« Dans ce monde il y a des gens qui préfèrent la solitude, mais il n'y a personne au monde qui puisse la supporter. »
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Un patient récalcitrant [Pv Serre du Corbeau]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité




MessageSujet: Un patient récalcitrant [Pv Serre du Corbeau]   Lun 7 Juil - 22:51

La journée était belle. Il avait plu la veille, et les senteurs de la forêt étaient plus fortes, plus présentes que d’habitude. L’air pur de la fin de la saison des feuilles nouvelles ébouriffait le pelage tigré d’Etincelle de Lune, qui marchait d’un bon pas dans le sous-bois, sautant avec énergie par-dessus les troncs et les racines. Sortir un peu du camp faisait du bien à la chatte, qui avait passé les derniers jours le nez dans ses remèdes.

Elle était à la recherche de diverses plantes pour reconstituer ses réserves et regardait de tous côtés, attentive à la végétation. Si bien que lorsqu’un campagnol surgit devant elle, elle fut totalement prise par surprise. Et encore plus lorsqu’un chat déboula à son tour à toute vitesse, poursuivant le rongeur. Celui-ci parvint à se faufiler sous un gros tronc et la chatte le vit continuer à trottiner le plus vite possible sur ses minuscules pattes de l’autre côté. Puis le chat pris son élan pour sauter et Etincelle de Lune retint son souffle. Ce n’était pas un petit saut qu’il fallait faire pour franchir l’obstacle et elle espérait que le chasseur s’en était rendu compte.
Revenir en haut Aller en bas

Mon identité.
Relationship :
Étoile du Corbeau
Chef du Clan du Lion



Féminin
● Nombre de messages : 414
● Je suis arrivé(e) ici le : 06/01/2013
● Age : 18
● Mentor/Apprenti(e) : Nuage de Lumière & Nuage Sanglant

MessageSujet: Re: Un patient récalcitrant [Pv Serre du Corbeau]   Lun 14 Juil - 12:12

Serre du Corbeau

Un patient récalcitrant
avec Étincelle de Lune

Une belle journée s'annonçait. Le Soleil, astre du jour, était déjà haut dans le ciel. La Lune et ses compères, les étoiles, avaient disparu depuis un petit moment maintenant. Les rayons du Soleil réchauffaient et illuminaient la forêt du CerfBlanc. Les rares nuages qui se trouvaient dans le ciel se baladaient sereinement, semblant être relativement calme par rapport à d'habitude.  

Morphée me relâchait. Elle me laissait. Elle me délaissait. A mon plus grand plaisir, à vrai dire. Enfin. J'étais libre. Libre de penser. Libre de faire ce que je voulais. Et pourtant, pour d'autre c'est l'inverse. Ils sont prisonniers du jour et libre durant la nuit. Moi, ce n'est pas le cas. Chaque nuit, je subis une torture, une mutilation en rêvant de la chose que je regrette le plus au monde. Chaque jour, je peux enfin souffler et me dire que c'est fini, que j'ai une journée de répit, une journée pour me venger de ma nuit horrible. Et c'Est-ce que je faisais tous les jours en étant désagréable avec tout le monde et en mettant au défi tous ceux qui croisaient mon chemin. Presque instantanément, mes yeux s'ouvrirent. La lumière vive du Soleil me pris au dépourvu, mais mes rétines étaient habitués depuis le temps. Sans cligner des yeux, mes rétines se retissèrent et ma vue floue devint nette. Il ne me fallut par cinq minutes pour me relever, m'étirer et sortir de la tanière. Une fois à l'extérieur, un bâillement me fit ouvrir la gueule et montrer tous mes crocs à ceux qui se trouvaient dans le Camp. Puis, machinalement, je me rendis près du Tas de Gibier. Une fois au-dessus de celui-ci, je fouillai du regard pour voir ce qu'il y avait à ma disposition. Déçu par ce qu'il me restait, je préférai ne rien manger du tout, plutôt que de manger des restes de la veille. La chair de ces proies devaient être rigide et sèche et je n'avais en aucun cas l'envie de manger une telle chose. Dégoûtée, je me rendis au pied du promontoire, là où tous les Guerriers étaient rassemblés pour connaître ce qu'ils devraient faire aujourd'hui. Ainsi, je fus convié par Echo Céleste pour me joindre à une expédition de chasse avec Indice de Lumière (PNJ), Lune Solitaire (PNJ) et son Apprenti Nuage de Litanie (PNJ). Quelle équipe de choc ! Non mais sérieusement. Elle ne croyait tout de même pas que j'allais me coltiner une équipe de pattes cassées comme celle-là ? Je vous jure, il y a des fois où je crois rêver. Décochant un regard noir à ma chère Lieutenante, je rejoins mon "équipe" et attends les instructions qu'est censé diriger la troupe de chasseurs. Celle-ci semble hésiter, ne parle pas et semble attendre quelque chose. Mais bon sang ! Je n'allais pas rester là ! J'avais autre chose à faire. J'attendis encore un instant et puis s'en fut trop. Montrant les crocs et grognant, je pris la décision de partir seul. Il valait mieux être seul que mal accompagné. J'abandonnai les trois félins qui devaient m'accompagner, jetai un regard noir à Écho Céleste et sortis rapidement du Camp. Une fois à l'extérieur, je me mis à courir, courir jusqu'à ce que mes pattes n'en puissent plus. Voilà ce que je voulais faire. Ce monde était vraiment dégueulasse. Non les habitants de ce monde étaient vraiment dégueulasse. Et surtout cette mégère d'Écho Céleste qui faisait exprès de me mettre avec des chats gentils et stupides. Elle croyait peut-être qu'ainsi, je deviendrais un bon petit Guerrier bien dressé et tout gentil ? Et bien non ! Elle était bien gâteuse si elle le pensait. Sans savoir pourquoi, mes pattes me portèrent en territoire libre. Là où j'espérais ne pas croiser les stupides chattes que j'étais censé me coltiner toute la matinée. Qu'est-ce que je pouvais haïr les chats gentils et les Guerriers modèles obéissant à la patte et à l'œil. Au fond, ces chats n'avaient pas de dignité, il se faisait mener à la baguette et ne broncheraient même pas si on leur annoncerait qu'ils mourraient aujourd'hui pour leur Clan. Quelle soumission ! Rebuté, je ne pris pas la peine d'humer l'air et me retrouvai, après être passé par les Grands Pins, dans un champ de fleurs. Ah bah ! De mieux en mieux. Après les stupides chattes gentilles, le champ de fleurs. Avançant doucement, mais toujours sans humer l'air, je me retrouvai devant un campagnol. Mon souffle se coupa. Mes sens de chasseur se mirent en éveil. Enfin. J'allais pouvoir planter mes griffes dans de la chair fraîche. Je pris la position du chasseur, mais je me rendis compte trop tard que l'animal m'avait déjà vu. Grognant de toutes mes forces, je mettais alors lancé dans une course poursuite à sa suite. Malgré la douleur qui tiraillait mes pattes à cause du long chemin que je venais de faire. Plus rien autour de moi ne m'intéressait. Seulement ce foutu Campagnol. Je n'allais pas le rater, je ne le pouvais pas me le permettre. Filant comme une flèche, j'eus vite fait de talonner ma proie. Alors que j'étais à deux doigts de l'avoir, elle fila en dessous d'un tronc. J'eus à peine eut le temps de voir qu'il était là. Je pris mon élan, sautai un peu trop tard et me réceptionnai de l'autre côté. Mes pattes heurtèrent violemment le sol, la secousse remonta dans mes épaules et un choc violent les firent trembler. Loin d'abandonner ma proie pour ça, je passai ma patte au-dessous du tronc et sortit le campagnol de là. Sans qu'il n'ait le temps de dire quelque chose, je l'achevai d'un coup de crocs dans la nuque. Je le pris ensuite dans ma gueule et pris de l'élan pour sauter de nouveau le tronc. Je me réceptionnai mieux cette fois. Une fois sur le sol, je me remis à marcher et une douleur me tirailla les épaules. Bon gré, mal gré, je rejoignis un arbre sous lequel je décidai de prendre une petite pause, le temps que cette horrible douleur passe. Satanée vie. Satanée douleur. Pourquoi ne pas m'achever de suite ?
© Codage par Waize pour sa Patoune ♥


