleurs, ce qui ralentissait ma course. Je réfléchissais à ce que j’allais bien pouvoir faire avec cet apprenti. Quelque chose était sur, c’est que je ne l’aimerais surement pas et que ce serait surement réciproque. Je compris soudain que la promesse que j’avais faite à Ombre du Fantôme était une erreur. Je la regrettais déjà. Rien qu’à l’idée d’avoir un stupide apprenti dans les pattes toute la journée. Je réfléchis alors plus ardemment pour trouver une solution qui me permettrait d’entrainer l’apprenti et en même temps de ne pas l’avoir dans les pattes.  Je n’en trouvai qu’une seule, il fallait que je l’emmène chasser. Mais savait-il chasser ? Ombre du Fantôme ne m’en avait rien dit. Et il ne servait à rien d’aller le déranger pour une broutille pareil. Je décidai donc que je commencerais par lui montrer un petit quelque chose et que après, je l’abandonnerai à son sort. Il allait surement me trouver froid et méchant, mais c’était dans ma nature. Rendre service aux autres n’étaient jamais une partie de plaisir pour moi. Et je demandais juste cela pour ne pas perdre plus d’estime que la veille. Je me mis à sourire, à sourire à la vie que j’avais encore devant moi. J’avais encore le temps de prouver qui j’étais et mes intentions. Je fus sortit de mes penser, lorsque mes pattes buttèrent contre le tas de gibier. Il était plutôt mal garni pour une matinée de cette saison. Mon idée ce réveillerais donc judicieuse et utile. Je saisis alors une petite pie que j’emmenai dans un coin du camp. Je l’a dévora en quelques bouchées. Elle m’avait amplement rassasié pour la journée. Je me rendis donc devant la tanière des apprentis. Je n’allais pas réveiller mes apprentis, hier, ils avaient bien travaillé et faire le tour du territoire, c’est quand même quelque chose pour une jeune chatte et un apprenti même âgé. Je les laisserais dormir et un guerrier les préviendra pour moi. Je passai la tête à l’intérieur et d’une voix monotone et forte, je dis :

« Nuage du Faucon ! Debout et tout de suite. Je m’occupe de toi aujourd’hui étant donné qu’Ombre du Fantôme est malade. Va manger, je t’attendrais pas quatre heures ! »

Sur ce, je sortis ma tête de la petite tanière bien remplie et je me remis à la place même ou j’avais dégusté ma pie. Je me mis assis et j’attendis le jeune chat. Je ne voulais pas qu’il tarde, sinon quoi je partirais sans lui à la chasse. Pour une fois que le Clan en avait besoin, je ne comptais pas rester ici sans rien faire. Et ce n’était pas un apprenti qui me retiendrait au Camp. Je soupirai et patientai le temps que le novice daigne venir.

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MessageSujet: Re: « Quand on sert le faucon entre les griffes. » [PV : Nuage de Faucon]   Dim 26 Mai - 19:14

    Nuage de Faucon se réveilla et baillât à s'en décrocher les mâchoires. Un coup d’œil rapide lui appris que la plupart des apprentis était partis. Ils devaient sûrement être partis chasser ou s'entrainer en compagnie de leur mentor. Alors, elle se rappela que son mentor, Ombre du Fantôme,  était malade et que, par conséquent elle se retrouvait toute seule pour la journée. A cette pensée la panique la gagna, qu'allait-elle faire ? Ses connaissances de chasse était très maigre et son mentor n'avait pas eu le temps de commencer à lui apprendre à se battre. Elle se dit que le mieux serait de partir avec une patrouille. Soudain, un miaulement interrompit ses pensée :

    « Nuage du Faucon ! Debout et tout de suite. Je m’occupe de toi aujourd’hui étant donné qu’Ombre du Fantôme est malade. Va manger, je t’attendrais pas quatre heures ! »

    L'apprenti sursauta si fort qu'elle en tomba à la renverse. Le guerrier qui venait de parler ne l'avait pas attendu, mais elle avait eu le temps de reconnaitre Serre du Corbeau le meilleur ami de son mentor. Elle lâcha un gémissement, pourquoi Ombre du Fantôme l'avait-il remise au guerrier le plus pénible du monde ? Mais elle ne le décevrait pas kit à passer la journée en compagnie de Serre du Corbeau ! Elle se releva et sorti de sa tanière en regrettant amèrement son petit lit douillé. Le soleil l'a frappa de plein fouet et elle dut s’arrêter quelque seconde avant de retrouver la vue. Elle aperçut Serre du Corbeau qui la regarder avec impatience. Elle se dirigea vers le maigre tas de gibier et pris un campagnol. Puis, se retourna vers le guerrier, et tout en prenant une bouchée de son campagnol elle lui demanda :

    «On fait quoi ?»


