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 « La violence est injuste d'où qu'elle vienne. » [PV → Mélancolie du Merle]

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MessageSujet: « La violence est injuste d'où qu'elle vienne. » [PV → Mélancolie du Merle]   Sam 27 Sep - 14:00

Serre du Corbeau

La violence est injuste d'où qu'elle vienne
avec Mélancolie du Merle

Délicieuse douleur. Doux mal qui me hante. Sombre passé. Macabre futur. Lequel est le pire ? Lequel est le mieux ? Je ne saurais le dire. Je ne saurais répondre seul à cette question. J'en suis incapable, au même titre que tous les vivants le sont. Je ne suis pas un chat sain d'esprit. Je ne suis pas un gentil petit félin. Je ne suis pas un être doux doté d'une sensibilité hors normes. Qu'est-ce que je suis alors ? Je suis un chat. Je suis moi. Je suis un monstre. Je suis peut-être fou. Qui sait ? Je ne le sais pas moi-même et même si je le savais, qu'est-ce que je pourrais bien faire de ce futile détail ? Je suis déjà bien assez amoché par la vie. Elle ne m'a pas gâtée. Par conséquent, je ne gâterais pas celle des autres. Je ne les aiderais pas à trouver un but à leur misérable existence. Je ne le ferais pas tant que je n'aurais pas trouvé le sens, le but, de ma vie. Et qui sait, même si je le trouvais un jour, je n'aurais sûrement pas envie d'aider mon prochain. Je ne suis pas ce genre de félin. Je ne suis pas un bon soldat, un gentil pion obéissant aux doigts et à l'œil. Je suis ma propre voie, celle que j'ai tracé. La seule que je pense véritable et qui pourrait m'apporter quelque chose. M'apporter quoi ? Je ne le sais pas. Peut-être rien. Peut-être qu'au bout du sentier que je suis, peut-être, qu'il n'y a rien. Le vide. Le néant.

Mes yeux s'entrouvrirent. Autour de moi, le calme le plus complet. La nuit battait son plein et tous les félins jouissaient de leurs rêves médiocres, de joies, de pur bonheur et d'ambition suprême. Quelle belle vie ils pouvaient avoir. Quelle vie de moutons. Au fond, j'étais heureux d'être différent, de ne pas être semblable à tous ces vauriens se ressemblant les uns les autres. Rapidement, mes yeux clignèrent et s'accoutumèrent à l'obscurité ambiante de l'antre. Le seul faisceau de lumière parvenait pas l'entrée de la grotte, une lumière blafarde et lugubre, émanant très certainement de la lune. Rapidement, je me redressais et remis mon pelage noir corbeau en place. En moins de temps qu'il en faut pour le dire, c'est chose faite et je me dirigeais vers la sortie. Pourquoi ? Je ne le savais pas. Je n'allai tout de même pas attendre dans cette grotte dégoûtante, emplit d'idiots rêvant secrètement de prendre la place du Chef, jusqu'à ce qu'on m'incombe le droit de sortie. J'étais un félin libre. Je n'avais besoin du consentement de personne pour sortir ou pour faire ce que bon me semble. On avait beau cracher sur mon dos, sur mon caractère bien trempé, néanmoins, je n'en restais pas moins un très bon Guerrier pour mon Clan. Certes je n'étais pas dans les normes morales, mais ma force physique, faisant de moi un combattant hors pair, les empêchaient de se séparer de moi. Dans leurs rangs, j'étais plus un atout qu'un poids et c'est pour cela qu'il me gardait au sein de leur Clan. Moi ? Je n'en avais plus rien à faire. Vivre avec ou sans félin, peu m'importait, tant que j'avais ma dose de puissance quotidienne. En y réfléchissant bien, il y avait plus de victimes dans le Clan que je n'en trouverais dans la forêt en errant tel un solitaire. Je ne voulais pas d'une vie aussi misérable que ces félins. Je ne voulais pas me battre chaque jour pour avoir un morceau de terre ou une proie correcte. Au moins, au sein des Clans, les territoires étaient vastes et les frontières plutôt stables. De plus, on avait presque toujours de quoi se mettre sous la dent. Une vie de rêve, d'autant plus que la plupart des Guerriers suivaient aveuglément les règles imposées par le Code du Guerrier et que la plupart étaient faibles d'esprits et de corps et ne résistaient pas longtemps à ma provocation.  

Qu'est-ce que cela pouvait bien m'apporter de voir la rage luire dans leurs yeux ? Tout. Je pouvais lire la haine, la rage, parfois même la peur. C'était tellement drôle de voir toutes ces lueurs danser dans le regard des félins. Crains par la plupart de mes camarades, on me laissait volontiers la place que je demandais. Je n'avais pas la moindre peur d'enfreindre le Code du Guerrier. Je m'en fichais. Je n'avais pas besoin de règles. Je n'en avais pas. Mes règles, si elles existaient, c'était moi qui les fixais et nulle autre personne ou chose. J'avais beau croire en nos ancêtres, cela s'amenuisait de jour en jour. Pourquoi est-ce que je perdais la foi ? Étant donné que les histoires pour chatons commençaient à me taper sur le système. Ces histoires selon lesquelles, le Clan des Étoiles rendraient visite à ceux en ayant le plus besoin, pour les aider. Ces histoires comme quoi, les aïeuls protégeaient les vivants. Tout cela n'était que foutaise. Du moins, c'est l'idée qui sinisait peu à peu dans mon esprit. On n'avait jamais envoyé personne pour me parler. Seule chose que je recevais, c'était ces abominables cauchemars, répétant sans cesse la même scène qui avait bousillée ma vie. Voilà donc le cadeau qu'ils m'offraient ? Alors, à quoi bon croire en eux. Je pouvais bien croire que quelqu'un tirait les ficelles de là-haut, ça j'en étais certains. Mais à savoir s'il était bon ou mauvais, un ou plusieurs. Et s'il voulait le bien ou le mal pour ces pantins. À croire que j'étais la marionnette martyr, celle où l'on passait sa colère dessus, celle qu'on amochait une fois pris par la rage. Celle qu'on ne pouvait s'empêcher de jouer les mauvais rôles, les plus douloureux, les plus macabres. Celle qu'on garde pour je ne sais quoi parce que s'en débarrassé reviendrait à perdre une chance de faire passer sa douleur, sa colère, dans les mauvais moments. Celle qu'on se rechigne à garder parce qu'elle nous inspire pitié ou rage.
© Codage par Waize pour sa Patoune ♥


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