__________________________________


Taa ♥

: . anciennement . :
 


Étoile du Corbeau grogne en #850606.


Dernière édition par Serre du Corbeau le Ven 16 Jan - 12:50, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité




MessageSujet: Re: Un patient récalcitrant [Pv Serre du Corbeau]   Lun 11 Aoû - 9:14

Etincelle de Lune grimaça lorsque le matou atterrit, mais il avait l’air de s’en être bien tiré puisqu’il continua à poursuivre son campagnol et le tua d’un coup de crocs. Elle le regarda ressauter le tronc et aller s’étendre sous un tronc proche, remarquant que sa démarche était moins assuré qu’auparavant. Se serait-il finalement blessé lors du saut ? Elle l’observa attentivement mais il n’avait pas particulièrement l’air de souffrir. En même temps, se dit la chatte, il n’a pas l’air de ne pas souffrir non plus, il n’est pas très expressif. Humant l’air, elle l’identifia comme un membre du clan du Lion. Dans ce cas, inutile de lui venir en aide, conclu la chatte, il n’aura qu’à aller consulter son propre guérisseur.

Décidant de retourner à ses propres affaires, elle se détourna avant que le guerrier ne la remarque. Presque immédiatement après, elle sentit le doux fumet d’un oiseau tout près, dans un fourré. Adoptant la position du chasseur, elle rampa vers lui le plus silencieusement possible, avant de bondir pour clouer l’oiseau au sol et l’achever d’un coup de dent. Relevant la tête, sa proie dans la bouche, elle se rendit compte avec étonnement que sa traque l’avait ramené à son point de départ. Et maintenant le guerrier du clan du Lion l’avait remarqué. Eh bien, se demanda Etincelle de Lune, le clan des étoiles doit vouloir que je rencontre ce chat ! Soit. Etincelle de Lune salua l’autre de la queue avant de s’installer pas très loin afin de manger son déjeuner.
Revenir en haut Aller en bas

Mon identité.
Relationship :
Étoile du Corbeau
Chef du Clan du Lion



Féminin
● Nombre de messages : 414
● Je suis arrivé(e) ici le : 06/01/2013
● Age : 18
● Mentor/Apprenti(e) : Nuage de Lumière & Nuage Sanglant

MessageSujet: Re: Un patient récalcitrant [Pv Serre du Corbeau]   Sam 16 Aoû - 2:23