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MessageSujet: Re: « Quand on sert le faucon entre les griffes. » [PV : Nuage de Faucon]   Ven 14 Juin - 19:14

Je lançai un regard furtif en direction de la tanière des novices. J’y vis la jeune apprentie, qu’Ombre du Fantôme m’avait confié, commencer à sortir de sa tanière. Elle se stoppa un instant, clignement bêtement des yeux. Elle regarda tout autour d’elle, cherchant me cherchant surement. L’apprentie aurait été un chaton, je lui aurais bien fait signe de la patte. Mais étant apprentie, elle pouvait bien me voir sans mouvements. Je la regardai et la considéra avec pitié. Mon impatience commençait à se faire ressentir. Ma queue se mit à brasses l’air. Je n’aimais pas rester inactif trop longtemps. Je préférais amplement aider mon Clan en chassant ou en allant patrouiller. Mais avec cette boulette d’apprentie, je n’étais pas libre. Du moins jusqu’à ce qu’Ombre du Fantôme soit complètement rétabli. Je regardai l’apprenti se dirigé vers le tas de gibier et y choisir un campagnol. Après quoi, elle s’approcha de moi. Elle déposa sa proie sur le sol humide du camp et commença à la dévorer. La bouche pleine, elle lâcha :

« On fait quoi ? »

J’eus alors envie de grogner après la chatte. Comment pouvait-elle parler la bouche pleine ? Elle ne pouvait pas terminer ce qu’elle avait dans sa bouche avant de parler. Ce n’était pas si compliqué pourtant. Je me retins, sachant qu’elle irait surement dire à Ombre du Fantôme que je la punissais… Et puis qu’elle question bête, si je l’a réveillais, ce n’était pas pour paresser au soleil ou retourner roupiller. Non, je devais continuer son entrainement, ou plutôt le commencer et l’avancer un peu pour le moment où Ombre du Fantôme reprendrait les rênes. Je ne voulus d’abord pas lui répondre. Mais je trouvai cela malpoli et si je comptais l’entrainer, je me devais d’être respectueuse envers elle pour qu’elle le soit aussi envers moi. J’avais déjà réfléchis au programme d’aujourd’hui, je comptais apprendre des techniques de chasse à la jeune novice et la laisser se débrouiller, une fois celles-ci acquissent. Je lui répondis d’une voix que je voulais rassurante, pour ne pas lui faire peur, au vu de ma réputation :

« Je comptais t’emmener chasser. Mais comme je ne sais pas où tu en as avec ton mentor, je te montrerais ou remontrerais les différentes positions de chasse. Si le programme ne te convient pas, tu peux toujours retourner roupiller. Je sais que tu en meurs d’envie. Sinon, si tu veux vraiment devenir une guerrière, tu n'as qu'à me suivre. »

Avec ses paroles, je mettais la petite chatte au défi de tenir toute la matinée, ou même toute la journée. En étant chaton, elle devait, comme tous les chatons, passer son temps à dormir, manger et jouer. Je me rappelai alors que moi aussi j’avais été comme ça, moi aussi j’avais été un chaton innocent passant son temps à jouer, dormir et manger. Je me rappelai aussi la difficulté de passer du rang de chaton à apprenti. Les longues siestes disparaissant lorsque l’on devient apprenti, la fatigue des entrainements durant toute une journée, tout cela s’accumulant pouvait être un peu épuisant. Je me rappelai aussi que j’avais particulièrement bien tenu le rythme des journées qui s’étaient succédés les unes derrière les autres sans que je ne m’en aperçoive. J’avais vécu ma vie de novice à fond et j’en étais fière. A croire que les générations futures étaient plus paresseuses. Je me levai et tournai les talons. Je pris la direction de l’entrée du Camp, sans même regarder derrière moi si la novice avait fini de manger et me suivait. Si elle voulait retourner se coucher, elle irait. Je n’allais pas trainer un poids mort derrière moi. Je passai le tunnel, tout en fléchissant légèrement sur me membres pour éviter les épines. Je fus bientôt à la sortie du Camp. Qu’est-ce que je devais faire ? Attendre pour voir si l’apprentie me suivait ? Ou bien continuer ? Je ne savais pas. D’un côté, si elle me suivait, il aurait fallut que je l’attende pour lui montrer la direction à suivre. Et d’un autre côté, si elle était retournée dormir, il fallait que j’aille chasser. Sans l’attendre, sinon quoi je risquerais de l’attendre encore longtemps. Je choisis d’attendre cinq petites minutes et pas plus. Et si jamais l’apprentie ne pointait pas le bout de son nez, elle serait punie, parce que je ne suis pas du genre à me laisser marcher dessus par des apprentis fainéants. Je levai la tête au ciel, essayant d’apercevoir les astres de nuit. Je ne les vis pas, ce satané soleil m’empêchait de voir les étoiles. Je baissai la tête et m’assis. Je me perdis dans mes pensées. Pendant un instant, je ressentis un drôle de sentiment. Un sentiment que je n’avais pas ressentit depuis des lustres. Je me sentais de nouveau seul. J’avais l’impression d’être le seul chat de la forêt à être tenu à l’écart sans même le vouloir. En faite, je pense que je suis le seul chat. Je n’ai encore jamais rencontré un chat aussi mal-aimé que moi. Même si tout le monde en doute, moi aussi j’ai un cœur, moi aussi j’ai des sentiments. Je relevai la tête au moment où j’entendis les pas d’un félin venant du Camp. Je me redressai et attendit patiemment que le félin sorte, j’espérais réellement que ce soit Nuage du Faucon. Sinon quoi, je partirais sans elle. Je préparai mes membres, je décontractai mes muscles et m’étendis de tout mon long. Je finis par me tranquilliser et attendre.

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MessageSujet: Re: « Quand on sert le faucon entre les griffes. » [PV : Nuage de Faucon]   Dim 23 Juin - 19:01

    A peine avait-elle lançait cette réplique qu'elle vit Serre du Corbeau se retenir de grogner. Qu'avait-elle dit de mal à par lui demander le programme du jour ? A présent, il semblait vraiment agacé et ne lui répondit pas tout de suite, installant un silence entre eux. Gêné Nuage de Faucon se mit a regarder ses pattes. Un bref instant, elle se demanda comment Nuage de Lumière et Nuage Sanglant pouvaient supportaient leur mentor ,Serre du Corbeau, sans être gêné ou terrorisé et surtout dans la bonne humeur. Peut-être ne le pouvaient-ils tout simplement pas. Elle n'eut pas le temps de poursuivre plus ses pensées car déjà le guerrier lâcha :
    « Je comptais t’emmener chasser. Mais comme je ne sais pas où tu en es avec ton mentor, je te montrerais ou remontrerais les différentes positions de chasse. Si le programme ne te convient pas, tu peux toujours retourner roupiller. Je sais que tu en meurs d’envie. Sinon, si tu veux vraiment devenir une guerrière, tu n'as qu'à me suivre. »
    L'emmener chasser ! La jeune novice tresselli, son mentor n'avais eu le temps de lui apprendre que la position, et elle avait encore du mal à la reproduire parfaitement. La peur envahi l'apprenti, Serre du Corbeau allait à coup sur se moquer d'elle ou lui dire qu'au final il fallait mieux qu'elle reste au camps et nettoie la litière des anciens ! Puis le reste de la phrase arriva à son cerveau et elle se surprit à pensée au temps où elle était chaton et pouvait dormir, manger et s'amuser à longueur de journée sans rien qu'on lui demande en échange. A se souvenir elle soupira, mais à présent elle était apprenti et si elle voulait tenir sa promesse, étant d'être la meilleur des guerrières, elle allait devoir travaillait dur. Elle jeta un coup d’œil vers la tanière des apprentis, vers son nid douillé qui l'attendait. Non elle se jura qu'elle n'irai pas avant la fin de la journée. Elle se tourna vers Serre du Corbeau pour lui dire que se n'était pas comme sa qu'il allait se débarrasser d'elle. Mais il n'était pas là. Il est surement parti après avoir parler se dit-elle. Elle finit rapidement son campagnol puis se dirigea vers l'entrée du camps. Cela faisait là deuxième fois qu'il ne l'attendait pas et elle avait l'impression que sa ne serait pas la dernière. Elle ne savait même pas où il était parti. Tant pis, elle le suivrait à l'odeur. Apercevant un oiseau elle leva la tête, sa devait être une buse. Peut-être aurait-elle la chance dans attrapait une ? Elle ne vit pas qu'elle fonçait en plein sur un guerrier et encore moins que c'était Serre du Corbeau qui l'attendait. Elle lui rentra dedans et tomba sur une touffe d'herbe. Puis se releva et le reconnu. Il avait l'air complétement furibond :
    « Désolé ,s'excusa t-elle aussitôt, je ne t'avais pas vu mais en même temps si tu m'avais attendu je ne te serai pas rentré dedans. »
    Elle s'approcha pour l'aider à se relever. Mais s'arrêta en croisant son regard. Tout d'un coup, elle se sentit vraiment coupable et, attendit qu'il se mette sur ses pattes pour lui dire :
    « Vraiment désolé, sa ne se reproduira plus. Pour la chasse je te tiens à te prévenir que je sais à peine reproduire la posture. Si tu ne veux plus me prendre aujourd'hui je comprendrai, je m'occuperai en nettoyant la tanière des anciens. »
    Elle baissa la tête, et attendit, certaine qu'il allait lui dire de regagner le camp. Pourtant elle aurait vraiment voulut apprendre, pour un jour pouvoir attraper elle-même son repas.


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MessageSujet: Re: « Quand on sert le faucon entre les griffes. » [PV : Nuage de Faucon]   Mar 2 Juil - 10:42