Serre du Corbeau

Un patient récalcitrant
avec Étincelle de Lune

Douleur. Ô tiraillement qui me bousille la vie. Dégage de là. Fiche moi le camp. Je ne veux plus te voir, je ne veux plus te sentir, je ne le peux plus. Je crois que si cela continu, je vais devenir fou. Complètement fou. Je ne veux plus souffrir comme cela. Je ne veux plus vivre comme ça. Je veux changer. Je veux changer le passé pour changer aujourd'hui. Quoi ? Je ne peux pas ? Je le sais bien. Je le sais que les dés sont déjà lancés depuis plusieurs manches. Je le sais très bien que jamais plus, je ne vivrais en tant que Chaton. Je sais très bien que jamais je ne pourrais effacer le passer, le rayer d'un coup de griffe, l'éventrer d'un coup de crocs. Non. Jamais. Je ne suis qu'un simple mortel, créé par mes aïeuls, une créature mauvaise et à l'âme impur. Qu'est-ce que cela me fait de penser cela ? Rien. Rien du tout. Je n'ai pas d'émotion. Je ne vis que pour mon Clan. Je ne vis que pour que la justice soit rétablie. Est-ce que je vais dans le bon sens ? Est-ce que j'ai emprunté le bon chemin ? Je ne sais pas. Je ne pense pas. Néanmoins, je n'ai pas fait ce choix tout seul. On m'a grandement graissé la patte. Le destin m'a graissé la patte. Il m' a obligé à devenir ce que je suis aujourd'hui. Je ne le regrette pas. Non, je lui en suis même bien reconnaissant. Malgré la douleur qui m'accable jour et nuit, il m'a rendu fort. Je suis presque un dieu vivant. J'ai un physique des plus avantageux et avec ça, une intelligence au service de mes désirs. Je ne suis pas fou. Pas encore. Je ne sers que mon Clan. Et quelques fois mes envies. Je n'ai encore jamais fait coulé le sang de mes camarades ou de mes rivaux. Peut-être que je le ferais. Est-ce que ça me calmerais ? Si c'était la solution, je planterais mes griffes pleinement dans la chair de ces félins. Je les ferais souffrir comme j'ai souffert et comme je souffre. Bien sûr, ce sera de la torture physique pour eux, la mienne est mentale. Et alors ? Quelle différence ? Qu'on soit atteint à l'esprit ou au corps, on souffre dans les deux cas. Dans les deux cas, on subit, on sert les crocs et on se redresse comme on peut. Dans les deux cas, on essayer de vivre, de survivre, avec la douleur omniprésente. Mon esprit est pollué. Je n'arrive pas à réfléchir correctement. Je n'y parviens plus.  

Je suis allongé au pied de cet arbre. Il est grand. Il est comme moi. Bien plus haut que la plupart de ces congénères. En le regardant, je vois ses racines faire gondoler le sol. Il est donc puissant. Je le suis aussi. Je vois bien des cicatrices, laissé par des tempêtes, des chats, je vois des branches cassées, rompues, marques laissées en souvenir par les vents violents ou les imbéciles de bipèdes s'amusant à faire du mal à ce qui ne leur appartient pas. J'en ai aussi. J'ai aussi des cicatrices. Certaines sont visibles, d'autres non. Et celles qui ne sont visibles que par moi-même font le plus mal. J'en souffre. Est-ce que l'arbre aussi peut penser ? Est-ce qu'il souffre également de l'intérieur ? Est-ce qu'il pourrit peu à peu comme je le fais ? Bwarf. Qu'importe. On ne peut pas communiquer. Ni partager nos expériences et nos douleurs, alors qu'importe. On ne peut pas être bénéfique l'un pour l'autre. La patte sur laquelle je suis mal retombé me lance. Elle me démange. Mais cette douleur est soutenable. Je peux la contrôler. Je n'ai même pas besoin de serrer les dents. Je ne sens d'ailleurs quasiment pas cette douleur. Elle est si minuscule. Si petite par rapport à mon âme endommagée. Une odeur parvient à mes narines quand j'hume l'air. Cette odeur est répugnante. Elle provient du Clan du Tigre. J'en mettrais mes pattes à couper. Au quel cas, je serais dans un sacré pétrin. Il ne me faut pas longtemps pour que mon œil de lynx ne repère le félin en question. Il est laid ce chat. Il est tout petit et avec des longs poils. C'est horriblement laid. Quelle honte d'avoir un pelage comme celui-ci. Heureusement que la nature m'a épargnée. Elle a été plutôt clémente enfin de compte. Je n'aimerais pas être ce félin là-haut. J'arrive à discerner, de son pelage brun tigré, un oiseau pendouillant dans sa gueule. Et pourtant, son visage et son physique me disait quelque chose. J'avais déjà vu ce félin. Et quelque chose me disait que je ne l'avais jamais vu parmi les Guerriers du Clan du Tigre. Mais où alors ? Je le vis se rapprocher. Mais bon sang, qu'est-ce qu'il me veut  ce machin ambulant ? Il veut de la compagnie ? Je n'en suis pas, je n'en serais jamais. Je ne suis pas quelqu'un avec qui on peut discuter gentiment. Surtout que je n'ai rien à dire à une chose pareille. C'est une ennemie. Rien d'autre.

Le truc s'approche encore. Il finit par s'arrêter non loin de moi. Il m'observe. Je l'observe aussi. D'un geste de la queue, il me salue et commence à manger. Mais qui c'est celui là ? Quel est cet idiot ? On plutôt devrais-je dire idiote. A en croire son pelage lustré et ses manières, ce ne pouvait être qu'une femelle, à moins que, ce ne soit une fille manquée auquel cas, je ne manquerais pas d'appuyer sur cette féminité pour faire mal à cette cervelle de moineau. Je ne la saluerais pas. Je ne bougerais pas un sourcil pour elle. Elle ne le mérite pas. Peu de monde le mérite. Peut-être certains membres de mon Clan, et encore, les plus grands sûrement. Et puis ceux qui sont au-dessus hiérarchiquement, à condition que leurs attributions ne leur montent pas à la tête. Je me contente de grogner mon mécontentement. Est-ce qu'elle ne pourrait pas aller manger plus loin ? Je ne veux pas d'elle moi. Et si je repartais maintenant ? Je serais rentré et puis euh... Non. Je n'avais rien de mieux à faire au Camp. Je ne pouvais que chasser et encore chasser. Après tout, c'est-ce pourquoi on m'a fait. Ici, je pourrais prendre du bon temps et partager ma douleur avec cette chatte dont j'avais le nom sur le bout de la langue. J'ouvris ma gueule et laissant mes dents se dévoiler, je mis ma langue et mes cordes vocales en mouvement :

« Eh ! Toi là, tu veux pas bouger de là. J'aimerais être tranquille. Je ne veux pas de ta médiocre compagnie »
© Codage par Waize pour sa Patoune ♥


__________________________________


Taa ♥

: . anciennement . :
 


Étoile du Corbeau grogne en #850606.