Je patientais depuis un petit moment déjà. Je n’avais pas que cela à faire, rester étaler sur le sol à me dorer au soleil. Je devais partir chasser pour que le Clan ne manque pas de gibier. Je me rappelai alors de la scène qui venait de précédé. Lorsque j’étais encore dans la clairière du Camp avec l’apprentie. Celle-ci m’avait parut gênée et semblait même avoir peur. Je ne savais pas pourquoi. Je n’étais pas vraiment méchant et je n’attendais pas d’elle qu’elle rapporte toutes les proies de la forêt. Juste une ou deux, afin de l’occuper et qu’elle se perfectionne à la chasse. Et même si je suis un peu froid, je fais de mon mieux avec les apprentis, mais je préfère m’occuper des deux miens qui me donnent déjà assez de travail. De plus, il n’y a guère longtemps, Echo Céleste avait remis ma loyauté en jeu et depuis, je n’étais pas vraiment dans mon assiette. A vrai dire, je ne m’étais pas vraiment remis de cet entre-deux. Comment osait-elle remettre ma loyauté en jeu alors que je n’avais plus que mon Clan ? Et comment veut-elle qu’on aime les autres s’ils ne nous montrent que du mépris ? Peu importe, ce n’était pas le problème du jour. Je me redressai quand j’entendis du bruit venir de l’entrée du Camp, ce ne pouvait être que l’apprentie qui faisait un tel raffut. Dès que je l’aperçu, je remarquai qu’elle trainait les pattes et qu’elle avait le nez en l’air. Je cherchai alors ce qu’elle avait vu. Je vis un peu plus loin un oiseau, certainement une buse. Je levai le museau et humai l’air pour en être sur. C’était bien une buse, mais qu’espérait cette apprentie à la cervelle de souris, attraper une buse le nez en l’air ? Et en marchant aussi bruyamment qu’un bipède ? Elle n’y arrivera jamais et cela elle s’en rendre compte bien assez tôt. Je décidai alors de la laisser essayer parce que c’est ce qu’on avait fait avec moi cinq lunes plus tôt. La jeune chatte continuait d’avancer droit sur moi, je voulus faire un écart, mais après coup, elle devait bien me voir et elle m’évitera donc. J’avais tort. L’apprentie venait de me rentrer dedans et elle s’était écrasé la truffe la première contre le sol. Moi, je m’en sortais bien, je n’avais quasiment pas bougé d’un poil, j’avais juste eu un petit coup de faiblesse et j’avais donc fléchis sur mes membres. La colère monta en moi. Est-ce qu’elle était mirot comme une taupe ou bien le faisait-elle exprès pour voir si je m’énerverais sur elle ? Si elle croyait que j’allais rien dire parce qu’elle n’était pas mon apprentie, elle se trompait et elle n’allait pas tarder à comprendre que j’avais la langue bien pendu et que pour rien au monde, j’éviterais de râler. La jeune chatte se releva et d’une petite voix, elle s’excusa :

« Désolé, je ne t’avais pas vu mais en même temps si tu m’avait attendu je ne te serai pas rentré dedans »

Et moi qui croyais qu’elle allait s’excuser normalement et se faire petite, j’avais mal jaugé l’animal. Je me retins de lui sauter dessus et de la remettre à sa place. Dans cette situation, la violence n’aurais servit à rien à part me faire passer pour un chat sanguinaire. Mes poils se hérissèrent sur mon dos et mon échine, en un instant, ma queue doubla de volume et mes crocs devinrent visibles. La chatonne se rapprocha petit à petit de moi, ce qui ne me plaisait guère. Je n’allais pas mourir parce qu’elle m’était rentré dedans et je pouvais encore me redresser seul. Je lui lançai un regard dur pour lui faire signe de ne pas s’approcher plus de moi. Sinon quoi, elle risquerait encore d’agir comme une idiote. Je me redressai sans peine et me réjouis quand je vis que la chatte s’était arrêté net. Elle semblait se sentir coupable, ce qui ne m’étonna guère. Après ce qu’elle venait de faire et la réaction qu’elle avait eu, elle ne pouvait que se sentir coupable. Moi apprenti, je n’aurais jamais osé dire cela à mon mentor si jamais je l’avais bousculé. Heureusement, je ne l’avais jamais fait cette sottise. La chatonne reprit de nouveau la parole, je pensai qu’elle voulait encore en rajouter une couche pour couronner le tout, mais je l’écoutai tout de même :

« Vraiment désolé, cela ne se reproduira plus. Pour la chasse je tiens à te prévenir que je sais à peine reproduire la posture. Si tu ne veux plus me prendre aujourd’hui, je comprendrais. Je m’occuperai en nettoyant la tanière des anciens. »

Encore heureux que cela ne se reproduira plus, me dis-je en mon fort intérieur. J’appris donc ce que je voulais savoir sans même avoir pris la peine de poser une question. Elle ne savait donc pas chasser et je devrais tout lui apprendre. Ce n’était pas très grave en somme, elle semblait assez intelligente malgré ses réflexions stupides. La chatte baissa la tête et semblait attendre un geste ou une parole de ma part. Je réfléchis à ce que je pouvais lui dire. Est-ce que j’étais prêt à lui transmettre mon savoir ? Ou bien est-ce que j’allais la renvoyer au Camp pour son mauvais comportement. Je devais trancher et sévir n’était pas mon dada. Je décidai donc de la garder avec moi, de lui donner sa chance comme Etoile du Temps l’avait fait pour moi. Mais au moindre faux pas, elle retournerait illico au Camp et irait enlever les tiques des anciens. Je lâchai donc :

« J’espère bien que cela ne se reproduira plus. Je te laisse m’accompagner à la chasse, je vais t’apprendre à débusquer les quelques proies communes à notre territoire et tu partiras de ton côté. Mais au moindre faux pas, je te préviens que tu iras enlever les tiques des anciens et changer leurs litières. J’espère que j’ai été suffisamment clair pour toi. »

Il fallait que je choisisse un territoire de chasse facile pour la novice. Et pourquoi pas les Plaines Rocheuses ? Elle ne reviendrait pas bredouille de ce territoire puisque des proies sont assez stupides pour se coincer elles-mêmes dans les crevasses. Elle serait aussi capable de ce coincé elle-même. Je réfléchis et jaugeai le pour et le contre. Mon choix fut fait, je l’emmènerai aux Plaines Rocheuses. D’une ondulation de queue, j’essayai de lui faire comprendre de me suivre et surtout de tenir le rythme parce que si elle se perdait, je ne reviendrai pas la rechercher. Je partis en courant en direction des Plaines Rocheuses. Mon rythme de course me parut un peu rapide contenu de l’âge de la chatte, je ralentis un peu afin qu’elle soit en mesure de suivre ce petit rythme cadencé.

Une fois les Plaines Rocheuses en vu, j’accélérai puis ralentis lorsque je fus au bon endroit. J’avais choisit une zone plutôt dégagé pour apprendre à la chatte quelques positions de chasse à adapter aux différentes proies. Je commencerai par lui montrer comment on chassait les souris car il y avait beaucoup de ces petits rongeurs dans les Plaines Rocheuses. J’attendis qu’elle arrive et ne la laissant pas reprendre son souffle, je pris la parole pour expliquer ce que j’allais faire par la suite et qu’elle devrait reproduire à l’identique :

« Pour chasser un rongeur comme les souris, le plus important est que tu ne fasses aucun bruit et qu’elle ne puisse pas te voir, mais ça, c’est évident et de vigueur pour toutes les proies. Pour ne faire aucun bruit, il faut que tu fléchisses sur tes membres et que tu mettes ton poids sur tes membres postérieurs. Après, il suffit de se rapprocher de sa proie tout en alternant le poids sur la patte postérieure gauche et la patte postérieure droite. Regarde et fait. »

J’alliai mes paroles aux mouvements. Quand j’eus finis de parler, j’étais en position pour chasser une souris. J’humai l’air pour voir si une souris n’était pas dans les parages afin de montrer que cette position était efficace. Seulement, aucune souris n’était à moins de trois queues de renard. Ce sera pour plus tard, me dis-je. Je me redressai et me mis doucement sur mon arrière-train. Je redressai la tête et attendis que l’apprentie daigne à exécuter ce que je venais de lui montrer pour que je puisse au mieux la féliciter et au pire lui remontrer et l’aider à prendre la bonne position.

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MessageSujet: Re: « Quand on sert le faucon entre les griffes. » [PV : Nuage de Faucon]   Lun 19 Aoû - 15:13


    La tête baissé, morte de honte, la jeune chatte attendait le verdict, certaine qu'il allait la renvoyé au camp.

    « J’espère bien que cela ne se reproduira plus. Je te laisse m’accompagner à la chasse, je vais t’apprendre à débusquer les quelques proies communes à notre territoire et tu partiras de ton côté. Mais au moindre faux pas, je te préviens que tu iras enlever les tiques des anciens et changer leurs litières. J’espère que j’ai été suffisamment clair pour toi. »

    Surprise, elle releva la tête vers le guerrier. Il semblait être dans c'est pensé. Elle poussa un long soupir de soulagement qu'il ne sembla même pas remarquer. Oui, désormais elle serait sage. D'un mouvement de la queue le guerrier lui fit signe de le suivre. S'executant, elle se demandant vers où ils se dirigeaient. Elle n'osait poser la question. Il courait à toute allure, et elle commençait à avoir du mal à le suivre. Il dut sans rendre compte, car il ralentit et cala son allure sur la sienne. Bientôt, ils aperçurent les plaines rocheuses. Les plaines rocheuses ! Mais bien sûr ! Pourquoi n'y avait-elle pas pensé plutôt ? La novice sentit l'excitation la gagner. Dans ce territoire le gibier était abondant. Peut-être aurait-elle la chance d'attraper quelque chose ? Serre du Corbeau accéléra l'allure, puis ralentit peut après en arrivant dans un endroit un peu près dégager. La jeune chatte eu a peine le temps d'arriver et de reprendre son souffle qu'il enchaina :

    « Pour chasser un rongeur comme les souris, le plus important est que tu ne fasses aucun bruit et qu’elle ne puisse pas te voir, mais ça, c’est évident et de vigueur pour toutes les proies. Pour ne faire aucun bruit, il faut que tu fléchisses sur tes membres et que tu mettes ton poids sur tes membres postérieurs. Après, il suffit de se rapprocher de sa proie tout en alternant le poids sur la patte postérieure gauche et la patte postérieure droite. Regarde et fait. »

    Nuage de Faucon savait que si elle voulait réussir il lui fallait regarder attentivement, repérer chacun des mouvements qu'il ferait. Mainte  fois elle avait vu des apprentis se mettre dans cette position. Elle se concentra, sitôt qu'il avait eu fini de parlait, Serre du Corbeau c'était mis en position. Puis il huma l'air. Surement pour repérer une souris se dit-elle. Mais il ne dut pas en repérer car il se redressa et la regarda. Elle compris que c'était à son tour. Elle reporta son poids sur ses pattes arrières et commença à avancer doucement en alternant son de poids entre ses deux postérieurs et veillant bien à ne pas marcher sur quelque chose. Comme lui elle huma l'air et fut déçu en ne sentant aucune souris à proximité. Elle se redressa et s'assit, enroulant sa queue autour de ses pattes. La novice finit par lançait un regard interrogateur à Serre du Corbeau qui l'observait avec une expression indéchiffrable.