Dernière édition par Serre du Corbeau le Ven 16 Jan - 12:49, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité




MessageSujet: Re: Un patient récalcitrant [Pv Serre du Corbeau]   Mer 20 Aoû - 18:32

Etincelle de Lune ne s’était pas attendue à ce qu’un chat d’un clan rival l’accueille à pattes ouvertes mais là, il y allait un peu fort et était même carrément insultant. La forêt ne lui appartenait pas, à ce prétentieux ! Alors au lieu de répondre, Etincelle de Lune lui jeta un regard noir et reprit son repas. Elle n’allait certainement pas se laisser impressionner par ce matou détestable.

C’est curieux, se dit la vieille chatte, je ne crois pas l’avoir croisé à une Assemblée jusqu’à présent, en lorgnant l’autre du coin de l’œil. Mais considérant ses manières, ce n’est pas si étonnant, il ne doit pas être très sociable. Encore un chat persuadé d’être incompris et sous-estimé par ses supérieurs je parie. Guérisseuse expérimentée, Etincelle de Lune avait l’œil pour ce genre de choses et se trompait de moins en moins souvent sur la psychologie de ses patients. Enfin, si on pouvait considérer le guerrier noir comme un patient.

Ayant fini son oiseau, elle jeta un coup d’œil au matou, s’attendant à une réaction plutôt violente de sa part.
Revenir en haut Aller en bas

Mon identité.
Relationship :
Étoile du Corbeau
Chef du Clan du Lion



Féminin
● Nombre de messages : 414
● Je suis arrivé(e) ici le : 06/01/2013
● Age : 18
● Mentor/Apprenti(e) : Nuage de Lumière & Nuage Sanglant

MessageSujet: Re: Un patient récalcitrant [Pv Serre du Corbeau]   Dim 7 Sep - 17:43

Serre du Corbeau

Un patient récalcitrant
avec Étincelle de Lune

Douleur. Insupportable. Détestable. Horrible. Tant de mots trop faibles pour te qualifier et qualifier l'effet que tu me fais. Tu me prends au vif, tu broies mon coeur. Je crois qu'il doit ressembler à celui d'une souris à présent. Un coeur si petit qu'aucune émotion, hors la haine, la méchanceté et la sauvagerie. Il ne me permet même plus d'aimer qui que ce soit ou quelque moment que ce soit. Je n'apprécie plus rien. Ni mes repas, ni mes congénères, ni mes nuits, ni les lieux qui étaient mes préférés. Je n'aime plus rien. Je ne désire plus qu'une chose : que cela s'arrête. Que je ne souffre plus. Je veux pouvoir souffler, respirer, sans que la douleur parcoure mon âme et mon être. Sans que je la sente. Sans qu'elle ne pèse lourd sur mes épaules. Maudite douleur. Maudite vie. Pourquoi suis-je donc né ? Pour être un bouc émissaire de ce mal ? Pour être le souffre douleur de cette vilenie ? Je ne voulais plus l'être, je n'avais jamais voulu l'être. Comment faire pour faire passer une telle douleur ? Comment faire pour effacer l'affront dont j'avais été victime ? Comment survivre quand tout le monde vous regarde de travers et pense de vous que vous êtes le mal incarné ? Faut-il ramper devant l'adversité ? Montrez que l'on n'est pas ce qu'ils croient que vous êtes ? Essayez de tout faire pour prouver aux autres que l'on est gentil ? Foutaise. Bêtise. Idiotie. Mensonge. Rien de cela n'est utile. Leurs véritables sentiments ne changeront pas parce qu'on fait ce qu'ils veulent. Au contraire. Voilà pourquoi j'ai changé. Voilà pourquoi je suis si irritable, sauvage, méchant, glacial et arrogant. Je suis devenu l'instrument de ma douleur.

Le truc redresse la tête et me jette un semblant de regard noir. Elle veut rire celle-là ? Elle ne me connaissait donc pas. À moins que si ce fut le cas, elle veuille finir ses jours ici. Elle voulait me défier ? Essayer de me vaincre dans un combat singulier ? User de mots au lieu de griffes et de crocs ? Je serai bien meilleur que cette "petite" pour ces jeux-là. Elle ne pourrait rivaliser avec ma fourbe, ma puissance et mon intelligence. Elle n'était pas à ma hauteur. Je n'étais pas à sa minuscule taille. J'étais d'ailleurs supérieur à la plupart des chats. Beaucoup de félins de mon Clan me craignait, tant bien que mes réactions. D'autres avaient "compris" mon petit jeu d'arrogant et me répondaient, mais pas bien longtemps. Je n'avais pas peur de faire couler le sang, pas même celui de mes "camarades". Fou ? Moi ? Pas du tout. J'ai encore toute ma tête. Le machin qui me fixait précédemment détourna le regard et replongea le museau dans son repas. Il ne me fallut pas longtemps pour comprendre qui était réellement cette chatte. J'avais été si stupide de ne pas le savoir. Qui est-ce qui avait le droit de chasser et de manger directement sa proie ? Qui ne répondait pas au Code du Guerrier ? Les imbéciles de Guérisseur ! Et donc. Puisqu'elle portait l'odeur du Clan du Tigre, se devait être la Guérisseuse de ce Clan. Mais qu'est-ce qu'elle venait faire ici ? Elle n'était pas sur ses terres. Remarque, je n'étais pas sur les miennes non plus. Sauf que j'étais un Guerrier et pas un gentil et elle n'était qu'une pauvre Guérisseuse sans défense et sans même une escorte. Quels idiots ces félins du Clan du Tigre. Même pas protéger ce machin. Il faut dire que ce n'est pas très important pour un Clan. À quoi est-ce qu'ils peuvent bien servir ces vieux débris ? Tous les chats sont capables de retenir quelques propriétés de plantes et faire de la bouillie. Qui n'en est pas capable ? Certes, tous les Guerriers se partageraient le savoir, ainsi, il n'y aurait pas de boulet au sein du Clan. Il n'y aurait que des Guerriers qui sauraient se soigner eux-mêmes.  