[C'est normal après tout chacun à une vie derrière l'ordi >.<]


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MessageSujet: Re: « Quand on sert le faucon entre les griffes. » [PV : Nuage de Faucon]   Mer 28 Aoû - 14:46


Je regardais attentivement la jeune chatte qui se tenait devant moi. Elle devait exécuter une des positions de chasseurs que certains apprentis apprenaient aux chatons. J’étais sur qu’elle pouvait reproduire cette posture, même si elle ne l’avait jamais fait. Observant ses faits et geste, je vis qu’elle reportait son poids sur ses membres postérieurs, ce qui semblait déjà une bonne chose. Elle finit par se décider à avancer, tout en regardant tout autour d’où elle mettait les pattes. Elle sembla humer l’air et se redressa. Je lui jeta un regard plein d’accusations, sa position n’était pas encore parfaite et voilà qu’elle s’était déjà assise prête à apprendre quelque chose de nouveau. Elle me lança un regard plus qu’interrogateur, elle croyait peut-être que j’allais la féliciter. Elle devait pourtant savoir que ce n’était pas dans mon habitude et que pour moi, rien n’était parfait. Je me redressai et pris la parole :

« Disons que ce n’était pas trop mal pour une première fois. Mais il faudra répéter ce mouvement encore et encore pour le réussir à la perfection. Mais cela, tu le verras avec ton mentor. Bien, nous allons essayer de mettre en pratique ce que tu viens d’apprendre. »

Je détournai la tête et partit en courant vers les Plaines Rocheuses. Je ne pris pas la peine de regarder si la novice me suivait, si elle ne le faisait pas, tant pis pour elle. Elle rentrerait toute seule au camp. Je devais chasser pour mon Clan et entrainer la novice qui portait le nom de Nuage de Faucon m’avait déjà fait perdre du temps. J’aurais eut le temps d’attraper au moins une proie ou même deux. Les Plaines Rocheuses s’élevèrent devant moi. Je sautai gracieusement sur un rocher qui était l’un des plus haut perché. Je cherchai l’apprentie du regard et finit par voir son pelage tigré. Ne voulant pas perdre plus de temps que cela, je décidai de lui donner les consignes et ce même si elle était loin. Je clamai donc à son attention :

« C’est ici que l’on chassera aujourd’hui. Je te demande simplement d’essayer et si ce n’est pas trop difficile pour toi d’attraper une ou deux proie. Et surtout ne me dérange pas ou je te remettrais bien vite à ta place. »

Sur ces mots, je décrochai mon regard de sur la novice et descendit de mon perchoir. J’humai l’air à la recherche de proies. Ma truffe s’emplit de délicieux parfums de gibier. J’avais donc bien fait de choisir ce terrain de chasse, il était plein de prise. Je suivis une des nombreuses pistes qui m’était donné de sentir. A l’odeur, je reconnus un campagnol. J’adoptai la position que j’avais montrée à Nuage de Faucon quelques instants plus tôt. Je fléchis sur mes membres et bondit au dessus d’un rocher. Je ne tombai pas sur le campagnol, mais bien à côté. La poussière vola tout autour de moi. Je cherchai le campagnol du regard. Je le vis, il essaya de rentrer dans un trou entre deux rochers, mais la poussière qui était suspendu en l’air l’empêchait de gratter au bon endroit. J’eus juste le temps de poser ma patte sur le rongeur avant qu’il ne parvienne à se faufiler dans la fissure. Je lui brisai la nuque d’un coup de dent et partit l’enterrer. Je retournai ensuite à la chasse. Les autres proies furent plus simples à chasser, elle était soit sur un rocher ou alors coincé dans une fissure, dans ce cas, il suffisait de les cueillir et de les achever. Sans oublier de remercier le Clan des Etoiles à chaque fois. Je m’arrêtai de chasser lorsque je sus que je ne pourrais pas porter plus de proie. Je voulus tout d’abord rentrer au Camp afin d’y déposer mes proies pour que les apprentis aillent nourrir les anciens et les reines. Mais je devais m’occuper du fardeau que m’avait confié Ombre du Fantôme. Je retournai alors sur mon perchoir rocailleux et chercha la novice des yeux. Je la trouvai, mais elle était trop loin pour que je voie ce qu’elle faisait. Je regardai le ciel, il était presque à son zénith, ils devaient rentrer et maintenant. Je décidai tout de même qu’elle vienne de son plein gré. Seulement, elle semblait ne pas m’avoir vu. Je me couchai et l’observai quelques temps. Je crois qu’elle essayait de chasser, mais à une telle distance, comment aurais-je put savoir ? Après avoir attendu un bon moment, je me relevai et dit d’une voix haute afin qu’elle soit audible à l’apprentie :

« Nuage de Faucon ! On rentre ! »

Sans l’attendre plus de cinq minutes, j’allai chercher mes proies. Je retrouvai l’endroit où je les avais enterrés sans problème. Je commençai à creuser. J’avais en tout deux souris et deux campagnols. Je devais toutes les prendre et en une fois. Avec ma patte, je les saisis et les mis sur sol afin de me simplifié la tâche. J’ouvris grand ma gueule et saisit la totalité des rongeurs. Je partis en courant en direction du Camp, espérant que la novice me suivait. Je ne pouvais me retourner, sinon quoi je risquai de faire tomber mon butin. Si je rentrais seul au Camp, cela paraitrait louche et Ombre du Fantôme perdrait toute sa confiance en moi. Il n’y avait que lui qui avait confiance en moi, pourquoi la perdre ? Je m’arrêtais donc et attendit la novice.