La veille chatte aux poils bruns tigré me lança de nouveau un regard. Celui-ci fut moins vipérin que le dernier. Elle avait pardonné mes mauvaises manières ? Quoi qu'il en soit, je ne me montrerais pas plus doux pour autant. Je n'étais ni un gentil petit chaton, ni une gentille petite femelle docile, ni un mâle ayant le sens de la bonté. Non. J'étais simplement un chat voulant simplement panser sa plaie, oublier son passé maudit, atténuer les douleurs qui le parcouraient. Je ne voulais rien d'autre. Peu m'importait si mon Clan devenait poussière. Peu importe si je devais vivre en solitaire. Si cela m'apportait un peu de répits, je prendrais ce chemin. En attendant, je ne connais pas les effets de la solitude continuelle. Je ne connais pas le mode de vie de ces félins errants. Je ne sais rien d'eux, de leurs contraintes, de leurs devoirs et de ce qui peut les rendre heureux. Ce que je sais, c'est qu'au sein de mon Clan, j'ai le droit à la crainte de mes compagnons, à leur méfiance, à leurs mauvaises phrases, à leurs critiques et je suis nourris si je ramène moi-même de la nourriture. Tout cela me convient parfaitement. Je ne pourrais pas vivre autrement, du moins pour le moment. L'autre truc me fixe toujours. Je ne pourrai bientôt plus retenir ma langue. J'essayai de me redresser. J'en avais marre de cette mégère. Et je ne voulais pas rester plus longtemps ici, en sa compagnie. Une douleur me tirailla les épaules. Ah bah tiens ! Je n'avais pas assez de mon coeur bousillé, fallait aussi s'en prendre à mon corps. Plutôt musclé, je parvins à tenir debout et à faire quelques pas. J'essayai de m'accoutumer à cette géhenne. Après quelques pas, mes membres commencèrent à chauffer. Je sentis que cela allait déjà mieux. Je tournai ma tête vers le machin de tout à l'heure. Il me fixait toujours. C'est gênant. Dérangeant. Elle me gonfle. Qu'elle me fiche le camp d'ici. Ma gueule s'ouvrit et ma voix tranchante en jaillit :

« Mais t'es sourdes ou quoi ? Je t'ai dit de fiche le camp de là. Je ne veux pas de toi. Dégage. Loin. Hors de ma vue sac à puces. »
© Codage par Waize pour sa Patoune ♥


__________________________________


Taa ♥

: . anciennement . :
 


Étoile du Corbeau grogne en #850606.


Dernière édition par Serre du Corbeau le Ven 16 Jan - 12:48, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité




MessageSujet: Re: Un patient récalcitrant [Pv Serre du Corbeau]   Ven 12 Sep - 10:46

Eh bien, elle ne s’était pas trompée. Et la vieille chatte aurait bien eu envie de lui répondre vertement, à ce guerrier détestable, mais l’expérience l’en empêcha. Ce matou avait sans doute l’habitude qu’on réplique par la violence à la violence, et la lueur dangereuse qu’elle voyait dans ses yeux lui disait qu’il n’hésiterait pas à lui sauter dessus si elle le provoquait. Alors elle entreprit d’utiliser une méthode plus douce, qui elle l’espérait déstabiliserait le félin noir.

Non je ne partirais pas, dit-elle d’une voie douce mais ferme. Du moins pas tant que tu ne m’auras pas montré ton épaule.

Elle avait remarqué qu’il avait eu du mal à se relever, signe qu’il s’était effectivement blessé lors de son saut.

Je sais que tu me méprise probablement, continua la guérisseuse, mais je t’assure que tu ne pourras que te féliciter d’avoir une épaule en bon état plutôt que blessée. Tu veux être le meilleur guerrier possible n’est-ce pas ? Peut-être pas pour ton Clan mais au moins pour toi-même, je me trompe ?

Etincelle de Lune retint son souffle en attendant la réponse. De sa réaction dépendrait plus que la guérison de son épaule, elle le sentait. Car son esprit avait l’air bien plus mal en point que son corps, ça aussi elle le voyait dans ses yeux.
Revenir en haut Aller en bas

Mon identité.
Relationship :
Étoile du Corbeau
Chef du Clan du Lion



Féminin
● Nombre de messages : 414
● Je suis arrivé(e) ici le : 06/01/2013
● Age : 18
● Mentor/Apprenti(e) : Nuage de Lumière & Nuage Sanglant

MessageSujet: Re: Un patient récalcitrant [Pv Serre du Corbeau]   Sam 27 Sep - 1:14