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MessageSujet: Re: « Quand on sert le faucon entre les griffes. » [PV : Nuage de Faucon]   Ven 6 Sep - 20:03

    Assise, la queue enroulée autour des pattes, Nuage de Faucon attendait. Elle était tellement impatience qu'elle avait fini par lui jeté un coup d’œil interrogateur. Il n'avait l'air ni furieux ni enthousiasmé. La novice en déduisit  qu'elle s'était bien débrouillé mais qu'elle devrait améliorer encore, aussi ne fut-elle pas surprise quand il lui dit :

    « Disons que ce n’était pas trop mal pour une première fois. Mais il faudra répéter ce mouvement encore et encore pour le réussir à la perfection. Mais cela, tu le verras avec ton mentor. Bien, nous allons essayer de mettre en pratique ce que tu viens d’apprendre. »

    A peine avait-il finit de parler qu'il s'élança en courant vers les plaines rocheuses. La jeune apprenti soupira, puis se leva et le suivit. Pourtant, elle était surprise, elle pensait qu'il lui ferait répéter ce mouvement plusieurs fois avant qu'elle le mettre en pratique. Mais bon avec Serre du Corbeau tout était possible. Enfaite, c'était même plutôt une bonne chose car elle aurait peut-être la chance d'attraper une ou de proie pour de les montrer à Ombre du Fantôme et qu'il la félicite. Car à ce stade elle était sûr de n’obtenir aucun encouragement de Serre du Corbeau. Une voie finit par la tirer de ses pensées et en cherchant bien, elle finit par découvrir le guerrier perché sur un rocher :

    « C’est ici que l’on chassera aujourd’hui. Je te demande simplement d’essayer et si ce n’est pas trop difficile pour toi d’attraper une ou deux proie. Et surtout ne me dérange pas ou je te remettrais bien vite à ta place. »

    Un court instant Nuage de Faucon se revit foncer dans le guerrier alors qu'elle courait après une buse. La honte l'envahit. Elle s'était juré que ça n'arriverait plus, et elle tiendrait sa promesse. Pour plus de sureté la novice partit à l'opposé de la direction que venait de prendre le guerrier. Elle huma l'air et sentit une odeur de souris. S'avançant à pas feutré elle finit par repérer le rongeur qui grignotait une graine. La novice se mit dans la même position qu'on lui avait enseigné quelque instants plutôt. Elle fléchit ses membres et reporta son poids sur ses pattes arrières puis elle s'approcha tout doucement en alternant le poids sur ses deux postérieurs. Un craquement de brindille avertit le rongeur d'un danger. Nuage de Faucon jura silencieusement contre elle-même. Elle savait que ça ne servirait à rien de poursuivre la souris. Sans se décourageait la novice se remit à humer. Une odeur de mulot vient lui chatouiller les narines. La jeune chatte se mit en position, et avança tout doucement en veillant cette fois-ci à ne pas marcher sur quelque chose. Agilement elle sauta sur sa proie et la cloua au sol avant de lui briser la nuque d'un coup de croc. Toute contente, elle enterra sa proie avant de se remettre en chasse. Elle attrapa aussi une souris et était sur le point de tuer un campagnol lorsqu'un cri la déconcentra :

    « Nuage de Faucon ! On rentre ! »

    La jeune apprenti pesta contre le rongeur qui venait dans profiter pour s'échapper. Elle fila récupérer ses deux proies, puis se dirigea vers Serre du Corbeau, qui était retourné se percher sur son rocher. Puis, elle vit le guerrier descendre de son roc et déterrer ses proies. Il avait récoltait deux campagnols et deux souris. La novice ouvrit de grands yeux, impressionné. Elle faillit lui demander s'il avait besoin d'aide, puis se ravisa en le voyant ouvrir la gueule et saisir tous les rongeurs. Puis sans se retourner vers elle, il se dirigea vers le camp. Sans l'attendre ! Ça devient une habitude pensa la jeune chatte. Pourtant elle ramassa ses proies et se dirigea vers l'endroit où il avait disparu quelque instant plutôt. Au final, elle avait plutôt passé une bonne journée. Elle se promit de remercié Serre du Corbeau. Quand ? Ce serait impossible, puisque des qu'il arriverait au camp, il poserait ses proies dans la réserve et partirait de son côté avant même qu'elle et put franchir l'entrée. Il était surement déjà au camp même. La frustration s'empara de la novice. Puis elle l'aperçut qui attendait. Elle accéléra l'allure et arriva haletante à côté de lui. Elle posa ses proies et décida de le remercier maintenant :

    « Je sais que je suis un fardeau pour toi et que tu ne t'occupes de moi que parce que je suis l'apprenti de ton meilleur ami mais je voulais te remercier car j'aurai du avoir une journée ennuyeuse à nettoyer la tanière des anciens mais grâce à toi j'ai pu apprendre de nouvelle chose et aussi rapporter mes propres proies. Je voulais aussi te remercier pour m'avoir donné une deuxième chance alors que je te rentrais dedans. Merci Serre du Corbeau.»