Serre du Corbeau

Un patient récalcitrant
avec Étincelle de Lune

Ma voix acide était sorti de ma gueule aussi vite que les mots avaient glissés sur ma langue. Je n'avais pas pus retenir mes mots et je ne les avais d'ailleurs pas mâcher. Il faut dire qu'elle me tapait sur le système celle-là. Ou tout du moins, c'est l'impression qu'elle me donnait. Peut-être que la douleur au fond de mon être, celle enfouit de moi y était pour quelque chose. Je ne sais pas. Je ne sais plus. Qu'importe. Au fond, je souffrais, c'est le plus important à savoir. Je ne pouvais pas changer cela. Elle non plus ne le pourrait pas. Alors, à quoi bon rester planter comme un piquet devant moi ? Avait-elle une cervelle de souris telle qu'elle ne bougerait pas de la journée ? Pourtant, elle devait avoir mieux à faire. Elle devait sûrement avoir de nombreuses responsabilités et de nombreuses tâches que son rôle lui incombait. Moi ? J'en avais également. Je ne pouvais pas me permettre de prendre du retard parce qu'une mégère me guettait du coin de l'œil avec si peu de distinction que si j'eus été observée par toute une assemblée de félin, je ressentirais, j'éprouverais, la même sensation d'être épier de tous coins. Je n'aime pas ça. Je n'aime pas avoir cette impression. Par habitude, lorsque l'on m'espionnait, on prenait au moins l'intention d'être discret, même si bien souvent, des signes trahissaient leur faction et je n'avais aucun mal à découvrir leur manigance, leur stupide manège ayant aucun but, sinon vérifier que je ne trahis pas mon Clan et que je ne fais de mal à personne. Ils sont si stupides. Tous autant qu'ils sont. Si je le voulais, je les bernerais tous. Même le plus minutieux des espions commet des erreurs, la perfection n'existe pas. À tel point que je suis un concentré de l'inverse de la perfection.

« Non je ne partirais pas, Du moins pas tant que tu ne m’auras pas montré ton épaule. »

Quoi ? Hein ? Est-ce qu'elle était sûre de ce qu'elle venait de dire ? Ne me connaissait-elle pas ? Ne connaissait-elle pas ma sublime réputation ? Tout ce que l'on raconte à mon sujet ne reste-t-il qu'au sein de mon Clan ? Est-ce que les informations de pareille importance ne navigue pas d'oreilles en oreilles durant les assemblées ? Elle le devrait pourtant. Elle devrait voyager, migrer. Pour le bien de chacun. Une montée de rage, mêlée à de la colère emplit mon champ de vision. Je ne pouvais accepter qu'une chatte inconnue, une mégère de la pire espèce veuille que je lui montre quoi que ce soit. Elle n'était pas la Guérisseuse de mon Clan, d'ailleurs celui-là, j'évitais d'aller le voir. Il avait le don pour me mettre en rogne, il cherchait toujours la petite bête là où elle n'est pas, quitte à essayer de prouver ses thèses psychologiques sur moi. Je ne suis pas son cobaye. Je ne suis pas un cobaye. Je suis un être normalement constitué, le destin, la vie, ne m'a pas aidé, voilà tout. Elle m'a enfoncé un dard immense, incroyable, presque mortel, dans le dos sans que je n'aie rien demandé. Je suis peut-être un monstre, mais je ne suis pas pire qu'elle. Je ne suis pas pire que cette saleté de douleur. Nous sommes différents, elle est plus puissante, ou peut-être est-ce que je suis plus faible. Qu'importe. Cet évènement me rappelait immédiatement le tout premier entraînement de ma novice. Elle aussi m'avait fait la leçon. Elle aussi m'avait résisté en somme. Elle n'avait pas obéi comme elle aurait dû le faire. Et je lui avais fait regretter, retiré ses paroles. Est-ce que je serais contraint à faire la même chose avec cette étrangère ? Ne pourrais-je tout simplement pas ignorer sa réplique ?

« Je sais que tu me méprises probablement, mais je t'assure que tu ne pourras que te féliciter d'avoir une épaule en bon état plutôt que blessée. Tu veux être le meilleur guerrier possible n'est-ce pas ? Peut-être pas pour ton Clan, mais au moins pour toi-même, je me trompe ? »

Elle continuait. Ma tête sembla enfler. Écouter de pareils sottises, des choses que l'on disait au petit chaton ou au gentil petit Guerrier à l'ambition médiocre. Je n'étais pas de ce genre. Je n'avais pas besoin que l'on me dise ce que je devais faire. Là où elle ne se trompait pas, c'était sur le fait que je la méprise. Je ne l'aimais pas. Je l'aimais pas au même titre que je n'aimais personne. Je n'aimais plus personne depuis bien longtemps à présent. Voilà longtemps que je n'éprouvais plus que de la haine pour ceux qui avaient le malheur de croiser mon chemin. Je ne voulais certainement pas être le meilleur guerrier possible. À quoi bon ? Prouver à des imbéciles que je ne suis pas mauvais ? Leur prouver que les sottises de mon géniteur sont ce qu'elles sont ? Est-ce qu'avec des preuves sous le museau, ils me croiraient ? Ou est-ce qu'ils resteraient aveugles à mes paroles ? Je ne pouvais qu'espérer le pire. Est-ce que ces indices m'innocentant pour de bon existaient ? Je ne sais pas. Je ne le saurais probablement jamais de mon vivant. Au fond, j'en avais plus rien à fiche. Ma vie était passée, changée. Je ne pouvais plus rien y faire. On ne pouvait pas revenir en arrière. Et tout le monde sait qu'on a qu'une seule vie, une seule chance pour être ce que l'on veut être ou ce qu'on nous oblige à être. Est-ce que je devais lui répondre ? Est-ce que je devais m'abaisser à répondre à ses questions ? Est-ce que je ne devais pas la remettre à sa place plutôt ? Quelle solution choisir ? Quel choix faire ? Le bon ? Le mauvais ? Il n'y a qu'une légère nuance, un presque rien qui fait divaguer les deux. Je fais deux pas vers elle, un tiraillaient me déchire l'épaule. Je ne montre aucun signe de douleur, je serre juste les crocs, mouvement imperceptible. Ma fureur est-elle que j'ai envie de planter mes griffes dans sa chair qui doit être aussi pourrie que la mienne. Ma gueule s'entrouvre et les mots glissent :

« Tu as raison sur un point, je te méprise, comme je méprise quiconque se dresse devant moi. Je ne veux ni de ta considération, ni de ton aide. Je n'ai nullement besoin de me faire chouchouter par quiconque. Je ne veux satisfaire personne, ni mon Clan, ni mon essence, qui n'est pas des plus pures. Je ne me répéterais plus : dégage ou celle qui aura besoin de quelqu'un à son chevet, ce sera toi. »
© Codage par Waize pour sa Patoune ♥


__________________________________


Taa ♥

: . anciennement . :
 


Étoile du Corbeau grogne en #850606.


Dernière édition par Serre du Corbeau le Ven 16 Jan - 12:47, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité




MessageSujet: Re: Un patient récalcitrant [Pv Serre du Corbeau]   Ven 3 Oct - 22:32

Etincelle de Lune se redressa très droite, contrariée. Eh bien, s’il était si sûr de lui, elle allait le laisser se débrouiller tout seul. Après tout, elle n’avait aucun devoir envers lui, il n’appartenait pas à son clan.  Sans répondre, elle s’éloigna donc de quelques pas, et s’arrêta près d’un bouquet d’orties, dont elle commença à examiner les feuilles. C’était pour récolter des plantes qu’elle était venue jusqu’ici alors autant commencer maintenant.

Mais tout en travaillant, la chatte tigrée ne pouvait s’empêcher de lorgner sur le guerrier sombre qui l’avait rembarré. Elle ne pouvait s’empêcher de se soucier de son épaule blessée, qu’elle aurait pu soigner s’il l’avait voulu, et elle pensait également à son manque d’expression et aux blessures du cœur qui se cachaient probablement derrière. Elle pourrait l’aider, s’il s’ouvrait un peu. Mais bien sûr, ce genre de chat n’était pas du genre confiant.


Etincelle de Lune se replongea dans sa cueillette, chassant ces pensées de son esprit. S’il partait maintenant, tant pis pour lui, il n’aurait qu’à se trainer jusqu’à son camp tant bien que mal et aller voir son propre guérisseur. Il était aussi possible que sa blessure ne soit pas si grave que ça et soit juste un peu douloureuse, auquel cas elle espérait qu’il n’aurait la stupidité de ne pas aller chez son guérisseur. Dans tous les cas, ce n’était plus son problème. Alors pourquoi elle ne pensait qu’à ça ? Ça suffit, concentres-toi sur ton travail, cervelle de souris, se gronda-t-elle. Laisse cet abruti à ses problèmes, tu as les tiens à gérer.


Elle se remémora alors la conversation qu’elle avait eu avec sa sœur quelques jours plus tôt, oubliant un peu le guerrier sombre.
Revenir en haut Aller en bas

Mon identité.
Relationship :
Étoile du Corbeau
Chef du Clan du Lion



Féminin
● Nombre de messages : 414
● Je suis arrivé(e) ici le : 06/01/2013
● Age : 18
● Mentor/Apprenti(e) : Nuage de Lumière & Nuage Sanglant

MessageSujet: Re: Un patient récalcitrant [Pv Serre du Corbeau]   Ven 16 Jan - 12:44

Serre du Corbeau

Un patient récalcitrant
avec Étincelle de Lune

Je ne voyais que la fureur dans mon esprit. Elle était la chose la plus présente dans mon cerveau, dans mon corps. Si bien, qu'il n'y avait qu'elle pour l'irriguer. Les autres sentiments, les autres ressenties semblaient invisibles, obsolètes, révolus, d'un autre temps, perdus, oubliés. Je ressentais à peine la douleur qui me touchait à l'épaule. Mes crocs étaient serrés, mon esprit brouillé par la pseudo colère qui se contractait en moi. Le genre de félin que représentait la femelle me répugnait. Ce genre de chatte à toujours se mêler de ce qui ne la regarde pas. Ce genre de félins à toujours vouloir faire le bien autour d'eux. Ces imbéciles sont donc incapables de comprendre l'envie d'être seule de certains ? Étaient-ils plus stupides que la norme avec leur gentillesse de chaton ? Je ne voulais pas de son aide. Je pensais lui avoir signalé assez clairement au début de notre conversation. Elle qui insistait. Cela ne faisait qu'augmenter mon taux d'excitation. Si le Code du Guerrier ne la mettait pas en arrière, s'il ne l'a protégeait pas, de par son rôle, mes crocs et mes griffes auraient déjà goûté à sa chair. Je ne suis pas certains qu'il aurait apprécié cette chair qui était pourrie et complètement gavée de sentiments stupides comme l'étaient l'amour, l'amitié ou bien même la gentillesse ou la pitié. Décidément, beaucoup de chats ne comprenaient pas la vie. Étais-je le seul à comprendre le monde pourri dans lequel nous vivons tous ? Est-ce que j'étais le seul sur cette belle planète à comprendre quelle saloperie la vie était ? À en croire les rencontres que j'avais faites depuis que j'étais apparu sur ce monde, oui. Je ne pouvais faire ouvrir les yeux à tous ces félins. Et puis, je ne le voulais pas. Qu'ils se débrouillent. Ils n'ont cas réfléchir plus loin, regarder au-delà de leur petite personne, de leur petit museau. Ils sont aveugles. Ils ne comprennent rien. Ils n'ont jamais sût. Ils ne savent pas. Ils ne sauront jamais. Regrettable histoire pour eux. Vivre dans un monde qu'ils étaient incapables de comprendre, quelle bande de crétins ils faisaient tous. Ils ont les pattes dans la boue et son incapable de retirer cette dernière.