    Puis Nuage de Faucon récupéra ses rongeurs et se dirigea vers le camp sans prendre le temps de regarder la réaction du guerrier.
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MessageSujet: Re: « Quand on sert le faucon entre les griffes. » [PV : Nuage de Faucon]   Mer 25 Sep - 16:20


Après avoir attendu quelques instants, la novice pointa le bout de son museau. Comment est-ce que je pouvais le savoir puisque je regardais en direction du Camp ? A vraie dire, c'était simple de l'entendre arriver, avec son odeur et surtout à cause du bruit qu'elle faisait en courant. Je pris le temps de tourner la tête dans sa direction et de la regarder. Elle tenait entre ses crocs une souris et un campagnol. « Tient donc, on dirait mon petit entrainement à quand même servis à quelque chose. Peut-être bien qu'elle sera capable de devenir guerrière. » Je restai figée devant ses proies. Mais pourquoi ? J'en avais déjà attrapé des dizaines. Je détournai mon regard des rongeurs pour regarder la novice. Elle semblait énervée et fière. Enervée, cela pouvait se comprendre puisque je ne l'attendais jamais. C'est vrai que sur ce point, je pourrais faire un effort et l'attendre. En réfléchissant bien, je me rappelai la difficulté que c'était que de suivre mon mentor à travers ce même territoire. Il n'empêche que cette méthode avait fait de moi un guerrier rapide. Et qu'est-ce qu'on demandait à un mentor sinon que de transmettre ce qu'il a appris ? Après tout, je ne pouvais pas tout faire comme il le fallait du premier coup, c'est comme être apprenti, on n'arrive pas à tout faire du premier coup. Son expression était fière. Et pourquoi ne pas l'être quand on vient d'attraper sa première proie ? Je posai mon regard sur ses yeux qui n'étaient pas très expressifs ou du moins qui ne laissait passer aucune expression. C'était peut-être moi qui ne comprenais pas cette novice. Elle haletait depuis qu'elle était arrivée à mes côtés, ce qui ne faisait pas longtemps. A peine eut-elle posé ses proies qu'elle prit la parole :

« Je sais que je suis un fardeau pour toi et que tu ne t'occupes de moi que parce que je suis l'apprenti de ton meilleur ami, mais je voulais te remercier, car j'aurais dû avoir une journée ennuyeuse à nettoyer la tanière des anciens, mais grâce à toi j'ai pu apprendre de nouvelle chose et aussi rapporter mes propres proies. Je voulais aussi te remercier pour m'avoir donné une deuxième chance alors que je te rentrais dedans. Merci Serre du Corbeau. »

Et dire que cette petite chatte n’avait pas totalement tord. Je ne m’étais occupé d’elle que parce que je le devais étant donné que je m’étais porté volontaire pour aider Ombre du Fantôme et en somme, la seule façon de l’aider c’était celle-ci. Il n’avait pas besoin de moi à son chevet puisque je n’avais aucune connaissance des plantes et des maladies et il n’avait pas besoin de moi pour le nourrir puisque les apprentis ou même le guérisseur s’en était occupé. A peine avais-je eus le temps de sortir de mes rêvasseries que l’apprentie avait disparu, les  rongeurs avec elle. Je feulai intérieurement et dire que je l’avais attendue pour qu’elle ne rentre pas seule. Je mettais bien fait avoir sur ce coup. Quelque chose de sur, je ne l’attendrais plus celle-là. Elle aura beau être fatigué ou ramper sur le sol, elle rentrerait toute seule la prochaine fois. J’avais une soudaine envie de lui parler, de lui dire qu’elle n’avait pas tant été un fardeau que cela et qu’elle avait bien vite appris. Mais je n’allais tout de même pas rentrer au Camp et aller la voir pour faire cela, les mentors le font avec leurs apprentis. Mais moi je ne le ferais pas. « Qu’est-ce qui m’arrive » murmurais-je. Depuis quelques temps, j’étais plus gentille, moins froid et moins distant. Qu’est-ce qui me faisait tant changer ? Je m’étais habituer à la solitude, à la distance et à ma propre agressivité, ce n’était pas le moment de changer. Je grognai un bon coup et sans plus rêvasser, je repris le chemin du Camp du Lion qui n’était plus qu’à quelques pas de moi. Luttant pour garder mes proies dans ma gueule, je passais dans l’étroit tunnel d’ajonc. Mon pelage s’emmêla dans les épines d’ajoncs et je grimaçai. Je resserrai un peu plus l’étreinte de mes crocs sur mes proies et m’abaissait un peu plus pour pouvoir passer. Une fois dans le Camp, j’allai immédiatement déposer mes proies sur le tas de gibier sans même regarder ou écouter les guerriers qui semblaient être venus me parler. Je ne voulais pas parler et encore moins être féliciter ou quoi que ce soit d’autre. Je pris un peu de recul et m’assis dans un coin désert du Camp. J’étais bien, je pouvais voir tout le Camp sans que lui ne me voie, à moins de m’épier. J’étais seul et depuis la mort de ma famille, j’avais mes moments de grande solitude. J’aperçu soudainement Nuage de Faucon, elle mangeait en compagnie d’autres apprentis qui la félicitait pour ses proies. La regardant et l’écoutant, je remarquai qu’elle n’évoqua pas mon nom. Et pourquoi le ferait-elle puisqu’elle n’avait pas vraiment eut besoin de moi. J’avais juste été là pour un petit cours théorique et encore un bref cours théorique avec une pratique derrière. Je ne m’attardai pas sur cette jeune chatte. Je me levai, allai manger et essayer de me rendre utile où l’on avait besoin de moi. Cette journée s’acheva comme elle avait commencé.

[Ridicule m'enfin. Les Admins, vous pouvez locker et enlever ces messages de HRPG.]

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« Quand on sert le faucon entre les griffes. » [PV : Nuage de Faucon]

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