Je pus voir que mes mots avaient fait effet. Était-ce parce que j'avais daigné bougé ? Avait-elle été convaincue en me voyant marché ou bien est-ce qu'elle avait été quelque peu blessé par mes mots ? La deuxième solution me plaisait davantage. La douleur des autres faisaient mon bonheur. Je rétablissais ainsi, pendant un laps de temps très court l'égalité entre eux et moi. Néanmoins, ma jubilation ne durait généralement pas longtemps étant donné que certains ont la mémoire courte et que le lendemain, les mots froids de la veille sont oubliés. Il se trouve que moi, je n'oublie rien. Je n'ai jamais rien oublié. Je serai capable de retracer ma vie mot pour mot depuis mon changement. Avant ce dernier, ma vie n'avait aucun sens. Je n'avais encore rien compris, faute de jeunesse et de manque d'expériences. Finalement, l'accident de ma mère était peut-être une mauvaise chose en couvant une bonne plus grande encore. Elle avait donné sa vie pour que je comprenne la mienne. Elle s'était sacrifiée pour m'ouvrir l'esprit, pour me faire comprendre le but de mon existence, celle que je devais continuer de mener malgré son absence. Ne serait-ce que pour ce sacrifice que je vivrais le plus longtemps possible. Je ne souhaite pas partagé mon savoir. Je ne souhaite rien partager. Je souhaite simplement torturer l'esprit et le corps du plus grand nombre de personnes avant de m'éteindre. Ma vie n'aurait aucun sens sans mes victimes. Ces dernières sont finalement essentielles à ma vie. Si les gentils venaient à disparaître alors les méchants de même, puisqu'ils n'y auraient plus personne à qui s'en prendre. C'est dommage qu'un parti stupide doive survivre pour que l'autre aussi, mais c'est comme cela. Il faut se faire une raison. Je me suis fait la mienne. Quand je dis que j'ai déjà tout compris, je n'invente rien.

L'autre a dégagé de mon champ de vision. Malheureusement, lorsque je laisse ma tête pivoter vers la gauche, je recroise la couleur écoeurante de son pelage. Elle fouine parmi un tas de feuilles et de plantes vertes. Quel rôle pour chat dégénéré. Les chats ne sont pas fait pour faire mumuse à colmater des blessures physiques et cultiver des plantes. Ce rôle est indigne d'un félin. Leur rôle est d'autant plus inutile qu'il ne sert qu'à réparer le côté extérieur, physique d'un félin. Aucun Guérisseur ne saurait guérir les maux de coeur, d'esprit ou toute autre chose d'ordre psychologique. Aucun ne serait capable de comprendre ce que je vis, dans ce que je vis. Aucun ne serait capable d'ouvrir les yeux comme les miens sont ouverts. Aucun de ces stupides chats ne seraient capables de voir au-delà du Clan des Étoiles, au-delà des quelques connaissances, qu'ils pensent énormes et donc ils vantent si souvent les mérites, qu'ils possèdent. Au fond, ils sont comme les Guerriers. Ils n'en savent pas plus. Ils en savent au contraire moins. Ces chats ne sont pas normalement constitués. Ils sont de nature plus faible, que ce soit sur le plan psychologique ou sur le plan physique. Ils sont incapables de chasser, de combattre ou de s'adonner à n'importe quelle autre activité féline que ce soit. Ils sont incapables de se débrouiller seul. Ils crèveraient comme des chiens s'ils n'avaient pas les Guerriers pour leur donner leur pitance qu'ils ne méritent même pas. S'il ne tenait qu'à moi, ce rang se verrait supprimé. Nous entrerions alors dans une période où les Clans seraient plus forts, plus puissants que jamais. Ils n'y auraient plus de place pour les simples d'esprits, pour les faibles, tous seraient laissés pour compte et seraient contraint de mener une vie de solitaire ou toute autre vie qui leur conviendrait mieux et qui serait bien moins périlleuse pour leurs santés respectives.

Ne souhaitant pas rester une seconde de plus dans cet endroit devenu répugnant de par la présence de la chatte rivale, j'eus tôt fait de faire demi tour, satisfait d'avoir mené à bien ce renvoi. Elle n'avait, aujourd'hui, rien compris à la vie, mais peut-être que si elle trouvait le chemin de la vérité un jour, peut-être qu'elle se souviendrait d'aujourd'hui. Mon épaule me lançait de moins en moins, du moins c'est l'impression que j'en avais. Finalement, ce n'était qu'un mauvais placement. Il n'y avait pas lieu de s'alarmer. Secouant vigoureusement mon épaule afin de la stimuler, j'entendis un léger craquement. Lorsque ma patte retomba sur le sol et que je me mis à marcher, la me rendis compte que la douleur s'était comme envolée. Eh bien ! Je n'avais pas besoin de cette mégère ! Qu'est-ce que je disais ? On peut très bien survivre sans ces stupides chats ne servant à rien. Ce sont des bouches inutiles à nourrir, tout comme les anciens. Content de ne plus rien sentir sur tout, je relâchais la pression qui maintenait mes crocs serrés les uns contre les autres et détendit ma mâchoire légèrement endolorie. Je fis quelques pas en avant, puis pris une allure plus rapide. J'eus tôt fait d'aller récupérer la proie que j'avais laissé non loin du chêne. Du regard, je lui disais au revoir et je le remerciais d'avoir veillé sur ma proie pendant que je m'occupais d'écarter cette chatte de nos deux personnes. Un sourire mesquin sur les lèvres, je me saisis de ma proie et sans signaler quoi que ce soit, je partis le vent dans le dos, dans la direction dans laquelle j'étais arrivée.

THE END.
© Codage par Waize pour sa Patoune ♥


__________________________________


Taa ♥

: . anciennement . :
 


Étoile du Corbeau grogne en #850606.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Un patient récalcitrant [Pv Serre du Corbeau]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
~ La Guerre des Clans ~ :: LES ARCHIVES :: BACK TO THE PAST :: Terres Libres & Etoiles-